Alors que le marché immobilier parisien est particulièrement tendu, le nombre de logements inoccupés ne cesse d’augmenter dans la capitale. Le sénateur PCF de Paris, Ian Brossat, va déposer une proposition de loi pour tenter d’inverser le phénomène.
La nuit est tombée sur Paris. À deux pas des Champs-Élysées, quelques fenêtres s’allument sur les façades des immeubles haussmanniens de la rue François 1er, laissant deviner des intérieurs cossus. Mais beaucoup restent désespérément plongés dans le noir. Dans cet arrondissement chic de la capitale, 36 % des logements sont « inoccupés » selon une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur). « Depuis la crise du Covid, on a 1 200 logements vides supplémentaires, se désole Jeanne d’Hauteserre, la maire LR du VIIIe arrondissement. C’est un problème majeur : on perd des habitants, la vie de quartier et des commerces de proximité. »
Ce constat dépasse largement les frontières du VIIIe. Sur le 1,4 million de logements que compte la capitale, plus de 260 000 sont considérés comme « inoccupés ». Un terme qui regroupe aussi bien les logements vacants, identifiés comme vides lors des recensements, que les résidences secondaires. Résultat, près d’un logement sur cinq à Paris n’est pas une résidence principale. En France, seule la ville de Nice (28 %) fait pire.
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