Ce samedi 25 juillet, aux alentours de minuit, les sapeurs-pompiers de Vitry-le-François ont été appelés en urgence pour un incendie sur la commune de Thiéblemont-Farémont, petite localité de 500 habitants située à une quinzaine de minutes à l’est de Vitry-le-François. À leur arrivée sur les lieux, le constat des pompiers est sans appel : la toiture de la maison est déjà embrasée aux deux tiers. « Lorsque nous sommes arrivés, l’objectif principal était d’éviter que l’incendie ne se propage dans les végétations autour de la maison », explique le lieutenant Jean-Yves Laisné.
L’intervention s’est prolongée jusqu’à 4 heures du matin afin de sécuriser totalement le périmètre. L’incendie n’a fait aucun blessé, aucun habitant n’était présent au moment des faits. Au réveil, les voisins ont été surpris de ce feu, qui les rend plutôt perplexes. Si les murs extérieurs sont restés quasiment intacts, le toit s’est effondré et l’intérieur de la propriété a été ravagé par les flammes.
Dans les rues thiéblemontoises, riverains et élus s’unissaient dans la même stupéfaction. L’incompréhension domine face à ce sinistre survenu en pleine nuit, vers 1 heure du matin. « On n’a rien entendu, pourtant les pompiers ont dû passer devant chez nous. On ne découvre que maintenant ce qu’il s’est passé », confie un habitant du quartier, interloqué devant la structure calcinée. Pour le maire, Christian Girardot, et les villageois, cette adresse n’est malheureusement pas inconnue : c’est ici même que s’est joué l’un des drames les plus marquants du Vitryat ces dernières années.
Le 8 avril 2024, cette même maison avait été le théâtre d’un tragique double homicide. Pauline Szczerbicki, 29 ans, et son compagnon Hassine Habbani, 41 ans, originaire de Soissons, y avaient été retrouvés morts par balle dans leur lit, au sein de la chambre conjugale. Leur bébé de 7 mois, découvert sain et sauf par les secours et la grand-mère maternelle, avait miraculeusement survécu. L’affaire, confiée à la section de recherches de Reims, avait plongé la commune dans la sidération.
Depuis ce drame, l’habitation était restée figée dans le temps. « La maison n’était plus sous scellés depuis peu. La famille avait récupéré le bien récemment », précise le maire Christian Girardot. Pour l’heure, peu d’informations officielles ont filtré sur les causes exactes du départ de feu. Une enquête est ouverte pour déterminer l’origine de cet incendie qui vient rouvrir une blessure encore vive dans le paysage de Thiéblemont-Farémont.
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