Il y a actuellement une centaine de propriétés à vendre dans l’Oise qui valent plus d’un million d’euros.
Il y a actuellement une centaine de propriétés à vendre dans l’Oise qui valent plus d’un million d’euros. Les sites d’agences immobilières exposent en effet sur internet leurs maisons, manoirs, châteaux qui dépassent le million d’euros dans l’Oise. En faisant le décompte des propriétés de prestige, on arrive à une centaine d’unités.
Si l’on estime qu’il faut environ un an pour vendre un bien de ce prix là. Si l’on ajoute les propriétés qui ne sont pas affichées (on imagine que certains hauts dignitaires du Moyen-Orient ne montrent pas leurs domaines sur internet), le montant total des ventes de luxe se situe entre 100 et 200 millions d’euros dans l’Oise, par année.
La situation du marché immobilier de luxe n’est donc pas un épiphénomène et mérite donc un peu d’attention.
Les grandes agences immobilières spécialisées dans le haut du marché s’appellent Marc Foujols, agence originaire de la l’Oise, Le Nail, Patrice Besse, Barnes (qui d’ailleurs sponsorise régulièrement les compétitions de polo à Apremont), Lloyd & Davis, Kretz Family Real Estate (bien connue en raison de la série Netflix : L’Agence), Daniel Féau, Knight Frank, Coldwell Banker, Emile Garcin, John Taylor (agence très luxueuse spécialisée dans le haut du marché de la Côte d’Azur et de Paris). Cette liste n’est pas exhaustive bien sûr.
«Aujourd’hui, le luxe, c’est l’espace. Les clients les plus fortunés recherchent des propriétés où l’on se sent bien, où l’on est protégé. Ils veulent une garantie que leur environnement sera préservé et ils cherchent à éviter de se trouver à proximité d’un lotissement, d’une zone d’activités industrielle ou encore d’un bassin de décantation. Il leur faut au minimum un grand jardin ou un un parc», indique Jérôme Ferchaud, responsable de l’Oise à l’agence Patrice Besse.
Jérôme Ferchaud est bien connu dans l’Oise. C’est lui qui avait en charge la vente de l’église anglicane baptiste de Compiègne, Saint Andrew, un bien tout à fait atypique.
Il est par ailleurs secrétaire général de Sites et monuments, une association de défense du patrimoine bâti et naturel à vocation nationale.
L’agence Patrice Besse compte 200 collaborateurs dans toute la France. Elle est spécialisée dans les «propriétés et biens de caractères».
Mais attention, ce qui prime aujourd’hui, c’est l’espace. «Si vous avez une très belle maison avec 1500 mètres carrés de terrain, ce n’est pas évident à commercialiser Ou alors le prix de vente sera fortement revu à la baisse.»
Dans l’Oise, c’est pareil, les clients recherchent une propriété de grand standing avec un bel environnement qui les protège des affres de la modernité.
Quant à l’état du marché de la propriété de luxe, Jérôme Ferchaud estime qu’il est un peu moins actif aujourd’hui. Il y a eu un boum après le Covid. Cela s’est bien ralenti depuis l’année dernière mais il attend une reprise de la clientèle internationale.
Surtout de la part de la Grande-Bretagne, des Pays-Bas et de la Belgique. Des pays qui apprécient beaucoup la Picardie et notamment l’Oise en raison de la proximité avec Paris et avec les activités hippiques de Chantilly.
Cette clientèle trouve que les prix pratiqués en France sont plutôt accessibles. Surtout pour les Britanniques qui comparent les valeurs des propriétés du Kent ou du Sussex avec la Picardie. Pareil pour les Belges. Et c’est là que se retrouve l’argument de l’espace. Les mètres carrés de terrain entourant les propriétés restent beaucoup plus abordables du côté français.
Les clients de ces très belles propriétés sont à la recherche de biens pour leur agrément mais aussi pour leur usage professionnel.
Souvent, note Jérôme Ferchaud, il y a un projet commercial derrière l’acte d’achat. Les personnes intéressées peuvent avoir un projet de centre d’accueil pour des séminaires professionnels ou pour l’organisation de réceptions. Ils peuvent aussi coupler leur achat avec une activité de chambres d’hôtes, de gîte ou aussi développer des activités en relation avec le monde hippique.
La notion de résidence principale et résidence secondaire tend à se confondre. Avec le développement du télétravail, les propriétés à la campagne sont occupées trois ou quatre jours par semaine.
Le reste du temps, les clients importants possèdent un pied-à-terre à Paris, Bruxelles, Londres, et parfois une autre propriété en bord de mer.
«Certains clients me disent qu’ils n’investissent pas une telle somme d’argent pour passer uniquement le week-end sur place et entendent bien profiter de leur bien plusieurs jours par semaine», ajoute Jérôme Ferchaud.
Propos recueillis
par Vincent GÉRARD

«Ce serait parfait pour créer une auberge de prestige», estime Juliette Perrin, agent indépendant, mandataire pour le cabinet Le Nail, expert en immobilier d’exception. Celle-ci fait la visite du manoir la Chaumine, dont la construction remonte à 1892, à Vieux-Moulin, en forêt de Compiègne. Un bien qu’elle a depuis six mois en catalogue et proposé au prix de 1,1 million d’euros.
Alors qu’elle déplie les volets intérieurs du salon principal, la lumière entre et la superficie se révèle, avec une jolie perspective sur le jardin qui descend vers le ru de Berne.
«C’est très bien entretenu, dit Juliette Perrin. La toiture est en parfait état. Quasiment toutes les fenêtres sont en double vitrage.» Il y a tout de même des travaux, pour réhabiliter en maison habitable cette bâtisse qui a longtemps servi de bureau pour une association. Au moins un million d’euros. Davantage si un investisseur veut transformer le lieu en auberge restaurant de prestige. «Pourquoi pas une école ?», propose aussi Juliette Perrin.
Ce bien ne part pas aussi vite qu’elle l’aurait imaginé. «Dans l’Oise, il y a moins de propriétés à plus d’un million d’euros, dit-elle. Les acquéreurs ne sont pas habitués à chercher, dans ce secteur, des grandes propriétés.»
Juliette Perrin travaille depuis sept ans pour le cabinet Le Nail, entreprise familiale créée il y a cinquante ans, spécialisée dans la vente de manoirs, de châteaux, mais aussi de terres agricoles ou viticoles. «Des propriétés de caractère avec de la vieille pierre», précise Juliette Perrin.
C’est le cas de la Chaumine, témoignage de l’architecture de villégiature de la fin du XIXème siècle. «On retrouve ainsi des éléments comme les pans de bois, les toits à fortes pentes, les vérandas et les balcons typiques du courant architectural des chalets, très en vogue à l’époque.» A l’image du pavillon Eugénie, tout proche.
La maison fut construite en 1892 par un grand négociant en velours et en galons à Paris. Ce monsieur Grellou la revendit en 1899 au comte Maurice Pillet-Will, héritier d’une dynastie banquière parisienne comptant un ancien régent de la Banque de France. Le comte entreprit alors l’agrandissement de la propriété.
En résidence d’été, il y recevait ses amis, organisait des chasses et des événements mondains. Grand philanthrope, il a beaucoup donné à la commune de Vieux-Moulin. Il fit même construire, à proximité de La Chaumine, un pavillon destiné à accueillir des orphelins.
La propriété se compose ainsi :
G. G.
L’agence Belles demeures propose à la vente un manoir sur le site d’une ancienne abbaye de l’Ordre des Cîteaux. L’abbaye de Lannoy, à Roy-Boissy, dont toute l’histoire, racontée par un ancien curé de Saint-Paul est accessible en pdf sur le site Furet.com.
Il s’agit d’un ancien hôtel abbatial, «initialement édifié vers 1560 et remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, inscrit au titre des Monuments Historiques», décrit l’annonce.
«Situé en position dominante, l’ensemble s’étend sur 11 ha environ et bénéficie d’un petit massif boisé de 6 hectares environ, bordé par une rivière en contrebas. Tapis de verdure et son labyrinthe en buis, entouré d’arbres séculaires.»
Prix : de 3 millions à 10 millions d’euros.
Sur la vue aérienne de la carte c’est flagrant, cette maison à Chambors, dans le sud-ouest de l’Oise, est faite pour être tranquille. Elle est située sur une parcelle de 68 hectares d’après l’annonce de l’agence Barnes internationnal, qui la propose à la vente.
«La maison principale, aux volumes généreux, comprend cinq chambres, cinq salles de bains, plusieurs salons et espaces de réception. Prestations de qualité : piscine extérieure, salle de sport, salle de cinéma, bibliothèque, cave à vin, verger», présente l’annonce. Prix : 2,5 millions d’euros.
C’est une très belle demeure, située entre Mouy et Bury. Plus particulièrement, cette villa de luxe se trouve dans la zone commerciale de cette seconde commune. Mais elle reste protégée entourée par un parc paysager de 10 900m2. Il y a au moins un côté pratique : cette propriété se trouve juste à côté… du McDonalds’. Idéal pour les en-cas.
Estimée à plus de 1,6 million d’euros. La villa principale de 333 m2 compte une entrée, un salon de réception lumineux, une salle à manger, un bureau, une cuisine aménagée et équipée, prolongée d’une arrière-cuisine, plus, dans les étages quatre chambres, trois salles de bains et un grand espace pouvant faire office de salle de jeux, bibliothèque ou salle de réunion. Un vaste sous-sol semi-enterré comprenant une buanderie, une chaufferie et un espace atelier. Il faut également ajouter une maison de gardien composée de 7 pièces. Et surtout, d’une «superbe piscine chauffée» de 100m2, découvrable et prolongée d’un autre espace de vie conséquent.
Plus un garage pour quatre véhicules, plus une serre, plus un poulailler, plus un étang…
F. N.
«Parmi les plus grandes demeures historiques de Chaumont, l’hôtel particulier est situé au centre de la cité, proche de l’hôtel de ville et au pied de la colline ecclésiale», décrit l’agence immobilière Patrice Besse sur son site. Ce n’est qu’une des deux habitations qui composent ce bien. En plus de l’hôtel particulier, une maison forme une deuxième habitation indépendante mais communicante avec la partie principale.
Le jardin, en terrasses, monte jusqu’à l’église Saint-Jean-Baptiste. Laquelle est visible en contre plongée depuis la demeure. Le tout est vendu au prix de 780.000 €. Plus d’informations sur le site de l’agence immobilière.
Un château à vendre à Trie-Château, ça ne pouvait pas mieux tomber. Il s’appelle le Château de la Folie mais pour l’agence Barnes international c’est une «demeure bourgeoise rénovée». 445 m2 de surface habitable, sept chambres, cinq salles de bains et une salle de douche… Il est aujourd’hui utilisé professionnellement comme maison d’hôtes. Ce mardi 5 août, la seule chambre disponible est louée 141 € la nuit pour deux personnes sur le site internet du château.
«Ce petit château édifié au XIXème siècle, d’une surface habitable de 445 m² environ comprend également une maison de gardien, des garages, une large pâture ainsi qu’un terrain piscinable. Il comprend 7 suites parentales, un salon, salle à manger, une cuisine indépendante, un bureau, une laverie et un sous-sol total», décrit l’annonce.
Fait rare pour un château il est en classe énergie B. Pour l’acquérir, les vendeurs demandent 1 120 000 €.

© OISE HEBDO 2021

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