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La commémoration des 80 ans de la Libération de Nîmes a rassemblé près de 200 personnes, ce dimanche 25 août, à la Pyramide à Nîmes. Dans une ambiance grave.
Évidemment, l’arrestation, à Nîmes, de l’auteur présumé de l’attentat contre la synagogue de la Grande-Motte, dans le quartier de Pissevin, durant la nuit était dans tous les esprits, ce dimanche 25 août, à l’occasion des 80 ans de la libération de Nîmes.
Le discours, très fort, déclamé avec émotions, par Jean-Paul Boré, président délégué de l’Udac Gard a résonné de manière particulière sur la place de la Pyramide, en bas des allées Jean-Jaurés. Un texte écrit par les Corps Francs de la Libération, créés par le capitaine André Pommiès, qui refusant la défaite, a donné vie aux 17e et 18e divisions militaires dans le sud-ouest, le jour même de la dissolution de l’Armée, le 17 novembre 1942. « Ce texte a été écrit par leurs frères de lutte. Il leur est dédié et nous engage », débute Jean-Paul Boré. « Nous, résistants, fidèles à l’exemple de nos camarades tombés pour la Libération de l’Homme et l’honneur de la France, fidèles à l’esprit de la Résistance qui fut la révolte de la liberté contre l’asservissement de la personne humaine, résolus à défendre, partout et toujours, l’action de la résistance contre les lassitudes oublieuses et contre les intolérables audaces des évadés du déshonneur qui osent prétendre nous juger. (….) Soucieux de demeurer fraternellement unis sans distinction de parti ni d’opinion, hormis ceux qui veulent davantage aujourd’hui se servir de la résistance que de la servir (….) Nous résistants, nous jurons de n’oublier jamais nos martyrs et nos morts, et de n’accepter ni qu’ils soient accaparés par les uns, ni qu’ils soient insultés par les autres. […] »
» Nous jurons de concourir par l’exemple à rétablir la nation dans son intégrité morale et dans son unité afin, tous ensemble, de restaurer dans la plénitude de son rayonnement, notre patrie, gardienne des libertés, de la justice et de la civilisation ».
Des mots d’une terrifiante actualité qui ont précédé les incontournables dépôts de gerbes. Les femmes et hommes politiques de tous bords, les représentants des forces de l’ordre, le préfet les traits tirés se sont succédé face au monument sous les regards fixes et graves des militaires avant d’entonner avec force la Marseillaise, comme une prière commune à ne pas oublier les enseignements de ces heures sombres.
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Merci aux forces de l'ordre nationales pour leur travail et les risques pris et respect à Monsieur le Préfet pour la mission lourde à accomplir dans le Gard.
oui, bien malheureusement nous n'avons pas des acteurs de notre justice qui prônent les mêmes valeurs.