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Le mouvement qui avait connu un frémissement en fin d’année dernière, est confirmé. Le marché a quasiment retrouvé le dynamisme de sortie de Covid, en raison, notamment, de la baisse des prix des biens
Après trois années (2022, 2023 et 2024) où le marché de l’immobilier a été atone sur le secteur de Saint-André-de-Cubzac, avec un léger rebond en fin d’année, les professionnels semblent voir une éclaircie en cette année 2025. « L’immobilier repart, il y a un regain sur le secteur. Et pas seulement sur Saint-André mais aussi sur les 19 autres communes du secteur, et notamment les proches comme Saint-Laurent-d’Arces ou Cubzac-les-Ponts », confirme Chrystelle Thillet-Capou, gérante de l’agence Century 21.
Un phénomène qui est dû à plusieurs facteurs, selon la jeune femme, « des taux de prêts qui sont redevenus plus cohérents. Selon les dossiers et les banques, chaque cas est particulier, on est autour de 3 % et ça peut aller jusqu’à 2, 8 %. Et, on est revenu à une stabilité du prix des biens ». D’un côté, les vendeurs sont venus resolliciter les agences, « avec des projets qu’ils avaient jusque-là mis de côté », tout en baissant leurs prétentions sur la valeur de leurs maisons, « ils nous ont enfin écoutés, auparavant les prix étaient trop élevés. Nous sommes devenus plus exigeants par rapport à cela, il ne s’agit pas pour nous d’avoir des mandats pour avoir des mandats. De fait, les prix ont perdu environ 15 % par rapport à 2022 », indique Chrystelle Thillet-Capou
D’autre part, les acheteurs potentiels, profitant de cette double aubaine, ont, eux aussi, refranchi les portes des agences ; le territoire, porte d’entrée vers la Métropole, étant toujours très recherché. « On observe, par exemple, le retour des primo accédants, d’autant que le prêt à taux zéro, en direction des jeunes, pour des travaux de rénovation de bâtiment énergivores est de retour. » Du coup, « sans être euphorique, le marché est quasiment revenu au niveau de 2020 ».
Si la vente a repris des couleurs, la petite ombre au tableau concerne la location. Là, l’offre reste notoirement insuffisante par rapport à la demande. « On est toujours au même point. On est loin de pouvoir donner satisfaction à tout de monde », concède Chrystelle Thillet-Capou.
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