Samedi 18 avril Fête des Parfait
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Le conseil municipal de Bordeaux a voté ce mois-ci le plafonnement de location d’une résidence principale à 90 nuits par an, au lieu de 120 jusqu’à présent. Les hôtes dénoncent une « punition » pour les plus « précaires » pour qui la location est un complément de revenus.
À 71 ans, Odile Colcombet vit dans un appartement situé près des boulevards de Bordeaux, acheté il y a 25 ans. Malentendante, sa carrière professionnelle a été hachée et sa pension de retraite s’en fait aujourd’hui ressentir. « J’ai été obligée de trouver une solution. J’ai décidé de louer ma résidence principale pour compléter« , explique-t-elle. « Je vais chez des amis, chez mon conjoint, ça me permet de libérer mon logement et de compléter ma retraite ».
Alors que le conseil municipal a voté ce mois-ci le plafonnement des locations à 90 nuits par an pour les résidences principales, contre 120 jusqu’à présent, Odile, devenue représentante de la communauté des hôtes Airbnb de Bordeaux, dénonce une « injustice » : « Je vois des cas qui me font de la peine. Il y a beaucoup de retraités, beaucoup de femmes, des femmes avec de jeunes enfants, en instance de divorce. Je trouve que c’est profondément injuste de pénaliser ces personnes en situation précaire. Vous pensez que ça m’amuse, à 71 ans, de mettre des couettes, de faire les lits ? On ne fait pas ça pour devenir riche ! » s’insurge-t-elle.
« L’étudiant qui va chez papa et maman le week-end ou le retraité qui met de temps en temps son logement en location pour arrondir les fins de mois seront très peu impactés par les nouvelles mesures », soutient Stéphane Pfeiffer, adjoint à la mairie de Bordeaux en charge du Logement. « Beaucoup l’utilisent 30 jours, 50 jours, 60 jours par an (…) Il n’y a pas grand monde qui part quatre mois par an de sa propre maison pour aller vivre ailleurs, juste pour faire de la location meublée saisonnière ».
« C’est une minorité de personnes sur Airbnb qui loue plus de 90 jours par an, en effet, mais ils existent, et ils en ont besoin », réagit Clément Eulrie, le directeur général d’Airbnb en France. « Il ne s’agit pas que de gens qui partent en vacances, il s’agit de gens qui sont retraités, il s’agit de gens qui me disent ‘pour garder mon logement, j’ai besoin d’aller loger dans ma famille ou de loger chez des voisins, ce qui me permet de louer mon bien et de le garder’. Donc pourquoi les priver de la capacité à générer des revenus additionnels alors qu’en face, il n’y a aucun bénéfice ? Ça fait un an et demi que j’entends parler de cette mesure. Un an et demi que j’en cherche le bénéfice. Ce sont déjà des résidences principales, ça ne peut pas devenir une deuxième résidence principale ».
Odile n’est pourtant pas la cible de cette nouvelle mesure, selon Stéphane Pfeiffer : « L’idée, en réduisant de 30 jours par an, c’était de limiter l’effet de contournement, parce que certains propriétaires cherchaient à éviter certaines règles qui concernent notamment les résidences secondaires ». Si vous louez un logement en courte durée à Bordeaux, « vous avez l’obligation de compenser, c’est-à-dire de louer un logement de la même taille dans le même quartier », rappelle-t-il. « Donc c’est extrêmement contraignant. C’était parfois plus intéressant de contourner la règle en se déclarant en résidence principale, comme ça je ne suis pas soumis à la règle de compensation et je loue 120 nuits ».
Or, en passant de 120 à 90 nuits, « c’est beaucoup moins lucratif de contourner cette règle. Donc en fait, c’est plutôt un dispositif qui concerne les propriétaires indélicats qui contournent les règles. Et ça laisse quand même des marges de manœuvre pour pouvoir louer son appartement quand on part en week-end, en vacances, etc », justifie Stéphane Pfeiffer. Il estime que « plusieurs centaines » de logements qui contournent la règle de compensation à Bordeaux seront ainsi remis sur le marché des locations longue durée. À titre de comparaison, à Bordeaux, environ 4.500 logements sont inscrits sur une plateforme de location de courte durée, dont 2.700 résidences principales. « On manque tellement de logements que même si ce n’est que quelques centaines, c’est toujours ça de pris de retour sur le marché », estime l’adjoint en charge du Logement.
Un argument qu’Odile analyse comme une « punition collective » : « Parce qu’il y a quelques fraudeurs, on punit les gens honnêtes ? », questionne-t-elle. « On va les empêcher de partir en vacances, alors qu’ils ne vont pas mettre leur logement en location à l’année pour autant. Ils ne vont pas aller sous les ponts. Donc, on les embête, mais ça ne change rien ».
« Dès qu’on dépasse deux mois et demi, trois mois de location, c’est probablement qu’il y a un usage détourné de la résidence principale », soutient Stéphane Pfeiffer. « Si vous mettez votre logement 120 jours par an en location et que vous êtes absent de ce logement, on peut s’interroger sur à quoi est destiné réellement ce logement ».
« La Ville a d’ores et déjà l’ensemble des outils pour lutter contre la fraude », affirme Clément Eulrie. « Il y a deux outils principalement. Les municipalités, notamment la municipalité de Bordeaux, ont accès à l’ensemble des données quartier par quartier d’Airbnb. Le nombre de voyageurs, combien de temps ils sont restés, combien ils ont dépensé, le nombre de résidences principales par rapport au nombre de résidences secondaires. Deuxième outil : le ‘portail des territoires’. C’est un portail auquel la mairie a accès et où l’ensemble des locations Airbnb sont listées, avec leur numéro d’enregistrement, le lien vers l’annonce et un bouton qui permet de désactiver l’annonce. La Ville a la capacité de la désactiver en cas de fraude. »
Fraudeur ou pas, cette mesure n’aura « aucun impact » sur la crise du logement, prédit Clément Eulry.« C’est de l’affichage, une mesure de diversion. On fait croire aux Bordelais que la crise du logement va être réduite avec cette mesure. Cette crise est intense et y apporter des réponses, c’est complexe. On connait les causes : le nombre de constructions, le nombre de logements vacants. Mais elles sont difficiles à adresser ». Selon Airbnb, moins de 0,5% du parc immobilier est loué de façon intensive à Bordeaux, soit 20 fois moins que le nombre de logements vacants.
« On est en train de travailler aux autres évolutions que l’on peut mener », assure Stéphane Pfeiffer, l’adjoint au Logement. « Peut-être qu’il y aura une seconde étape pour durcir encore davantage la compensation et accélérer la baisse de locations meublées saisonnières (…) Ce qui compte, c’est de montrer qu’il y a une politique générale qui vise à encadrer les locations meublées saisonnières. On prend tout ce qui nous est donné par la loi pour poser cet encadrement ». Il évoque aussi « la concurrence déloyale pour l’hôtellerie classique » et « l’impact sur la vie de quartier » de ces locations courtes durées. « C’est une problématique globale« .
Il est à noter que les propriétaires qui louent simplement une chambre de leur résidence principale ne seront pas concernés par ce plafonnement à 90 nuits.
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