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l’essentiel Le marché immobilier tarbais retrouve une certaine stabilité en 2024. Entre disparités selon les quartiers, hausse des prix des appartements anciens et attrait croissant pour les maisons en résidence principale, la ville affiche un dynamisme soutenu.
Le prix médian des appartements anciens à Tarbes a progressé de 1,7 % entre le 1er novembre 2023 et le 31 octobre 2024, atteignant 1 280 €/m², selon l’étude de la Chambre interdépartementale des notaires. « Ces chiffres reflètent globalement le marché, mais nous observons des écarts importants selon les quartiers », note un directeur d’agence immobilière locale.
Les appartements anciens :
une légère hausse mais
des disparités marquées
Le quartier du Martinet, par exemple, connaît une baisse notable de 12,5 %, avec un prix médian de 1 290 €/m². « Cela s’explique par une forte concentration de copropriétés des années 60 et 70, qui nécessitent souvent des travaux importants ». À l’inverse, le quartier Ormeau-Figarol affiche une hausse spectaculaire de 14,1 %, atteignant 1 390 €/m². « Ce secteur résidentiel, calme et prisé, voit peu de rotation. Les biens se vendent rapidement, souvent à des prix légèrement supérieurs au marché ». Le secteur Massey, en bordure du célèbre jardin, reste le plus cher. « Entre l’avenue Bertrand Barrère et la rue Massey, les maisons sont rares et se vendent à prix fort. Les appartements, en revanche, attirent une clientèle diversifiée : les jeunes actifs recherchent un balcon ou une terrasse, tandis que les séniors privilégient les biens avec ascenseur », explique Maître émilie Bareille, notaire à Tarbes.
Les maisons : stabilité des prix
et forte demande
Le prix médian des maisons anciennes à Tarbes est resté stable à 156 600 € pour une surface moyenne de 115 m². « Nous observons peu d’écart avec notre moyenne, calculée à 158 086 € », précise l’agent immobilier. Certains quartiers, comme Laubadère, enregistrent toutefois une hausse marquée de 10 %, avec un prix médian de 160 000 € pour 125 m².Les
« Laubadère, longtemps sous-estimé, attire une nouvelle clientèle, souvent extérieure à la ville, qui apprécie le calme et les prix encore accessibles. Nous avons conclu de nombreuses transactions cette année dans ce secteur », poursuit-il. Les maisons de ville avec cachet et jardin, notamment au centre ou proche du jardin Massey, restent très recherchées. « Ces biens se vendent rapidement, surtout en résidence principale, car il y a peu d’offres en location. Le marché locatif est vieillissant, et les prix élevés des appartements poussent les acheteurs à privilégier l’acquisition ».
La couronne tarbaise :
un ajustement des prix
Dans les communes environnantes de Tarbes, le marché immobilier des maisons anciennes montre des évolutions variées qui reflètent un réajustement après les hausses des dernières années. Les prix, bien que globalement en baisse dans certains secteurs, restent compétitifs pour les acquéreurs souhaitant profiter de la proximité de Tarbes sans en subir les inconvénients. À Aureilhan, les prix reculent de 5,5 %, avec un prix médian de 156 000 € pour une surface moyenne de 101 m². Barbazan-Debat affiche une baisse similaire de 5,2 %, à 178 000 € pour 118 m², tandis qu’à Juillan, le recul est plus marqué avec -10,5 %, et un prix médian de 171 500 € pour 108 m².
Ces baisses traduisent une correction après la flambée post-Covid et offrent des opportunités pour les acheteurs à la recherche d’un compromis entre espace et prix.
Cependant, certaines communes échappent à cette tendance baissière. À Bordères-sur-l’Échez, les prix progressent de 5,7 %, atteignant un prix médian de 179 700 € pour une surface moyenne de 110 m². Cette hausse souligne l’attractivité de cette commune résidentielle calme et bien desservie. À Soues, les prix restent stables, avec une légère hausse de 0,5 %, portant le prix médian à 200 000 € pour 100 m², une valeur élevée pour la couronne tarbaise.
En revanche, d’autres communes enregistrent des baisses modérées. À Odos, les prix diminuent de 3,2 %, avec un prix médian de 194 200 € pour 102 m². Cette commune, prisée pour son cadre de vie agréable, conserve des prix supérieurs à la moyenne. Enfin, Séméac, avec une baisse de 3,5 %, voit son prix médian s’établir à 152 000 € pour 100 m². Ces variations reflètent des dynamiques locales spécifiques, influencées par la qualité des infrastructures, l’attractivité des zones résidentielles et la disponibilité des biens. La couronne tarbaise continue d’attirer les acheteurs cherchant un compromis entre la vie urbaine et un cadre plus tranquille.
Primo-accédants et investisseurs :
un marché en mutation
Le marché tarbais reste majoritairement porté par la résidence principale. « Les primo-accédants, absents en début d’année à cause des conditions bancaires restrictives, commencent à revenir. Les taux se sont adoucis, et certains accèdent enfin à la propriété », note le professionnel. Les investisseurs, quant à eux, se montrent plus prudents, même si l’immobilier reste une valeur refuge. « Les passoires thermiques se vendent, mais souvent à des prix agressifs en raison des travaux à prévoir. Ces biens représentent environ 40 % de nos ventes », ajoute-t-il. Par ailleurs, les acheteurs extérieurs à la région, notamment des actifs et des séniors, continuent d’affluer. « Tarbes séduit par ses prix bien inférieurs à ceux de Pau et par sa qualité de vie. Les militaires, par exemple, reviennent vers l’investissement, ciblant principalement des appartements ».
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