Richard Stornello a été placé en garde à vue pour avoir menacé son locataire. La préfecture précise ce mardi que l’occupant de l’appartement « n’est pas un squatteur », et bien titulaire d’un bail de location, et qu’aucune procédure légale pour résiliation de ce bail n’a été entamée par le propriétaire.
Il a voulu se faire justice lui-même. Un propriétaire dénonçant le squat de son appartement à Nice (Alpes-Maritimes) a été placé en garde à vue en fin de semaine dernière après avoir tenté d’intimider les occupants de son logement. « Est-il normal quand on vient squatter chez monsieur, que le maire ne puisse pas lui-même procéder immédiatement à l’expulsion ? », avait déploré auprès de BFMTV le maire de Nice, Christian Estrosi (Horizons), qui a promis au propriétaire de passer se rendre compte de la situation par « lui-même ».
Dans un communiqué ce mardi, la préfecture des Alpes-Maritimes précise toutefois que l’occupant de l’appartement « n’est pas un squatteur mais est titulaire d’un bail de location » et que le propriétaire n’a « engagé aucune procédure légale pour recouvrer son loyer impayé et demander la résiliation du bail ».
ℹ️Depuis vendredi 15 mars, plusieurs médias se font l’écho de la mise en garde à vue d’un propriétaire d’un appartement situé sur la promenade des Anglais à Nice, après avoir tenté d’expulser les locataires de son appartement en affirmant être victime d’un squat⤵️ pic.twitter.com/v9CIJP7ky7
Propriétaire d’un appartement de 60 m2 sur la promenade des Anglais, Richard Stornello accuse son locataire de ne jamais avoir payé le loyer et d’avoir changé la serrure le lendemain de son entrée dans les lieux. Le locataire aurait de plus refusé de régler en liquide, comme l’exigeait le propriétaire, selon une source policière à BFMTV.
Richard Stornello est accusé d’avoir embauché un homme de main, payé 100 euros, pour tenter d’intimider le locataire. L’épouse de ce dernier aurait notamment été menacée de viol.
Alertées à la suite d’une altercation, les forces de l’ordre ont rapidement interpellé le propriétaire. « La police est venue et ils me disent ce monsieur est chez lui, vous êtes le propriétaire, vous n’êtes pas chez vous, vous êtes chez lui. Ils m’ont mis les menottes aux poignets et j’ai passé 48 heures en garde à vue, au trou », a-t-il raconté à BFMTV. La préfecture précise ce mardi que l’homme fait « l’objet d’une convocation en justice pour menaces de mort proférées contre le locataire ».
Podcast
Joël Levêque : quatre mariages, trois enterrements
Crime story raconte chaque semaine les grandes affaires criminelles.
Placé sous contrôle judiciaire à sa sortie de garde à vue, Richard Stornello n’a plus le droit de s’approcher de son appartement, ni de parler au locataire.
Guide Shopping Le Parisien
Annonces immobilières
Entretien d’extérieurs
Services
Profitez des avantages de l’offre numérique
© Le Parisien