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Jusqu’alors à contre-courant de la tendance, le marché de l’immobilier sétois est rattrapé par la conjoncture. Après s’être tassé entre 2023 et 2024, il est devenu atone depuis l’été 2024. Et l’envolée des prix semble bel et bien finie.
Comme souvent, Sète avait fait bande à part. Quand le marché héraultais et national s’était retourné, il y a deux ans, Sète l’imperturbable avait vu son attractivité naturelle continuer à booster les ventes et les prix.
Eh bien la singularité a désormais pris fin, ici aussi ! Les chiffres dévoilés par la Chambre des notaires de l’Hérault sur la période juillet 2024 – juillet 2025 ne font plus exception pour l’Île singulière. Certes, le littoral héraultais et le Pays sétois concentrent toujours 30 % des ventes de l’Hérault. Certes, la cité de Brassens reste l’une des communes les plus dynamiques de l’Hérault et demeure attractive pour « nombre de seniors qui continuent à acheter comptant ».
Globalement, la période est compliquée
Mais désormais, on est loin de l’euphorie post-Covid. Et les prix, qui s’étaient envolés dans les quartiers les plus prisés de la ville avant – déjà – de se tasser l’an dernier, ont vraiment cessé d’y flamber. « Globalement, la période est compliquée pour l’immobilier, résume Me Françoise Cadène, pour les notaires de l’Hérault. Sète reste une ville attractive et atypique. Mais vouloir vendre sur les prix d’après-Covid, ça ne marche plus : c’est compliqué de trouver des acquéreurs. Et on a beaucoup de refus de prêts. »
Outre un nombre de transactions en berne, le prix des appartements anciens sur Sète se tasse. Hormis un anachronisme sur l’Îlot sud (quartier des 4-Ponts, + 12,5 %) qui gonfle artificiellement la hausse sur la ville (6,6 %), l’heure est plutôt à la stagnation (+ 1,2 % au centre-ville, – 1,2 % à la gare) ou même à la baisse (– 5,1 % au mont Saint-Clair, – 4,8 % aux Métairies, – 2,7 % au Lido).
Pour les maisons anciennes, c’est tout le Pays sétois qui enregistre un repli (lire ci-dessous). Mais à Sète, ça relève dans certains quartiers de la chute. Ainsi ce – 14,6 % enregistré aux Métairies !
Et pour les appartements neufs, sur un volume de transactions famélique depuis l’arrêt du dispositif Pinel fin 2024, les prix affichent un repli sur Sète (-2,3 %), après une hausse de 6,6 % en 2024. Il faut compter 4 780 €/m2 pour un deux-pièces (prix médian), contre 5 000 € l’an passé. Mais les biens sont rares. « Tant qu’il n’y aura pas de mesures incitatives pour relancer le neuf et le bâtiment tout court, ce sera compliqué », estime Me Cadène.
Le Pays sétois se distingue assez peu de Sète. Pour les appartements anciens,
Frontignan affiche des prix stables, mais avec une différence entre la ville (+ 3 %) et la plage (-4,4 %). Les prix enregistrent un recul de 3,8 % à Balaruc-les-Bains et Mèze, qui souffre d’un manque de turnover.
Le marché des maisons anciennes, affiche, lui une nette baisse de 6,6 % dans le Pays sétois (+ 1 % dans l’Hérault), illustrée à Balaruc-les-Bains (-7,7 %) et Mèze (-7,3 %).
Comme toujours, il y a des exceptions, cette année, Vic-la-Gardiole est la seule commune du bassin de Thau à enregistrer une hausse des prix : + 5 % pour les appartements anciens et + 4 % pour les maisons anciennes, le "pompon" revenant à Loupian, commune "refuge" entre Bouzigues et Mèze, où le prix des maisons anciennes a bondi de 16 %.
Comme toujours à Sète, les variations sont majeures d’un quartier à l’autre, en fonction de son attractivité. Mais il y a tout de même un fil rouge. « Le marché avait connu une baisse importante en volume les années précédentes mais on ne l’avait pas ressenti en valeur. Aujourd’hui, le marché se stabilise voire baisse. On assiste à un vrai retournement de tendance sur Sète, qui était alors un marché préservé, analyse l’agent immobilier sétois Guillaume Audran (L’Adresse). Sur les secteurs orientés primo ou second accédant, les prix commencent à baisser pour s’adapter à la capacité d’achat des acquéreurs. »
On a un marché très atone
Le contexte politique, incertain voire anxiogène, n’aide pas. « Les acquéreurs sont attentistes. On a marché très atone, à l’image du marché de la résidence secondaire, plombé par la fiscalité locale et l’absence de visibilité », ajoute Guillaume Audran, qui constate « un ressenti de baisse plus fort encore sur le terrain ».
Malgré tout, « Sète et le littoral restent chers », rappelle Me Cadène, rendant son accès difficile voire impossible pour un nombre croissant d’acquéreurs.
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Bonjour les amis du Midi Mibéré.
Sans prêt bancaire, difficile d'acheter à Sète.C'est connu, comme à Nice ou à Cannes. Beaucoup trop cher pour un Français moyen.
* Faut avoir du cash pour se payer un appartement neuf. Et il faut avoir des moyens pour acheter sur le Saint-Clair , ou dans le Triangle.
Dans le vieux, c'est CHER aussi à cause des 1 523 Sétois qui louent en Airbnb ou chez Abritel (chiffre de la mairie).
Par contre, les prix de location pour les touristes ne stagnent pas, bien au contraire. Un minuscule studio sur les quais ou à la Pointe Courte se négocient à 700 EUR/semaine en juillet-Août.
Preuve que Sète est une ville très attractive (comme le dit l'article).
A part les petites gens qui ne peuvent plus se payer un loyer cher, je ne connais pas de Sétois propriétaires qui veulent déménager à Palavas (Boff!) , ou à Villevyrac (re-boff!) ou à Frontignan. Ne parlons pas de Dunkerque, ou Guéret, ou Epinal-dans -les -Vosges , ou Amiens.
Cordialement vôtre.
l'attractivité de Sète s'est faite à travers les séries télé, les reportages de France télévision sur les joutes et la pointe courte, ou les jeux présentés par des people connus…
Et avec la mer aux pieds de St-Clair il est certain que ça attire ceux qui n'ont comme horizon que les terrils du Nord ou les cheminées grises des immeubles de Paris…
à Altaïr:
Exact pour l'attirance. Sète fait rêver, mais faut avoir de l'argent. Beaucoup de Parisiens en ont, mais ceux des mines et des terrils du Nord nettement MOINS .
*Beaucoup de pauvreté et de chômage là-haut, Ouh-la-la !
cdlt vôtre.
Taux de chômage dans le 59: 9.7%
Taux de chômage dans le 34: 10.3%

à agamous:
exact pour votre les taux de chômage (nous avons vérifié….:)
Autres chiffres:
Jours de pluie/an dans le 59 : 127 (avec 1 026mm )
Précipitations à Sète : 600 mm
*Jours soleil/an dans le 59 : 60
*jours soleil dans le 34 : 104.
RAPPEL : " la plus grande injustice est celle du climat" (Albert Camus).
Exact aussi : Le 34 est parmi les départements les plus pauvres de France.
cdlt vôtre
Et le nombre de jours avec des restrictions d'eau?
Et le nombre de jours avec des canicules?
Et le nombre de jours où le point de rosée est à plus de 18°C?
Et les mafias intervenants dans différents secteurs du Sud ?
Et la qualité de l'accueil ?

J'aime bien Sète, qu'on ne s'y trompe pas. Me suis marié et ai eu des enfants avec une locale.
Mais en tant que Normands, je trouve que les aspects des différentes régions ont tendance à être grossièrement exagérés.

Pour revenir à la comparaison 59-34, le prix du mètre carré pour les appartements est le même, soulignant une attractivité identique pour les jeunes et intermédiaires.
Les maisons sont plus chères à Montpellier, surtout de par sa population vieillissante en effet attirée par des intersaisons plus agréables.
à agamous:
Attention ! ne pas confondre la Normandie avec le Nord-Est où il peut geler pendant des semaines jusqu'à -15°.
La Normandie (surtout la cote) est une région plébiscitée.
Par contre : Du coté de Hagongande, Saint-Avold, Forbach, etc. c'est la misère. Zéro touriste (ils préfèrent fuir).
*Et pour certaines régions des Vosges, c'est carrément la désertification et le retour au moyen-âge. Sans compter les mètres de neige jusqu'en Avril.
Record du froid à Mouthe (Jura) : -41° (l'huile gèle dans les moteurs). Comme à Stalingrad pour les uhlans en février 43.
*A Sète, en Février, les clients sont déjà attablés aux terrasses coté soleil. Parfois en t-shirt ou pull.
*A Metz , en janvier-février l'eau gèle dans les canalisations domestiques si elles ne sont pas isolées.
Franchement, faut être maso pour déménager là-haut. Brrrrr !
Cdlt vôtre.
Alors , une bonne épidémie et c'est reparti mon kiki !

L'envolée des prix a été tellement fulgurante depuis une bonne quinzaine d'années, sans aucun rapport avec la réalité locative, qu'il semble bien normal que cette augmentation tout à fait injustifiée ralentisse…

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