Au 1er janvier 2024, le prix moyen au mètre carré en France est de 3127€/m2, soit une baisse de 1,8% sur l’année 2023 : un ralentissement qui n’avait pas été observé depuis 2013. A Lille, le prix au mètre carré s’établit à 3658€, soit une baisse de 0,9% sur 2023. Parmi les grandes perdantes des prix immobiliers, on note Paris avec -5,3%, repassant ainsi sous la barre des 10 000€/m2, Rennes avec -4,3%, Lyon avec -5,9%, Bordeaux avec -4,9%, mais surtout Nantes avec -8,0% ! Seule ville à tirer son épingle du jeu : Montpellier avec une hausse des prix de 2,1%. Le prix moyen s’y établit à 3582€/m2.
« Après plusieurs années exceptionnelles, le marché est pleinement entré dans un cycle baissier. Pour la première fois depuis sept ans, le nombre de ventes de logements anciens est passé sous la barre des 900 000 transactions soit près d’un quart de ventes en moins par rapport à 2022 », explique Thomas Lefebvre, Directeur Scientifique de Meilleurs Agents. En cause : la hausse brutale des crédits passés de 2,5% à plus de 4% en une seule année, mais également les nouvelles conditions de financement, plus drastiques. Selon MeilleursAgents, en 2023, le nombre de prêts immobiliers accordés a diminué d’environ -40% par rapport à 2022.
Lire aussi | Marché immobilier : chute des ventes et baisse des prix se confirment
Au-delà du bilan de 2023, MeilleursAgents va encore plus loin et prédit que la baisse des prix ne fait que commencer. « Des secteurs encore préservés comme les zones rurales, qui connaissent une première baisse sur ce dernier mois, en sont la preuve. Autrement dit, des territoires qui, pendant les huit premiers mois de l’année, avaient continué à profiter de leur aura post-crise sanitaire pour progresser, sentent à leur tour aujourd’hui le vent tourner ».
Seule lumière au bout du tunnel : « la diminution du coût de financement des banques sur les marchés devrait permettre à ces dernières de retrouver une certaine marge de manœuvre pour prêter. Plus intéressant encore pour les porteurs de projets immobiliers, cela pourrait ouvrir la porte à un prochain recul des taux en Europe selon le gouverneur de la Banque de France ».
La hausse des taux et le durcissement des conditions d’octroi du crédit semblent donc appartenir au passé, ce qui pourrait engendrer une nouvelle reprise, très progressive, du marché immobilier. Selon le courtier, « le léger mieux du côté du crédit ne suffira pas à combler l’actuel déséquilibre entre l’offre et la demande » : une baisse mécanique des prix assez forte est à prévoir au moins jusqu’au printemps.
Lire aussi | 2023 : quel bilan pour le crédit immobilier ?
© Rossel & Cie – 2025
Conditions générales d’utilisation – Conditions générales de vente – Mentions Légales – Politique de cookies – Politique de Protection Vie privée – Gérer Utiq