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Les Montpelliérains ont longtemps profité de son "hospitalité", et souvent "foncé" aux urgences pédiatriques ! La clinique Saint-Jean, démolie et déplacée à Saint-Jean-de-Védas en 2020, a laissé place au Domaine Saint-Jean. Dans un espace boisé classé et exceptionnel, se côtoient locataires sociaux et copropriétaires. Bouygues Immobilier l’a inauguré ce mardi, en grande pompe.
Les habitants du quartier et au-delà ont longtemps profité de son « hospitalité », et souvent « foncé » aux urgences pédiatriques « tellement pratiques en centre-ville », se remémore un résident du quartier Boutonnet, attiré par les barnums de réception mis en place par Bouygues Immobilier pour l’inauguration du tout nouveau Domaine Saint-Jean.
Depuis la démolition de la clinique en 2020 (lire ci-dessous), trois ans de travaux ont été nécessaires pour laisser place à une résidence de 113 logements, dont 34 sociaux en PSL (prêt social locatif) ou logements intermédiaires gérés par Altémed ACM, et 79 en accession, commercialisés par Bouygues Immobilier.
Le tout réparti en un bâtiment principal sur 5 étages, 3 maisons domaniales avec jardin privatif réhabilitées avec l’architecte des bâtiments de France, et quatre autres ayant accueilli les bureaux de la clinique. « Celles-ci sont rénovées par les acquéreurs », indique Adrien Maire, chargé de la commercialisation. « On y a pris beaucoup de plaisir. L’argument était l’environnement et le savoir-faire « bon père de famille » de Bouygues, sans bling-bling ».
On n’y séjourne plus, désormais on y réside, et on fier d’en être, plutôt quadra ou quinqua, parfois, ancien médecin de la clinique. Pas de luxe exubérant, de piscine ou de salle de fitness au sommet, mais l’extrême discrétion d’un haut standing littéralement « drapé » de béton blanc, avec ce qui apparaît comme une œuvre d’art dans chacun des halls.
En réalité une splendide « fine tranche de pierre d’Amérique du Sud rétroéclairée de 3 mètres sur 2 », imaginée par Anaïs, du cabinet d’architecture. Ou comment économiser « 50 000 € en œuvre d’art originale ».

Tout autour, des jardins paillés avec des copeaux de bois et une végétation en floraison savamment domptée, dans un bois classé de 2000 m², sous des tonnelles, entre des passerelles en bois… « Réinvestir l’urbain, cela passe par une amélioration de la qualité de vie de l’existant », rappelle Michaël Delafosse qui a dû par le passé, calmer les inquiétudes des riverains.
La clinique, c’était entre 1956 précisément (lire ci-dessous) et le 20 août 2020, date à laquelle le tout dernier patient est transféré sur le nouveau site dédié à Saint-Jean-de-Védas.

Hasard ou coïncidence, ou comble de la malchance, il s’agit d’un homme blessé après une chute à vélo, et qui n’est autre que Philippe Bonon, un des fondateurs associés du cabinet A + architecture qui inaugure ainsi l’établissement de santé qu’il a co-conçu : en ambulance et la tête déjà bien pleine du nouveau projet qui pointe au 36 avenue Bouisson Bertrand.
On n’y pratiquera plus les points de suture, mais la « de grande couture », explique l’architecte qui qualifie ce projet « comme l’un des plus intéressants et complexes de sa carrière », malgré les embûches « des recours, du Covid ou de la hausse du prix des matériaux ».
Poussés par des motivations hédonistes, les copropriétaires parlent « d’achat plaisir », d’innovation architecturale, et bien sûr « d’investissement patrimonial ». « Les investisseurs représentent 20 % de la copropriété », indique Sébastien Robert, directeur régional de Bouygues Immobilier qui a financé un projet « d’environ 15 M€ ».
Un plaisir qui affole rapidement les calculettes, « en moyenne 6 500 € le mètre carré ». Les six rooftops de 100 à 145 m² se sont envolés en l’espace de quelques semaines, à raison de 10 000 € le mètre carré. « Je n’ai jamais vendu aussi rapidement », souligne Adrien Maire. Un appartement de type F4 s’offre à plus de 2 000 € à la location.
Du côté des propriétaires, on voit le verre encore à moitié plein ! On a pu emménager en décembre, « sans eau chaude », on se dit parfois « usé » par les travaux qui perdurent, « déçu » par le local à vélo « minuscule » et le sous-sol inondé par une nappe phréatique capricieuse.
On aurait préféré « arriver plus tard », souffle l’un d’entre eux qui voit d’un œil soucieux, l’arrivée des 34 locataires sociaux, « mais on est ouverts ! ». « C’est inscrit dans la loi SRU depuis 2000 », rappellera Michaël Delafosse. À performances techniques et énergétiques identiques, appartement social ou non, qui aurait parié il y a une vingtaine d’années sur une telle mixité au cœur d’un immobilier de luxe ?
Du côté des locataires, « j’apprécie la beauté, le calme et surtout le quartier qui a toujours été très vivant, très populaire », se réjouit cette retraitée de 80 ans, ex-enseignante, un peu vexée d’inquiéter ses voisins. « On apprendra à se connaître », promet une autre.
Seul le portail en fer forgé subsiste, un ancien puits et une stèle où la devise du Docteur Ginestié est gravée dans la pierre : « Ne jamais dépendre, toujours comprendre ». De quoi méditer sous la tonnelle…
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Ça deviendra comme le secteur des Sabines, un cloaque….mal fréquenté.
La mixité sociale, une utopie de politiciens pour se donner bonne conscience.
Le Maire soigne ses riches électeurs.
Qu'est ce qu'il est heureux Hidalgito dès qu'il peut poser devant un tas de béton avec un ami promoteur…