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Article rédigé par Karim Maoudj
Midi Libre
Les mises en vente reculent pour la troisième année consécutive. Il s’est vendu 13 % de logements en moins par rapport à 2024. Les ventes au détail ont chuté, elles, de 27 %.
La crise du logement, que connaît le territoire régional depuis quelques années, ne s’est pas résorbée en 2025. C’est le sens du bilan présenté mardi par la fédération régionale des promoteurs immobiliers Occitanie Méditerranée (FPI OM).
« Nous sommes sur une crise du logement structurelle, multifonctionnelle et sociale, a martelé Thierry Iacazio, son président. Il y a une tension extrême sur le marché locatif, qui concourt à l’augmentation des loyers ».
Si la tension sur le marché locatif persiste, c’est aussi, et surtout, parce que la production de logements neufs est toujours en baisse et que les investisseurs, qui achètent pour louer, ont quasiment disparu, du fait de l’absence de loi de défiscalisation. La dernière en date, la loi Pinel, s’étant éteinte fin 2024.
« Tous les indicateurs sont en recul », précise la FPI OM, en s’appuyant sur les chiffres régionaux de la promotion immobilière, concoctés par le cabinet spécialisé Adéquation. Ainsi, sur le territoire de l’ex-Languedoc Roussillon, les mises en vente ont, l’an dernier, reculé « pour la troisième année consécutive », avec une baisse de – 13 % par rapport à 2024.
Il s’est ainsi vendu l’an dernier 2 072 logements neufs sur l’ensemble du territoire régional, soit 27 % de moins qu’en 2024. Un chiffre qui représente « un plus bas niveau historique depuis 2019 ». Cette dégringolade s’explique en partie par la quasi-disparition des acheteurs investisseurs, qui faisaient jusque-là la force du marché régional.
En effet, aujourd’hui, leur part a chuté à 20 %, alors qu’ils représentaient plus de 60 % des ventes entre 2019 et 2024 (on avait même atteint les 80 % dans les années 2000). « Les départements du littoral ont toujours attiré les investisseurs, rappelle Thierry Iacazio, mais depuis la disparition de la loi de défiscalisation Pinel, ils ont disparu ».
La tendance est nationale. En 2025, la part des investisseurs en France a chuté à 19 %, contre 81 % des logements achetés par des propriétaires occupants. Sur l’ex-Languedoc Roussillon, « les ventes à propriétaires occupants deviennent prépondérantes, indique-t-on à la FPI OM. Leur volume augmente, passant de 1 302 ventes en 2024 à 1 659 ventes en 2025″.
Mais il est une autre tendance qui permet au marché régional d’atténuer l’effet de crise : ce sont les ventes en bloc dites intermédiaires et sociales, à des bailleurs sociaux ou à des investisseurs institutionnels, comme la Caisse des dépôts ou Action logement par exemple. L’initiative revient à l’État, qui, pour faire face à la crise sévère de la production de logements neufs, encourage, depuis trois ans, l’engagement d’acteurs qui achètent des volumes entiers de programmes.
Sur la région, la part des ventes en bloc a représenté l’an dernier un volume de 1 225 logements. Ce qui constitue environ 37 % du volume total. Un volume « stable » par rapport à 2024. Mais, précise le président de la FPI OM, « on arrive au bout de cet accompagnement par l’État ». Au national, les ventes en bloc accusent une baisse de – 6,7 % sur 2025.
Reste que le marché régional de la promotion immobilière reste assez inégal. Montpellier et sa métropole s’en sortent plutôt bien, tandis que les autres marchés, dits secondaires, marquent le pas ou souffrent. « La métropole de Montpellier, qui affiche une nette reprise, avec des mises en vente en hausse de 17 %, concentre 42 % du total des ventes nettes de la région », note Tristan Séchaud, président de la société immobilière Cogim et vice-président de la FPI OM.
Tous les autres marchés secondaires affichent à peu près la même tendance baissière. Ainsi, les ventes au détail sont en baisse de 41 % à Béziers, de 46 % à Nîmes, de 26 % à Sète ou encore de 9 % à Perpignan. Seuls les marchés de Sète et du Grand Narbonne « tirent leur épingle du jeu » si l’on inclut les ventes en bloc avec des hausses de + 37 % et + 24 %.
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Le propriétaires ne veulent plus investir pour louer. Trop de risques de mauvais payeurs protégés par la loi. Un juste retour de bâton, à force de protéger les mauvais payeurs, plus personne ne veut invertir dans l'immobilier locatif
Toujours pareil , faut enlever les taxes ,enlever les ascenseurs ,et tant qu on y est enlever les normes de sécurité, les normes environnementales supprimer les démarches sur les malfaçons, supprimer le plu ,construisons la ou ça nous chante , et le bâtiment ira mieux enfin peut être…
Depuis la loi mehaignerie en 1986, l'immobilier est largement subventionné par l'état c'est à dire nos impôts. Des centaines de promoteurs ont vu le jour, alléchés par de gros bénéfices. Toutes les lois de défiscalisation n'ont en commun qu'une chose : soutenir sous perfusion le secteur immobilier, faire augmenter artificiellement les prix et engraisser des promoteurs. Des appartements il y en a beaucoup qui sont inoccupés et qui ne demandent qu'à être rénovés… mais encore faudrait il pour cela modifier la loi pour un peu plus protéger les propriétaires.. et en plus cela ne coûterait pas un centime à l'état…
Taux de profit d un promoteur 1,5 à 3% sur un logement vendu CQFD
L'état " subventionne le logement avec nos impôts " 120 milliards de rentrées fiscales liées à l immobilier, en France secteur le plus taxé d L UE par exemple CSG a 18% sur les loyers ( qd les retraités payent 7% et les travailleurs 8%, chiffres arrondis), les aides de l Etat représentent moins de la moitié des recettes fiscales. Tant qu investir aux pays bas en Allemagne ou tout autre pays de l UE sera bien plus rentable qu'en France on en restera là.

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