Connectez-vous ou créez un compte
Pour pouvoir enregistrer un article, un compte est nécessaire.
Lyon – Villeurbanne – Caluire
mar. 24/02/2026
Si vous voyez ce champ, ne le remplissez pas
Le Progrès, en tant que responsable de traitement, recueille dans ce formulaire des informations qui sont enregistrées dans un fichier informatisé par son Service Relations Clients, la finalité étant d’assurer la création et la gestion de votre compte, ainsi que des abonnements et autres services souscrits. Si vous y avez consenti, ces données peuvent également être utilisées pour l’envoi de newsletters et/ou d’offres promotionnelles par Le Progrès, les sociétés qui lui sont affiliées et/ou ses partenaires commerciaux. Vous pouvez exercer en permanence vos droits d’accès, rectification, effacement, limitation, opposition, retirer votre consentement et/ou pour toute question relative au traitement de vos données à caractère personnel en contactant lprventesweb@leprogres.fr ou consulter les liens suivants : Protection des données, CGU du site et Contact. Le Délégué à la Protection des Données personnelles (dpo@ebra.fr) est en copie de toute demande relative à vos informations personnelles.
L’actualité au plus près de chez vous
Essayez par exemple “Roanne” ou “42300”
L’édition du soir en numérique dès 21h30 Le journal en numérique dès 5h Accédez à tous les contenus en illimité
L’actualité au plus près de chez vous
Essayez par exemple “Roanne” ou “42300”
Lyon – Villeurbanne – Caluire
mar. 24/02/2026
Retrouvez tous nos contenus et notre journal en numérique
Téléchargez gratuitement l’app
Acheter sa résidence principale, c’est l’aventure d’une vie ! Le Progrès s’intéresse à ces habitants du Rhône qui ont sauté le pas pour la première fois : Inès et Guillaume ont acheté un T4 dans le secteur Gambetta, Margaux et Guillaume un T3 dans le centre-ville de Meyzieu.
Après leur rencontre en 2020, Alexandre, conseiller en gestion de patrimoine et Inès, ingénieure en radioprotection décident rapidement d’emménager ensemble. Deux ans plus tard, germe l’idée d’acheter. « En comptant la taxe foncière et les charges de copropriété, on savait qu’on pouvait aller jusqu’à 2 000 € par mois. On a évalué notre capacité d’emprunt en prenant en compte les 35 % d’endettement, généralement calculé par les banques. Mais le taux n’était pas vraiment le sujet à ce moment-là », explique Alexandre.
Avec le télétravail d’Inès, tout comme la volonté de pouvoir accueillir leurs familles éloignées et l’envie de fonder une famille, le couple se met alors en quête d’un appartement avec au moins trois chambres dans le 7e arrondissement de Lyon. Ils scrutent assidûment Leboncoin.fr et « gamifient » leur recherche. « L’un de nous lisait les annonces et l’autre tentait de deviner les prix », se souvient Inès.
Un T4 de 95 m2, affiché à 357 000 €, dans le secteur de Saxe-Gambetta retient leur attention. « Avec Castorus, on a vu que le bien était en ligne depuis neuf mois, affiché au départ à 410 000 €. » Pour adhérer à leur projet, une rénovation quasi intégrale s’impose. Ils estiment une enveloppe travaux de 40 000 €.
« On s’est directement tournés vers le courtage, moins chronophage, puisque les courtiers ont accès à plusieurs banques, et que nous avions un dossier qui pouvait paraître complexe. » Pour tenir leur budget, Céline Grossiort, d’Avicap, leur indique qu’ils doivent tenter de négocier le prix d’achat à 320 000 €, mais leur offre est refusée. Le couple consent alors à augmenter son apport de 10 000 € et à demander le reste à leurs proches, en mobilisant le “don Sarkozy”, une mesure fiscale permettant de transmettre une somme d’argent en bénéficiant d’une exonération des droits de mutation.
À lire aussi
>> Taux d’intérêt : une hausse inquiétante en octobre ?
Reste alors 340 000 € à financer travaux inclus, hors frais de notaire. Rapidement, la courtière identifie une offre dans la banque d’Inès : un prêt primo-accédant à 1,90 % pour 40 000 €, auquel s’ajoutent deux autres lignes de 155 000 € à 2,64 % et 2,92 %. Le montage est validé en quinze jours. La banque accepte un différé de six mois pour laisser le temps de réaliser les travaux, avant les premières mensualités pleines de 1 800 € par mois. « Le courtage nous a coûté 2 000 €, mais nous a fait gagner entre 6 000 et 7 000 € sur le coût total du crédit. Il nous a aussi permis de présenter un dossier cohérent, qu’on aurait peut-être eu du mal à défendre seuls. »
Il y a 5 mois, Alexandre, 37 ans, et Inès, 32 ans, ont accueilli un petit garçon. « Nous conseillons aux primo-accédants de se projeter sur le long terme afin que le bien corresponde à leur besoin actuel mais aussi dans 5 voire 10 ans », souligne le jeune papa. « Et même si c’est dur, de faire soi-même les travaux. Ils ont été un vrai moyen pour nous d’avoir un T4 dans un secteur central. »
Envie d’acheter pour la première fois ? Il existe des facilités
On parle de primo-accédant lorsqu’une personne achète sa résidence principale pour la première fois. Logique… Mais ce terme englobe plus largement « toute personne n’ayant pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années », comme le rappelle Action Logement.
Et c’est important : car si vous entrez bien dans cette définition, plusieurs facilités s’offrent à vous, en particulier en matière de financement. Notamment le prêt à taux zéro (PTZ), conditionné justement à ce statut, dont le montant peut s’élever jusqu’à 180 000 € dans le Rhône.*
Un coup de pouce à ne pas négliger, notamment dans le département où l’immobilier a vu sa valeur bondir de +34 % en dix ans et de +56 % dans la métropole. Il faut en effet compter désormais sur un prix médian d’acquisition de 3 650 €/m2 dans l’ancien et de 4 970 €/m2 dans le neuf, selon les derniers chiffres communiqués par les notaires du Rhône.
Des budgets conséquents, en particulier pour les primo-accédants qui sont aussi, en toute logique, ceux qui disposent des capacités financières les plus serrées : parce qu’ils ont des revenus en général moins élevés que leurs aînées, disposent d’épargne et donc d’un apport moins importants… S’il est difficile aujourd’hui de tirer le portrait des primo-accédants dans le Rhône, les notaires parviennent à en esquisser quelques traits : 33 % des acquéreurs du Rhône sont âgés de 30 à 39 ans.
*Le PTZ est conditionné à l’achat d’un bien neuf sur tout le territoire. Pour un bien ancien, ce n’est possible que pour les communes situées en zone B2 et C. Le montant du PTZ dépend notamment du nombre de personnes qui occupent le foyer.
À lire aussi
>> Logement : ces habitants ont acheté 30 % moins cher grâce au bail réel solidaire
Margaux et Guillaume, 34 et 32 ans, ont acheté un T3 à Meyzieu dans le centre-ville. Photo fournie
En quête d’une maison pour installer leur petite famille, Margaux et Guillaume, tous deux trentenaires et parents d’un petit garçon de deux ans, ont revu leur plan quand une opportunité s’est présentée à eux.
Après avoir emménagé en tant que locataires en novembre 2022 dans un T3 de 63 m2 construit en 2012, au-dessus de la place du marché en plein centre de Meyzieu, leur propriétaire bailleur les informe en 2024 qu’il veut vendre. « Il s’était fait à l’idée de vendre avec des locataires, c’est-à-dire nous, à l’intérieur », explique Guillaume, ingénieur en bureau d’études en électricité à Passieu. « En général, c’est plus compliqué de vendre un bien quand il y a encore des locataires présents. Nous le savions et nous y avons vu une opportunité. »
Et l’analyse était plutôt bonne : « selon nous, ce logement valait autour de 200 000 € », ajoute Margaux. Et en effet, à Meyzieu, le prix médian au mètre carré pour un appartement est estimé à environ 3 200 €, selon les chiffres des notaires.
« Mais comme il était occupé, il a été mis au prix de 180 000 €. Nous avons alors saisi l’opportunité d’acheter l’appartement qu’on louait », se réjouit celle qui est responsable marketing dans la connectique à Chavanoz (Isère).
« Comme nous avions prévu d’acheter, nous avions vu notre banquier en amont. Nous savions donc combien on pouvait emprunter et on a pu se positionner rapidement quand on a vu l’opportunité. »
À lire aussi
>> Taux immobiliers : comprendre le nouveau paysage du crédit en 2025
Si à l’origine ils cherchaient une maison, ils y ont vu de nombreux avantages, autant sur le plan financier que pratique. « Le crédit que nous avons contracté sur 25 ans correspond à peu près à notre ancien loyer. Cela n’a donc pas changé notre pouvoir d’achat. Mais désormais, on capitalise », analyse Margaux.
« L’autre point positif est la localisation : nous connaissions déjà ce bien, d’une part, et avions nos habitudes, d’autre part », ajoute Guillaume qui admet toutefois qu’acheter implique de faire des compromis. « Quand on est primo-accédant, on ne peut pas avoir le bien parfait tout de suite, mais l’important c’est d’acheter, de capitaliser pour revendre plus tard quand on aura plus de moyens. Comme on a acquis ce bien avec une décote, on mise sur le fait de faire de la plus-value aussi. » Le logement pouvant déjà être revendu « avec frais de notaire inclus » sans perte, selon eux.
En attendant de parvenir à faire un achat d’un bien plus grand, le couple a déjà commencé à améliorer l’appartement acquis : le bien présentait un DPE initialement de classe D, mais est passé à C grâce à une pompe à chaleur installée récemment.
À lire aussi
>> Tout comprendre sur les frais de notaire : pourquoi sont-ils aussi élevés ?
Attention aux frais annexes lors de votre premier achat
Au-delà de la seule valeur du bien acheté, ne négligez pas les coûts annexes lors d’une acquisition car, mis bout à bout, cela fait une belle somme ! En les anticipant lors de l’établissement de votre budget, vous vous éviterez des mauvaises surprises. Gage d’un achat en toute sérénité.
Retrouvez les temps forts de l’actualité économique, dans nos régions, en France et dans le monde.