Labellisé BiodiverCity, le projet de la résidence Lykke Lodge (180 logements) s'inscrit sur une parcelle de 3 hectares dominant la vallée du Cens à Nantes.
© Réalités
Parmi les « 60 chantiers ouverts et non touchés par la procédure » de redressement judiciaire sous laquelle a été placé le 5 février le promoteur Réalités figure le site de l'ancienne école d’architecture de Nantes qui domine la vallée du Cens, une friche depuis 2011 et la démolition des bâtiments. Lancés en juin 2024 avec pour date de livraison annoncée début 2027, les travaux sont en fait arrêtés depuis la fin de l'été. Seul, le terrassement est achevé. Ce programme baptisé Lykke Lodge illustre les difficultés dans lesquelles se débat le promoteur depuis plus de deux ans.
 
A l'origine, il prévoyait 168 logements dont 67 sont pré-vendus en 2022 à Nantes métropole habitat (NMH), le groupe se chargeant de la commercialisation de la partie restante. Mais les mois passent et l'opération se présente moins facile et rentable que prévu : l'équilibre économique du projet s'avère déjà difficile en raison du coût d'acquisition du foncier. Suite à un appel d'offres de l'Etat, propriétaire vendeur, Réalités a réussi à l'acquérir mais en cassant sa tirelire : plusieurs sources font état d'un chèque d'au moins 12 M€.
 
La survenance de la crise immobilière rend l'équation financière quasi impossible. Le constructeur obtient alors de Nantes métropole l'autorisation de réaliser 12 logements supplémentaires portant leur nombre à 180 : NMH en achète 66 en Vefa, 44 logements locatifs sociaux (avec 20 stationnements) et 22 locatifs abordables (avec stationnements). Les 114 restants sont acquis CDC habitat, appelé à l'aide par nombre de promoteurs dans l'Hexagone.
 
Pour l'office HLM, l'investissement représente un budget global de 9,15 M€ TTC, soit un prix moyen hors taxes du m2 de 2 533 euros pour les logements locatifs sociaux (avec stationnement) et de 950 euros pour les 22 autres en usufruit locatif social. A ce stade, Nantes métropole habitat indique avoir versé 2,1 M€ TTC et attendre l'issue de la procédure judiciaire. Trois solutions possibles attendent ce dossier : soit Réalités pourra reprendre le chantier, soit un autre promoteur le remplacera avec les mêmes plans, soit les caisses de garantie devront intervenir. Nantes métropole habitat précise n'avoir aucun autre programme avec Réalités.
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