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Soleil, mer et palmiers. Depuis quelques années les Français plébiscitent les achats immobiliers au Maroc. Mais n’y fait-on que de bonnes affaires ? A l’occasion de la septième édition du Salon de l’immobilier marocain, voici quelques conseils pour éviter les pièges et réaliser un investissement avisé.
Villa avec piscine, palmeraie, plage,
les mots font rêver, et s’offrir un petit coin de paradis à seulement quelques heures d’avion au tarif low cost qui plus est – séduit de plus en plus. Selon les données du ministère des Affaires étrangères 38.800 Français dont 46% de binationaux – sont ainsi établies de façon permanente au Maroc, et 40.000 autres y résident plusieurs mois par an.
Une aubaine pour les promoteurs. Des programmes immobiliers, destinés à cette clientèle fleurissent un peu partout dans tout le pays. L’argumentaire soleil, coût de la vie réduit, activités sportives- est tentant. Pourtant, investisseurs ou jeunes retraités désireux d’en profiter doivent rester vigilants.
«Le Maroc est souvent présenté comme le nouvel eldorado, l’endroit où il est intéressant d’investir. Or c’est surtout une destination à la mode. Et comme avec toutes les modes il faut être prudent», met en garde Olivier Collin du cabinet de gestion de patrimoine Perspectives.
Car qui dit lieu «tendance», dit excès de prix. «Il faut être conscient que chaque bien a deux prix. Celui auquel les locaux seraient prêts à l’acheter, et celui proposé aux européens qui peut être jusqu’à huit fois plus élevé, surtout dans les villes les plus recherchées comme Marrakech», affirme Olivier Collin. Une nuance qu’il est d’autant plus important de saisir que le marché est encore jeune. «Nous sommes encore sur un marché de primo accédants. Nous n’avons pas encore de visibilité pour estimer à combien ces appartements ou maisons pourront être revendues. Il est donc impossible de vérifier si le prix de vente initial n’est pas trop élevé pour que l’acquéreur puisse ensuite revendre son bien, sans perdre d’argent», explique-t-il.
Autre point sur lequel il faut être attentif: la qualité de construction. Beaucoup de projets pharaoniques sont vendus sur plan, et la magnifique villa sur pilotis avec piscine et lac artificiel vendue près d’un million d’euros peut finalement se révéler de médiocre facture. D’où la nécessité de se rendre sur place. Le voyage sera aussi l’occasion de constater que le programme n’est pas implanté au milieu de nulle part. «Il faut choisir un endroit qui a du sens économiquement. Certaines brochures mettent en avant la proximité de la mer, ou d’un golf, mais une fois sur place, les acheteurs constatent qu’ils sont à trois heures de route d’une grande ville», explique Olivier Collin. «Une simple question de bon sens, ajoute-t-il, il ne me viendrait pas à l’idée de proposer à mes clients d’investir en troisième couronne de Toulouse!»
Ces mauvais exemples mis à part, le Maroc offre également de bonnes opportunités car l’immobilier y reste globalement peu cher par rapport à la France. Des produits haut de gamme et des biens d’exceptions comme les villas sur la corniche de Casablanca vendues aux alentours de 700.000 euros sont de bons investissements. Si Olivier Collin déconseille de s’intéresser aux programmes locatifs soutenus par l’Etat, «des ensembles de 500 à 600 logements bâtis sur le front de mer » à des tarifs assez bas, il estime intéressant en revanche ceux développés pour accueillir les retraités, des appartements vendus entre 100.000 et 150.000 euros. «Sur ce type de bien, on a plus de chance de payer le juste prix car ils intéressent également les Marocains. Il s’exerce de fait une sorte de contrôle interne sur les prix », explique-t-il. Quant à sauter le pas pour s’installer définitivement au Maroc et y passer sa retraite, mieux vaut éviter de fantasmer sur le coût de la vie. «C’est un paramètre qui ne doit pas être déterminant dans le choix, car l’écart avec la France est de moins en moins marqué. Les prix à Marrakech sont aujourd’hui quasiment européens».
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Investir au Maroc : vigilance de mise
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