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Selon la dernière note de conjoncture des notaires de France, la reprise est bien là sur le marché immobilier. Les prix se stabilisent même s’ils continuent de baisser sur un an, notamment à Bordeaux
Après plus de trois années de repli, le marché immobilier ancien semble enfin sortir de l’ornière, selon la dernière note de conjoncture des notaires. En France, le volume des transactions a rebondi à 803 000 ventes sur douze mois à fin février 2025, retrouvant un niveau équivalent à celui du printemps 2024. Ce regain d’activité, bien que modeste, marque la fin d’une chute entamée en 2021, qui avait vu les ventes s’effondrer de plus de 35 %. Si la baisse annuelle reste présente (-3,6 %), elle s’atténue mois après mois, soutenue par une amélioration des conditions de crédit – le taux moyen est redescendu à 3,27 % en février – et une série de baisses de taux décidées par la Banque centrale européenne.
Côté prix, la tendance est également à la stabilisation. Sur l’ensemble de la France métropolitaine, les prix des logements anciens ont reculé de 2,1 % sur un an, mais restent globalement stables depuis deux trimestres. Les projections indiquent même une légère hausse de + 0,4 % à l’horizon de mai 2025.
En province, la baisse des prix est plus modérée (-1,7 %), et particulièrement contenue pour les appartements (-1,2 %). À Bordeaux, le repli est plus marqué : les maisons anciennes affichent un prix médian de 333 100 euros (-4,8 % sur un an), tandis que le prix au m² des appartements chute de 7,1 %, à 4 130 euros. À Bayonne, autre grande ville du Sud-Ouest, la cité basque enregistre également une baisse notable de 4,7 % sur les appartements anciens.
Dans le Sud-Ouest, cette baisse des prix pourrait représenter une opportunité pour les ménages primo-accédants, surtout dans un contexte où l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) vient renforcer l’accessibilité à la propriété.
Toutefois, la reprise reste fragile, freinée par des incertitudes macroéconomiques et par une tension persistante sur les coûts de construction. Si la dynamique actuelle venait à se confirmer au printemps, période cruciale pour le marché immobilier, Bordeaux et ses voisines pourraient retrouver un souffle nouveau, à condition que vendeurs et acheteurs s’accordent sur une réalité de marché enfin apaisée.
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