Ce mardi 2 avril, Toulouse Métropole a lancé Alis, agence immobilière sociale publique qui s’adresse aux locataires aux revenus très modestes. Les détails du dispositif ont été dévoilés.
Un T3 avec cave et parking au Pont des Demoiselles pour 473 euros, hors charges. C’est une offre plus qu’attractive proposée par Alis, nouvelle agence immobilière sociale publique de Toulouse, lancée ce mardi 2 avril. Elle est issue d’un groupement d’intérêt public (GIP) entre la Métropole, l’Union Cépière Robert-Monnier (UCRM), l’association Habitat et Humanisme et Toulouse Métropole Habitat
L’initiative est présentée comme une « mesure complémentaire » aux solutions déjà existantes en matière de logement social. Elle a vocation à « remettre sur le marché une partie du parc locatif dormant avec une vocation sociale », explique Jean-Luc Moudenc. 
Concrètement, l’agence propose plusieurs garanties aux propriétaires pour les inciter à intégrer leur bien dans ce programme : financement du loyer en cas d’impayé, remise en état du logement à la fin du bail en cas de besoin, accompagnement dans leurs démarches administratives et projets, notamment les travaux, et accès à des primes incitatives pouvant aller jusqu’à 8.000 euros. Par ailleurs, en fixant un loyer en dessous des prix du marché, ils bénéficieront d’une réduction d’impôt de 20, 40 ou 65 % sur les revenus générés, et ce grâce à la participation de l’Anah (agence nationale pour l’amélioration de l’habitat).
En contrepartie, les locataires pourront se voir proposer des tarifs allant de -15 % à -45 %. Eux aussi seront accompagnés par les services d’Alis. « Une grande partie de la réussite tournera autour de l’accompagnement social pour finir avec des personnes qui seront autonomes dans le logement« , souligne Christian Liberos, président de l’UCRM. Le public qui pourra prétendre au dispositif est en effet « très modeste, voire précaire », déjà inséré dans le processus d’accès au logement social. 
Afin d’être sélectionnés, les locataires devront toutefois répondre à certains critères : être de nationalité française ou disposer d’un titre de séjour en cours de validité et justifier de ressources régulières (CDI, CDD, intérim, prestations sociales, etc) et d’un reste à vivre suffisant. 
Trois niveaux de conventionnement sont possibles, allant de loc 1 à 3 (intermédiaire, social et très social), les deux derniers niveaux étant « parfois moins chers qu’un HLM« , affirme le directeur du GIP. Pour l’heure, la structure est en phase de constitution d’un parc de logements à proposer. Deux foyers ont pu bénéficier des premiers biens, dont le T3 du Pont des Demoiselles.
En 2024, l’agence espère atteindre un premier pallier de 50 appartements, l’objectif étant de garder un équilibre entre le nombre d’habitations et la capacité à accompagner tous les bénéficiaires. Une fois ce volume atteint, la procédure de candidature des locataires, actuellement indisponible, sera élaborée. 
Selon le maire de Toulouse, ce dispositif n’est pas forcément une réponse à la problématique des logements vacants, dont le taux « est assez faible ». 
L’intérêt d’Alis pour l’habitat métropolitain se trouve donc davantage dans la rénovation des biens qu’elle pourra amorcer ou accélérer. « Ce petit geste peut venir débloquer des situations. Le dispositif est pensé pour être à la fois vertueux sur la thématique sociale et sur la maintenance du parc locatif actuel, pour essayer de gagner en compétences énergétiques », fait valoir le président du GIP. Les propriétaires intéressés par la démarche peuvent d’ores et déjà contacter les services de l’agence immobilière publique via le site internet.
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Journaliste web, print et radio, Marion est notamment passée par A2PRL, 100 % Radio et La Dépêche du Midi avant de rejoindre l’équipe de L’Opinion Indépendante.
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