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Gérard Mézou est depuis deux ans président de la Fédération régionale de la Fnaim, administrateur fédéral et membre du bureau exécutif national. Cet ex-président varois, fort d’une trentaine d’années de professionnalisme, dont plus de vingt ans à la tête des Agences Boyer de Bandol, est une personnalité de l’immobilier régional. Sa vision et sa parole font même référence dans son domaine.
Olivier Réal , le

O. Réal – Gérard Mézou
TPBM : Gérard Mézou, présentez-vous rapidement. Quel est votre parcours ?
Gérard Mézou : Natif de Toulon, originaire du Mourillon, après des études en gestion d’entreprise j’ai fait le choix délibéré de rester et de travailler dans ma région. J’ai intégré au début des années 80 un cabinet de gestion immobilière au sein duquel j’ai veillé jusqu’à 25.000 logements. Puis, une dizaine d’années plus tard, après le rachat du syndic de copropriété par un grand groupe national, une divergence dans la conduite des affaires a nécessité mon départ moyennant une indemnité conséquente me permettant d’investir dans le rachat des Agences Boyer, mi-93. Une véritable opportunité dans mon parcours. Conservant un bureau à l’ancien dirigeant qui n’en demandait pas plus pour être heureux, essayant de bonifier sa maîtrise en transactions alliée à mon expérience en gestion et syndic, je me suis attaché à conforter et développer cette structure. Nous avons ainsi progressé de 3 à 19 personnes, et de 137.000 euros à 2,1 millions d’euros de chiffre d’affaires, tout en achetant nos murs sur plusieurs étages au cœur de Bandol.
Fort de votre déjà longue expérience, quel est votre regard sur l’évolution de la profession ?

Elle a évolué dans un cadre juridique contraint, ce qui n’a pas été un mal, mais point trop n’en faut. Auparavant, la loi était soit inexistante, soit laxiste, et les méthodes de travail très variées, du meilleur au pire ! Aujourd’hui, il n’y a plus la place pour le pire, ce qui est une bonne évolution, la qualité de services est devenue un vrai élément de différenciation. Cela étant, maintenant que l’on est passé de l’opacité à la transparence, nous avons collectivement le sentiment qu’un seuil a été atteint, au-delà duquel nous courrons le risque de l’effet inverse. L’excès n’est jamais bon, trop de transparence peut tuer la transparence pour reprendre une formule célèbre sur les impôts. Même si tout reste perfectible, c’est une évidence, la tendance récente a trop compliqué le marché, à l’image de la loi Alur [loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové, ndlr] qui n’apporte pas grand chose aux consommateurs, augmente nos coûts de gestion, donc ceux des charges répercutées d’une façon ou d’une autre et potentiellement sur l’emploi, mis en péril.

Quel est votre sentiment sur l’état actuel de ce marché immobilier après plusieurs années de crise ?
Nous ressentons un frémissement. L’état d’esprit commence à changer. Ce n’est pas dans les statistiques, c’est du ressenti. Il y a une baisse des prix depuis 3 ans sans pour autant d’effondrement, alors que parallèlement, le volume de transactions s’est, lui, effondré. C’est un problème de moral, de confiance. Si la population retrouve le goût et les moyens d’avoir des projets, alors les transactions reprendront. Nous sommes actuellement au point le plus bas, autour des 600.000 transactions par an en France, c’est-à-dire un niveau incompressible issu des flux récurrents que sont les changements de vie, les mariages, les décès, les successions, les naissances, les mutations professionnelles… Tous les ans, ces données produisent ce volume minimum. Les bonnes années, comme 2007 ou 2011 plus récemment, les 780.000 à 800.000 transactions enregistrées profitent au marché immobilier, bien entendu, mais aussi à l’économie dans son ensemble, y compris en recettes pour les collectivités territoriales. Il ne faut pas grand-chose pour que l’économie reparte, mais pas grand-chose non plus pour dégrader le marché.

Comment la situation peut-elle s’améliorer durablement ?
Par la restauration de la confiance. Elle fait défaut quand l’Etat revient trop souvent sur ses engagements, surtout avec un immense décalage entre l’effet d’annonce, le cadre d’application et la mise en œuvre. Sur la loi Alur – on y revient -, seuls deux décrets sont parus, sur le contrat de syndic et les honoraires de location plafonnés. Tout le reste est en attente. C’est invraisemblable. Certaines dispositions s’appliquent, d’autres pas. Comment faisons-nous pour travailler, avancer, se projeter, faire notre métier de chef d’entreprise qui nécessite aussi un minimum de vision ou de visibilité ? Pas de réponse. J’ai appris à faire avec, ou sans, à essayer de dépasser cette complexité, à rester prudent face aux bonnes annonces parfois totalement dénaturées quand elles ressortent du débat parlementaire, parce que non comprises ou traitées superficiellement. Etant au bureau exécutif de la Fnaim à Paris, j’ai aussi beaucoup observé et appris de tous ces rouages. Le résultat final n’est pas toujours logique, efficace ou dans l’intérêt général. Je le regrette car les besoins sont là, les solutions aussi, le marché attend…

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Gérard Mézou, dossier de la semaine par Olivier Réal, dans le numéro 1077 de TPBM (13/05/2015)
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