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Nîmes est le premier marché immobilier du département du Gard, devant Le Grau-du-Roi et Alès. Malgré une baisse ces deux dernières années de l’activité, il reprend quelque peu des couleurs.
La demande est là, mais les offres manquent. Voilà en quelque sorte l’état du marché nîmois de l’immobilier, résumé par Romain Tissot, président départemental de la Fnaim 30, qui regroupe la majorité des agences immobilières du département.
Le marché nîmois présente incontestablement des atouts. « C’est un marché attractif sur les populations extérieures, comme l’est Montpellier, soutient Romain Tissot. Il est très bien placé en termes de prix, au regard de ce que l’on observe ailleurs dans la région. Il présente également une situation géographique intéressante, proche des grandes villes comme Montpellier bien sûr, Marseille, Avignon ». Surtout, Nîmes cible, non sans une certaine réussite ces dernières années, une clientèle qui travaille à Montpellier et qui préfère résider sur la capitale du Gard face aux niveaux de prix prohibitifs sur la capitale de l’Hérault. « C’est un levier très intéressant qui n’est pas encore très entendu, les gens n’ont pas encore suffisamment le réflexe », regrette le président de la Fnaim 30.
Le contexte de la location immobilière est marqué par une insuffisance de l’offre. « C’est un marché porteur, mais on est en manque d’offres alors qu’il y a une très grosse demande ». Cette dernière est notamment portée par une population étudiante « au nombre de 15 000, ce qui représente 10 % de la population ».
Même les investisseurs sont là, à en croire Romain Tissot. « On a de la demande car le marché est attractif en termes de prix, dont en termes de rentabilité ».
« C’est un marché dynamique, confirme Fabien Loutzec, directeur de l’agence Laforêt Nîmes Jaurès. Il y a de la demande, avec le retour des investisseurs et des primo-accédants ». Après deux dernières années tendues, le marché « retrouve une certaine normalité ». « Nîmes leur offre aujourd’hui une meilleure rentabilité comparée à Montpellier ». Sauf que les gens sont devenus « exigeants ». « Avant, ils achetaient sans regarder, il y avait énormément de demandes, les gens étaient déconnectés, ajoute-t-il. Maintenant, ils sont exigeants sur le produit et sur le prix ». Et « depuis la rentrée de septembre, on observe une baisse de la demande mais une hausse de la qualité de la demande. Les gens ne cherchent pas seulement à trouver un logement, ils ont un vrai projet de vie ».
Me Pierre Devine est notaire à Roquemaure. Il est le porte-parole de la Chambre des notaires du Gard pour les données statistiques issues des transactions immobilières enregistrées sur le département par les études notariales. Ce qui lui donne une certaine capacité d’analyse du marché nîmois. "Nîmes est, avec le Grau-du-Roi et Aigues-Mortes, l’un des trois pôles immobiliers les plus dynamiques du département", explique-t-il. C’est la ville où "il y a eu le plus de transactions immobilières, tous biens confondus", selon les données couvrant la période du 1er août 2024 au 31 juillet 2025. On a dénombré 1 407 actes notariaux enregistrés. Ce qui marche surtout le marché nîmois, c’est le quasi-effondrement du neuf. "Le télétravail avait beaucoup développé ce marché sur Nîmes, analyse Me Devine. Mais les choses ont changé, les villes n’ont plus le vent en poupe". Du fait de la hausse des prix, "les gens se tournent de plus en plus aujourd’hui vers les communes situées autour de Nîmes". D’autant que ces petites communes périphériques proposent également "une certaine qualité de vie".
Au 31 juillet dernier, Nîmes a été la ville du département où l’on a enregistré le plus fort volume de transactions immobilières. « On a enregistré 1 407 actes, précise Me Pierre Devine, notaire à Roquemaure. La ville a gardé toute une agglomération accessible aux candidats à la propriété avec une qualité de vie acceptable ».
Selon la Fédération régionale des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée (FPI OM), l’offre commerciale s’élevait à 224 appartements neufs au premier semestre. Un signe encourageant puisque sur la seule année 2024, elle était de 249. Mais on est loin des 609 de 2022. « La construction neuve s’est effondrée complètement, comme partout ailleurs en France », relativise cependant Me Pierre Devine. « Il n’y a plus de carotte fiscale car le neuf a toujours été plus cher que l’ancien », ajoute-t-il. Et ce n’est pas faute de projets potentiels. « Les promoteurs disposent de permis de construire, mais ils ont mis leurs projets en attente, ne les sortent pas ».
C’est le constat fait par Romain Tissot, le président de la Fnaim 30. « Les vendeurs nous entendent, explique-t-il, ils baissent leurs prix sur un prix de marché normal ». La baisse se situe autour de 5 % sur les deux dernières années, selon la Fnaim 30. « Mais il y a encore un besoin d’aligner les prix par une baisse qui doit se situer entre 2 % et 5 % pour coller au pouvoir d’achat local ». « La seule vraie baisse, c’est pour les biens qui n’apportent pas de la qualité avec notamment des travaux à réaliser une fois l’achat effectué ou encore avec un DPE (diagnostic de performance énergétique, NDLR) défavorable », nuance Fabien Loutzec. La réalité vient des actes de transactions immobilières enregistrés dans les études notariales.

Panorama du marché immobilier de Nîmes.

« Les prix sont restés stables, note Me Pierre Devine. Il n’y a pas eu de bulle immobilière ». Selon les actes notariaux enregistrés, le prix médian d’un appartement ancien sur Nîmes varie selon les quartiers. Il affiche ainsi 2 620 euros du m² à Garrigues (en baisse de 10,2 %), 2 640 euros aux Espesses, 2 140 euros à Carémeau (+ 16,7 %) ou encore 1 220 euros du côté de Grézan (-10 %). Dans le neuf, le prix du m² est de 3 940 euros, en baisse de près de 5 %. Enfin, côté maisons anciennes, aux 3 Ponts, on est à 331 700 euros pour une surface habitable de 129 m².
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Sur Aigues Mortes des collectifs s'opposent aux projets qui permettraient aux nouvelles générations, qui en ont la possibilité, de construire….Manque de logement pour tous…..Les prix de l 'immobilier à la vente et location flambent…..
Impôts, taxes, DPE collectif, individuel, gros travaux à prévoir, l'investissement locatif ne vaut plus rien.
DPE C passé en E, rien que ça pour moi.
Je ne loue plus, trop de problèmes avec les locataires.
Je ne dois pas être le seul.
Pour que ce soit rentable, il faudrait doubler les prix des locations. Impossible pour les locataires qui payent déjà trop cher.
A nos décideurs de trouver une solution, peut-être arrêter de se gaver et de distribuer l'argent…
Je vous invite à regarder la vidéo de Micode intitulée comment corrompre un fonctionnaire, c'est une vidéo pédagogique sur le fonctionnement de l'économie française, vous y apprendrez nottament comment obtenir un logement social immédiatement (spoiler c'est 4 500 EUR).

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