Télécharger notre application sur :
Retrouvez-nous sur les réseaux
Vie Locale
Contacts
Annonces
Pratique
Rubriques
Archives
Par Ahmed Taghza
Publié le 10 mars 2021 à 15h36
Comment êtes-vous arrivés dans l’univers de la promotion immobilière eurélien ? J’ai une trajectoire un peu particulière car j’ai commencé par travailler dans une agence immobilière, pendant huit mois à Millau à ma sortie de l’université. Ensuite, je suis arrivée à Chartres et j’ai démarré ma carrière dans l’enseignement à partir de 1982 à l’école Pigier et à la CCI28 avant de passer le CAPES et rejoindre l’Éducation nationale. J’ai enseigné un peu à Orléans dans le Loiret avant de rejoindre le lycée Fulbert à Chartres pendant 15 ans.
Pourquoi avez-vous quitté l’Éducation nationale ? Je suis partie en 2007, tout simplement parce que j’ai perdu mon fils. A l’époque j’enseignais à des étudiants de BTS qui avaient le même âge que lui. C’était devenu intenable pour moi. J’avais la chance d’avoir une formation initiale qui m’a permis de rejoindre l’entreprise car j’ai eu un double cursus en Sciences Po et l’économie financière. L’enseignement est un très beau métier que j’ai adoré mais c’est un métier difficile. J’ai ajouté à ce cursus une maîtrise en droit des affaires après la naissance de mon troisième enfant. J’ai pris un congé parental pour cela.
Et comment êtes-vous arrivée chez Procivis ? J’ai basculé facilement car j’ai été déjà présidente de Procivis depuis 2001 et administrateur auparavant au sein de l’organisme coopératif. Ensuite, j’en suis devenu directrice générale après de 2007. Procivis est un réseau national constitué d’une cinquantaine de sociétés anonymes coopératives d’intérêt collectif pour l’accession à la propriété. Il existe en Eure-et-Loir depuis 1907. Le hasard a voulu que je prenne les rênes de Procivis Eure-et-Loir en pleine crise de 2008, des subprimes, qui avait dangereusement fait vaciller les économies mondiales. J’ai eu à géré, avec mes collègues, la crise du Crédit Immobilier de France qui dure encore puisque les actifs du CIF sont gelés jusqu’en 2035.
Cette vidéo peut vous intéresser
Feed digiteka
Comment avez-vous vécu ces crises éconmiques successives ? J’applique le dicton qui dit que de chaque crise naisse des opportunités. A cette époque, nous étions sept personnes au sein de Pricivis Eure-et-Loir, aujourd’hui, nous en sommes trente-sept. A l’époque, nous construisons une dizaine de maisons individuelles. Avant, notre métier était principalement l’aménagement foncier. Aujourd’hui, nous avons développé de nouveaux métiers. Nous faisons de la promotion immobilière, la construction pour les bailleurs sociaux comme Chartres Habitat, Perche Habitat, SA Eure-et-Loir, 3F. Actuellement, nous essayons de réaliser 50 lots par an pour les bailleurs sociaux du département et une trentaine de lots pour le privé. Nous avons une agence immobilière au cœur de Chartres.
Quelles sont les nouveautés que vous avez mis en place ? Ces quatre dernières années, nous avons développé la maison individuelle en lançant deux marques : Saciel Habitat et Résidence Inter. Notre qualité première est notre attachement à notre territoire. Nous avons pour engagement de faire travailler et se servir de toutes les compétences locales. Le monde du bâtiment change énormément, ces dernières années, avec de plus en plus de normes et d’obligations. Ma crainte est que les entreprises locales, pas adaptées, perdent des compétences. Ce qui entraînera l’arrivée des entreprises généralistes du bâtiment sur le marché local. De notre côté, nous nous battons pour accompagner les entreprises locales pour être sur le marché des nouvelles technologies qui accompagnent le monde du bâtiment.
Comment voyez-vous la place des femmes au sein des entreprise ? Je suis administrateur indépendant, j’ai passé le diplôme il y a trois ans. Personnellement et à priori, je ne suis pas pour la politique des cotas. Je crois d’abord à la compétence avant de privilégier le sexe de la personne. Ceci dit, à 62 ans, la vie m’a appris aussi que quelque fois, il faut forcer le destin pour faire évoluer les choses. Ainsi, en imposant, cela peut donner envie à des personnes de se battre pour obtenir ! C’est pour cela que je reste partagée sur ce point. Ici, à Procivis, nous sommes à 50 % hommes et 50 % femmes mais ce n’est pas une règle imposée. Par ailleurs, je lutte contre la culpabilisation des femmes en les traitant de mauvaises mères lorsqu’elles s’engagent dans la vie de la société. Pour moi, une mauvaise mère est celle qui ne se réalise pas et qui n’est pas heureuse. Se sacrifier pour des personnes est une erreur dont les retombées seront ressenties sur ces mêmes personnes à la fin.
Propos recueillis par Ahmed Taghza
Procivis, au travers l’Union d’Économie Sociale pour l’Accession à la Propriété), représente les intérêts communs des sociétés anonymes coopératives d’intérêt collectif pour l’accession à la propriété (SACICAP), notamment auprès des pouvoirs publics. Les interventions des 51 SACICAP incarnent, dans le cadre d’une convention quinquennale signée avec l’État, une innovation sociale et sociétale unique en France en appui des politiques locales de l’habitat. Plus de 770 conventions de partenariats ont été signées. Depuis 2008, 41.000 ménages ont bénéficié des missions sociales (MS) de Procivis. Les SACICAP collectivement ont décaissé 432 millions d’euros. Le réseau poursuit et amplifie son modèle de financement issu de l’économie sociale et solidaire. Il consacre une part significative des dividendes des SACICAP et de leurs filiales immobilières à des missions sociales réalisées sous forme de préfinancement des aides publiques et de financement du reste à charge.
Partager :
Justice
Justice
Faits divers
Actu
Les plus lus
Faits divers
Disparition d'Agathe dans la Vienne : le corps de la joggeuse retrouvé dans un sous-bois
Faits divers
Disparition inquiétante : l'ancien acteur Arnaud Riverain lance un appel à témoins pour retrouver sa fille, âgée de 16 ans
Faits divers
Cadavre retrouvé par un promeneur, causes du décès… Ce que l'on sait de la découverte du corps d'Agathe
Faits divers
Disparue depuis 63 ans, une mère de famille battue a été retrouvée saine et sauve : "Elle était passée à autre chose"
Justice
Petite martyre de l'A10 : la Cour de cassation refuse de dépayser le procès
Votre journal du jour