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Le président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers, Sylvain Grataloup, monte au créneau pour défendre les intérêts de ses adhérents qu’il dit menacés
L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) est composée aujourd’hui de 80 chambres locales et a environ 100 000 adhérents. L’objectif de cette association est d’accompagner ces derniers en leur proposant des conseils et différents services. L’UNPI exerce également un travail de lobbying auprès des collectivités et pouvoirs publics dans la défense des intérêts des propriétaires…
L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) est composée aujourd’hui de 80 chambres locales et a environ 100 000 adhérents. L’objectif de cette association est d’accompagner ces derniers en leur proposant des conseils et différents services. L’UNPI exerce également un travail de lobbying auprès des collectivités et pouvoirs publics dans la défense des intérêts des propriétaires immobiliers. Sylvain Grataloup a été élu à la présidence nationale de l’UNPI en septembre 2023. Avocat au barreau de Lyon, ce docteur en droit est également maître de conférences à l’Université Jean-Moulin Lyon 3. En séminaire à Royan, il a répondu à « Sud Ouest ».
Craignez-vous la proposition de loi visant à limiter la location des meublés de tourisme ?
Je rappelle que cette proposition de loi a pour objectif de restreindre la location du meublé touristique en considérant que c’est une niche fiscale et qu’elle porte atteinte à la location longue durée. En arrière-fond, c’est encore une attaque contre les propriétaires immobiliers. Elle a été présentée au Sénat où elle a cependant été amendée. Aujourd’hui, elle doit passer devant la commission mixte paritaire mais avec les législatives, on ne sait pas trop ce qu’il va en advenir. Sera-t-elle abandonnée ou remodifiée ?
Pourquoi, selon vous, les propriétaires sont-ils ciblés ?
En raison de cette image qu’ils ont de personnes privilégiées. Or, elle est complètement erronée. La plupart ont entre un et cinq logements. Ce ne sont pas des nantis. Ils constituent la classe moyenne de la France. Veut-on les déclasser ? On peut se le demander. Il faut savoir que neuf meublés touristiques sur dix sont des résidences principales. Ce sont des propriétaires occupants qui louent leur bien lorsqu’ils partent en vacances ou des résidents secondaires qui louent afin de payer leurs charges. Vouloir s’y attaquer ne résoudra pas le problème de la crise du logement. Ces habitants, une fois la location arrivée à terme, rentrent chez eux.
Vous parlez de matraquage fiscal, pourquoi ?
Les propriétaires immobiliers doivent faire face, aujourd’hui, à l’explosion de la taxe foncière en raison de la disparition de la taxe d’habitation sur les résidences principales et à la hausse de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Bref, on est de plus en plus taxé. Ça va faire très mal en 2024. Je rappelle quand même que la taxe foncière a augmenté en moyenne, sur le territoire, de 30 % depuis dix ans.
Que demandez-vous ?
Cette taxe foncière sert à financer des équipements collectifs et des services publics. En profitent les propriétaires mais aussi les locataires. L’idée serait d’avoir une répartition de cette taxe entre les deux. On pourrait aussi imaginer de baisser cette taxe, voire de l’exonérer, pour les propriétaires vertueux qui se sont mis à la rénovation énergétique. Notre combat est de faire en sorte que le propriétaire ne soit pas la seule catégorie sociale à laquelle on demande des efforts. Il faut retrouver un équilibre. On se bat aussi sur l’encadrement des loyers issu de la loi Alur avec des choses qui ne vont pas.
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