Entre 2020 et 2026, le marché immobilier a changé de visage. Porté par des taux historiquement bas avant de subir leur remontée brutale, il a fait fondre le pouvoir d’achat des ménages. Résultat : les Français ont perdu en moyenne 11 m² à l’achat, selon une étude SeLoger.
C’est l’effet ciseau des taux et des prix. Entre les municipales de 2020 et celles de 2026, les prix immobiliers ont progressé de + 14,4 % en moyenne, avec un pic entre 2020 et 2023 (+ 16,7 %), avant un léger reflux depuis 2023 (-1,9 %). Mais la remontée rapide des taux d’intérêt a surtout amputé la capacité d’emprunt des ménages : malgré des revenus en hausse de + 22 %, ils ont perdu en moyenne 11 m², soit plus d’une pièce.
Conséquence directe : une partie des candidats à l’achat s’est reportée vers la location. Les loyers, relativement modérés entre 2020 et 2023 (+ 5,8 %), accélèrent depuis 2023 (+ 8,1 %). La pression se déplace et les tensions s’accentuent localement, redessinant les équilibres du marché.
Les situations restent toutefois contrastées selon les territoires. Paris et Lyon gagnent respectivement + 2 m² et + 3 m² de pouvoir d’achat immobilier, quand Quimper et Le Mans enregistrent les plus fortes pertes (-41 m²). Côté location, Lyon et Bordeaux voient leur pouvoir locatif progresser d’environ + 10 m², tandis que Quimper recule légèrement. Une photographie saisissante d’un marché transformé en six ans.
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