Quelle tempé­rature fera-​t-​il à Nice en 2050, en 2100 ? Les nuits tropi­cales seront-​elles presque devenues notre quotidien ? Grâce à un outil de Météo-​France, il est possible de se projeter sur les futures condi­tions météo­ro­lo­giques dans la capitale maralpine.
Sommaire
Climadiag Commune est un outil inter­actif mis en place par Météo-​France. Grâce à lui, on peut se faire une idée des condi­tions météo­ro­lo­giques d’une ville à trois échéances : 2030, 2050 et 2100. Des infogra­phies expli­ca­tives sont à dispo­sition pour treize indica­teurs majeurs, à la fois pour notre santé, pour les risques naturels et pour le climat.
Élaborées à partir d’un ensemble de projec­tions régio­nales, les données obtenues dressent le portrait de la situation attendue selon la localité recherchée. En comparant à la valeur de référence, qui va de 1976 à 2005, les scien­ti­fiques ont trois scénarios : le plus favorable, le médian et le plus désastreux.
Alors, à quoi doivent se préparer les Niçois et les Niçoises dans le futur ? Déjà, à une augmen­tation substan­tielle des tempé­ra­tures. En 2050, il devrait faire, selon les prévi­sions moyennes, 9,1 degrés l’hiver (contre 7,4 degrés pour la valeur de référence) et 24,3 degrés l’été (contre 22 degrés entre 1976 et 2005). En 2100, la progression se poursuit : 10 degrés attendus l’hiver et 25,8 degrés l’été.
Les consé­quences de cette hausse prévi­sible se remarquent à la lecture du nombre de jours en vague de chaleur. Il s’agit d’une période d’au moins cinq jours durant lesquels il fait plus chaud que la normale, de cinq degrés. Dans la capitale maralpine, on devrait en recenser 6 en 2050, et 16 en 2100, tandis que la valeur de référence est de 0.
Et que dire des nuits tropi­cales, un phénomène en constante augmen­tation ces dernières années ? Sa progression n’est visiblement pas prête de s’estomper, puisque Météo-​France en prévoit 74 en 2050 et 97 cinquante ans plus tard ! 
Entre 1976 et 2005, la moyenne était de 34. Rappelons que la nuit tropicale est définie ainsi lorsque la tempé­rature nocturne ne descend pas en dessous des 20 degrés.
Outre les journées et les soirées de plus en plus chaudes, il faut également s’attendre à une accélé­ration du cumul des préci­pi­ta­tions en hiver. La valeur de référence est aujourd’hui de 189 milli­mètres, or, on attend 217 milli­mètres en 2050 et 194 en 2100.
Cela inquiète parti­cu­liè­rement aux abords de la Méditerranée, car notre terri­toire est parti­cu­liè­rement vulné­rable aux inonda­tions. Une augmen­tation, même faible, est perçue « comme une aggra­vation poten­tielle du risque d’inondation par ruissel­lement« , est-​il précisé.
À l’inverse, les projec­tions tablent plutôt sur une baisse des préci­pi­ta­tions l’été (de 82 milli­mètres à 64 milli­mètres), impactant ainsi les ressources d’eau et l’état des sols, comme c’est déjà le cas aujourd’hui lors de la période estivale.
Il est enfin très probable que le niveau de la mer monte, la médiane prévoyant une augmen­tation de 22 centi­mètres pour 2050, et de 58 centi­mètres pour 2100. La valeur la plus basse pour le siècle suivant étant de +46 centi­mètres, il est urgent de tirer la sonnette d’alarme. Ce qu’ont déjà fait plusieurs spécia­listes et organi­sa­tions, à l’image de Réseau action climat, en septembre.
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Ho , Albert ; moins d’électricité , plus de natalité , mais plus de chaleur en été et donc de clims et autres… ça revient au même ma biche !
Moins l hiver est froid, moins on chauffe, moins on pollue, plus on atténue le réchauffement
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