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Par Kévin Storme / Le Mensuel de Rennes
En 8 ans, les prix des maisons à Rennes et ses alentours ont augmenté, allant même jusqu’à 64,7 % de hausse pour une maison ancienne à Saint-Jacques-de-la-Lande. Comment inverser cette tendance inflationniste ?
Près de 65 % d’augmentation des prix des maisons anciennes à Saint-Jacques-de-la-Lande, 63 % à Laillé, 58 % à Bruz… En huit ans, la métropole rennaise a connu l’une des plus fortes flambées des prix de l’immobilier dans l’Hexagone. À titre de comparaison, sur l’ensemble de la France, les prix de l’ensemble des biens immobiliers n’ont bondi « que » de 22 % entre 2010 et 2020 selon l’Insee.
La raison de cette spirale inflationniste ? Une offre largement insuffisante par rapport à la demande. Et le phénomène perdure. Entre fin 2021 et fin 2022, les prix ont continué de grimper malgré une tendance nationale au tassement. +8,3 % dans la ville-centre, +7,8 % en première couronne et + 7,7 % en deuxième couronne. Désormais, il faut s’éloigner à plus de 30 km de la ville-centre pour trouver une maison de taille moyenne à 200 000 €.
La tendance peut-elle s’infléchir, alors que l’aire urbaine devrait accueillir 100 000 habitants supplémentaires à l’horizon 2040 et qu’il va devenir encore plus difficile de trouver du foncier, dans un contexte de zéro artificialisation nette à 2050 ? La hausse des taux de crédit pourrait changer la donne.
Côté politique publique, le futur Programme de l’habitat ambitionne de construire 5 000 logements par an, dont une large part en accession sociale et aidée. Sa nouvelle arme : dissocier le foncier du bâti dans ses opérations et arrêter de vendre des terrains publics. Une manière de réguler, dans une certaine mesure, la main invisible d’un marché qui représente environ 25 000 transactions annuelles sur l’ensemble de l’Ille-et-Vilaine.
Immobilier : où les maisons coûtent-elles le plus cher autour de Rennes ?
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