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Sous l'effet d'un été particulièrement chaud, les premières bennes de raisins blancs sont arrivées ce jeudi 6 août sur le site d'Eauze de la coopérative Auraia. Jamais les vendanges n'avaient commencé aussi tôt en Gascogne. Une précocité qui illustre l'évolution du climat, tout en laissant espérer un millésime de qualité.
Les premières bennes de raisins blancs sont arrivées dès 5 h 30 du matin, ce jeudi 6 août, sur le site d’Eauze de la coopérative Auraia.
De mémoire de viticulteur gersois, jamais les vendanges n’avaient débuté aussi tôt en Gascogne. Habituellement, elles commencent autour du 20 août. Cette année, elles ont été avancées de près de deux semaines sous l’effet d’un été particulièrement chaud.

« C’est la première fois qu’on vendange aussi tôt, confirme Frédéric Ben, directeur de production de la filière viticole de la cave coopérative Auraia. Sur les dernières années, on commençait plutôt entre le 20 et le 22 août. En 2020, nous avions débuté le 13 août, mais c’était à cause d’un épisode de grêle. Cette fois, c’est bien la chaleur qui explique cette avance. »
Le phénomène dépasse largement le vignoble gersois. « Toutes les cultures étaient en avance cette année. On le voit avec le maïs, avec les prairies qui ont séché beaucoup plus tôt. Il y a un décalage des saisons qui s’opère. »
Cette précocité était anticipée depuis plusieurs semaines. « Dès le débourrement, on savait qu’on avait une dizaine de jours d’avance sur l’an dernier », explique David Bolis, co-responsable du site. Début juillet, la coopérative envisageait déjà un lancement autour du 10 août, avant d’avancer encore l’échéance au fil des contrôles de maturité.
Cette avance surprend aussi les professionnels. Au volant de son tracteur, Fabien Espié vient de déposer une benne de raisins à la coopérative. S’il a arraché ses vignes pour des raisons économiques, il continue de travailler pour un vigneron du secteur. Pour lui, un début des vendanges le 6 août est inédit. « Le 6 août, c’est du jamais vu. En 2003, on avait commencé le 11 août. »
À ses yeux, les viticulteurs devront désormais adapter leurs pratiques. « Il va falloir s’y habituer », estime-t-il. Il observe le développement progressif de l’irrigation dans les vignobles, tout en soulignant les inquiétudes liées à la ressource. « Cette année, on a déjà vu pas mal de vignes irriguées. Mais le problème, c’est qu’il manque aussi beaucoup d’eau. »

Cette première journée reste toutefois modeste, avec 250 tonnes de raisins réceptionnées sur le site d’Eauze, alors que la coopérative est capable d’en traiter jusqu’à 800 par jour. « Les machines se mettent en route tout doucement pour ce premier jour », souligne David Bolis. Après onze mois d’arrêt, les installations redémarrent progressivement afin de s’assurer de leur bon fonctionnement, tandis qu’une partie des équipes est encore en congés.
Cette avance répond également à un impératif de qualité. Auraia produit essentiellement des vins blancs et quelques rosés, des vins particulièrement sensibles aux fortes chaleurs. « La chaleur dégrade les précurseurs aromatiques, détaille Frédéric Ben. Si on attend trop, les raisins perdent de l’acidité, gagnent en sucre et donnent des vins plus lourds. Nous voulons préserver leur fraîcheur. » La coopérative s’appuie sur des analyses de maturité réalisées deux fois par semaine afin de déterminer le moment optimal pour récolter chaque parcelle.
À lire aussi : REPORTAGE. Sous l’effet de la chaleur, les vignes gersoises filent vers des vendanges précoces en août
Les premiers résultats sont encourageants. « On ne s’attendait pas à voir des raisins aussi bien conservés après autant de chaleur », reconnaît David Bolis. Les viticulteurs ont notamment conservé davantage de feuillage autour des grappes afin de les protéger du soleil. « Tout le monde a appris de l’année dernière. Les vignes ont finalement beaucoup mieux supporté les fortes chaleurs. »
Les responsables restent toutefois prudents quant aux rendements, traditionnellement plus faibles lors des années chaudes. La campagne devrait se poursuivre jusqu’au début du mois de septembre, une période qui correspondait encore, il y a une dizaine d’années, au début des vendanges.
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Et dire que marinelepen et ses amis contestent encore la réalité du réchauffement climatique…
Ce n'est pas de l'aveuglement c'est de la bêtise ou pire : de l'électoralisme. Sacrifier la planète pour quelques bulletins de votes c'est criminel !!! Qu'on se le dise !
Il fait trop chaud, le vin sera trop alcoolisé pour être buvable dans les prochaines années non ?
La consommation de vin chute .on a autorisé de la distillation pour déstocker. Comment distinguer un arrosage pour sauver l année de celui pour augmenter le rendement ?
À l heure des choix maïs , céréales, prairie vignes qui sera prioritaire ?
Équations à multiples inconnues. Qui les résoudra ?