La rénovation énergétique d’un bien immobilier n’est pas seulement un geste pour la planète, mais aussi un véritable atout pour séduire les acheteurs. En effet, avec l’entrée en vigueur des nouvelles réglementations sur la performance énergétique des logements, un logement bien isolé et peu énergivore se vend plus rapidement et à un meilleur prix. Quels travaux privilégier avant de mettre son logement en vente ? Voici un tour d’horizon.
La réglementation en matière de performance énergétique devient de plus en plus stricte. Depuis janvier 2023, les logements classés G+ sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) sont interdits à la location. Au 1er janvier 2025, ce sont les logements classés G qui seront concernés, puis les logements classés F au 1er janvier 2028.
Bien que vous ayez le projet de vendre, et non de louer, ces interdictions ont un impact direct sur la façon dont les acheteurs abordent désormais l’achat d’un logement énergivore, d’autant que ces derniers font également l’objet d’un audit énergétique obligatoire au moment de la vente. En d’autres termes, les acquéreurs sont de plus en plus informés quant à l’impact du DPE et des mauvaises performances énergétiques des logements, et ils y sont particulièrement sensibles au moment d’acheter.
Pour les acheteurs, un logement performant est synonyme de confort et d’économies sur les factures d’énergie. En améliorant la performance énergétique avant une vente, les propriétaires augmentent la valeur de leur bien tout en élargissant le nombre d’acheteurs potentiels.
Une toiture mal isolée peut représenter jusqu’à 30 % des pertes de chaleur dans une maison. Isoler les combles est donc l’une des premières interventions à envisager. Cette opération, relativement abordable, permet un gain significatif en confort thermique et en économie d’énergie.
L’isolation par l’intérieur ou l’extérieur des murs est également essentielle car elle peut réduire les déperditions de chaleur de 20 à 25 %. Si l’isolation par l’extérieur est plus coûteuse, elle a l’avantage de ne pas réduire la surface habitable.
Changer les fenêtres pour des modèles en double ou triple vitrage améliore nettement la performance énergétique du logement tout en apportant une meilleure isolation acoustique.
Les anciennes chaudières, souvent énergivores, peuvent être remplacées par des modèles modernes, comme les chaudières à condensation ou celles utilisant des énergies renouvelables.
La pompe à chaleur est l’un des équipements les plus efficaces pour réduire la consommation d’énergie. Bien qu’elle représente un investissement initial conséquent, elle est très attrayante pour les acheteurs sensibles à l’écologie.
Un thermostat programmable ou connecté permet de contrôler efficacement la consommation énergétique. Ce petit équipement est un plus qui séduira les acheteurs technophiles.
Une bonne ventilation est essentielle pour éviter l’humidité et améliorer la qualité de l’air intérieur. Installer une ventilation mécanique contrôlée (VMC), simple ou double flux, peut contribuer à la fois au confort thermique et à la réduction des dépenses énergétiques. Les acquéreurs sont désormais sensibilisés à cet aspect, il est donc judicieux de se pencher sur la ventilation.
Faites budgétiser le montant des travaux à effectuer ainsi que les aides dont vous pouvez bénéficier : l’investissement peut valoir le coût si vous pouvez vendre le logement nettement plus cher.
Les énergies renouvelables ont le vent en poupe et leur présence dans un logement peut jouer en votre faveur lors de la vente. On pense par exemple à :
Si vous envisagez d’entreprendre des travaux de rénovation pour vendre votre logement dans les meilleures conditions, profitez-en : il existe de nombreuses aides pour financer les travaux de rénovation énergétique :
Ces dispositifs permettent de réduire le coût des travaux, rendant ainsi la rénovation plus accessible avant une vente.
Le DPE est devenu un argument de vente à part entière et les acquéreurs sont très sensibles à ce critère lors de leurs recherches immobilières. Une étude de SeLoger a révélé que 40 % des acheteurs considèrent un mauvais DPE comme un levier de négociation. En moyenne, une passoire énergétique est négociée de 5,6 % du prix contre 3,7 % pour les biens dont l’étiquette énergétique est correcte.
En tout état de cause, une fois les travaux terminés, il est crucial de refaire le diagnostic de performance énergétique. Un meilleur classement (A, B ou C) est un véritable argument de vente. Les acheteurs sont aujourd’hui très attentifs à ce document, qui influe directement sur leur décision d’achat, et un DPE amélioré vous permet assurément de vendre plus vite et plus cher.
Si le logement que vous vendez est actuellement doté de menuiseries simple vitrage, il ne faut pas hésiter à les remplacer par des fenêtres double vitrage car il s’agit d’un poste important de déperdition de chaleur.
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