Première condamnation à Lille pour une location illégale d’Airbnb : un propriétaire devra verser 33 000 euros d’amende et 2 000 euros de frais de justice. La Ville, qui intensifie ses contrôles, se réjouit de cette décision.
La Ville de Lille se félicite de cette décision de justice – une première sur son territoire. Ce 21 octobre 2025, un propriétaire a été condamné à une amende de 33 000 euros au bénéfice de la municipalité et au remboursement de ses frais de justice pour un montant de 2 000 euros. L’homme louait son logement sur Airbnb, sans en avoir l’autorisation.
Le logement était « abusivement loué sur des plateformes de meublés de tourisme« , précise la mairie. Depuis 2019, la location pour une courte durée d’un logement, hors résidence principale, est soumise à une « autorisation de changement d’usage » sur le territoire de la Ville de Lille. Or, cette démarche nécessite le dépôt d’un dossier en mairie.
Surtout, depuis le 1er avril 2024, ce changement doit être compensé par la création d’un logement équivalent. Objectif : « réguler les meublés de tourisme qui aggravent la pénurie de logements« , souligne la Ville. Le propriétaire condamné n’avait pas obtenu l’autorisation pour changer l’usage d’habitation de son logement.
Concernant la location d’une résidence principale, pas besoin de faire un changement d’usage. Toutefois, le bien doit être loué maximum 120 jours par an et être enregistré sur la plateforme de la mairie.
Les propriétaires risquent gros en cas de manquements : l’amende maximale prévue s’élève à 100 000 euros par logement illégalement loué comme meublé de tourisme, une somme qui bénéficie entièrement à la commune.
« À Lille en 2024, plus de 2 500 logements ont été loués comme meublés de tourisme au moins une fois sur les différentes plateformes de mise en location« , indique la Ville. Celle-ci mène des contrôles réguliers sur les logements mis en location sur les différentes plateformes.
« Au cours de la dernière année, près de 600 adresses ont fait l’objet de vérifications« , nous indique-t-on. Plus de 200 contrôles ont été réalisés. Ceux-ci « ont donné lieu à la visite d’une soixantaine de logements par les agents de la Ville« . En cas d’infraction, la Ville de Lille saisit systématiquement la justice.