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Pour un financement des obsèques anticipées
Internet, une zone où tout est possible pour les malveillants. Preuve en est la dernière arnaque relevée par UFC-Que Choisir. L’association alerte sur les nombreux cas de piratage de boîtes mail des notaires, faisant perdre des milliers d’euros aux acquéreurs d’un bien immobilier.
Voilà un nouveau type d’escroquerie sur le net. Des pirates informatiques entrent dans la boîte mail des notaires et falsifient les courriels de ces officiers publics pour voler des particuliers acheteurs. L’arnaque est révélée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir qui a reçu de nombreuses plaintes de personnes s’étant fait dérober des sommes importantes qu’elles croyaient avoir versées à leur notaire.
Dans une première affaire, un particulier qui finalisait la transaction d’un logement dans le Pas-de-Calais a perdu 50 000€. Dans une deuxième, un couple résidant à Pau a été délesté de 30 000€. Le procédé utilisé est toujours le même : un faux mail d’un vrai notaire égare la personne qui effectue un virement bancaire sur le compte des escrocs. De nombreux cas ont été recensés dans d’autres départements, comme le Nord, le Centre, l’Île-de-France, ou encore le Sud-Ouest. A chaque fois, les témoignages font état d’une utilisation frauduleuse de la messagerie du notaire.
Pour berner le particulier, le pirate, qui s’est introduit dans la boîte mail du notaire et a intercepté le courriel envoyé par l’officier public à son client, falsifie le contenu du message destiné à conclure la transaction immobilière, reprenant tous les éléments de la vente, mais en ajoutant en pièce jointe un RIB (Relevé d’Identité Bancaire) qui n’a pas les coordonnées de la Caisse des dépôts, mais celles d’un compte bancaire à l’étranger. Lorsque le client réalise qu’il s’est fait dépouiller, sa banque a déjà autorisé le virement.
La domiciliation du compte d’un office notarial est en effet toujours libellée auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), comme pour les huissiers de justice et d’autres professions réglementées manipulant des sommes qui ne leur appartiennent pas. Dans la première affaire, c’est la banque du particulier escroqué qui a alerté en constatant que les coordonnées bancaires ne correspondaient pas à celles de la CDC, mais à celles d’un compte à l’étranger.
Ce n’est pas la première fois que les sites des notaires font l’objet de hacking (accès non autorisé à un système informatique). En début d’année 2021, le Conseil Supérieur du Notariat avait alerté sur la recrudescence des tentatives de fraudes et d’usurpation d’identité et de sites internet des notaires. Les cyber attaques sont désormais courantes pour ces professionnels, menacent leur réputation et peuvent mettre en péril la survie des études. L’approche des pirates peut se faire par l’envoi de faux documents avec l’en-tête d’un vrai office notarial, afin de détourner un héritage ou une donation. Les clients sont invités à transmettre leurs coordonnées bancaires ou à effectuer des versements.
Plus récemment au cours de cet été, des arnaques à l’assurance vie ont été relatées par l’association UFC-Que Choisir. La méthode est rodée : l’identité de vrais notaires est usurpée, la victime est le proche d’une personne décédée repérée sur les avis d’obsèques. Un faux contrat notarié est envoyé, une fois que la personne a transmis tous les documents demandés (pièce d’identité, livret de famille, justificatif de domicile, etc.) ; il suffit ensuite aux escrocs de réclamer le paiement de frais pour débloquer les sommes fantômes.
Les notaires recommandent de ne jamais faire de virement sur la base d’un RIB reçu par mail. Appelez l’office pour vérifier les coordonnées bancaires ou déplacez-vous à l’étude pour obtenir le RIB en mains propres.
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La mutuelle santé constitue un pilier essentiel de la protection sociale en France, venant compléter les remboursements de l’Assurance Maladie. Cependant, le moment idéal pour souscrire une complémentaire santé varie considérablement selon votre statut : étudiant, salarié ou retraité. Chaque période de vie implique des besoins spécifiques et des opportunités différentes en matière de couverture santé. Découvrez quand et comment souscrire votre mutuelle santé pour bénéficier d’une protection optimale tout en maîtrisant votre budget. La mutuelle santé pour les étudiants : quand souscrire ? Au moment de la rentrée universitaire : la période privilégiée Les opportunités de souscription d’une mutuelle santé étudiant se représentent lors de la rentrée universitaire. Mais vous pouvez anticiper cette démarche et vous y prendre durant l’été pour être couvert dès le début de l’année académique, avec, parfois, des tarifs préférentiels. À la fin de la couverture parentale La fin de couverture via la mutuelle des parents constitue un tournant décisif. En France, cette échéance survient généralement : À 18 ans pour certains contrats À la fin des études ou à 25 ans pour la majorité des contrats si vous êtes rattaché au foyer fiscal de vos parents Dès le premier emploi stable À noter : Depuis la réforme de la Protection Universelle Maladie (PUMa), les étudiants ne disposent plus d’un régime spécifique mais restent rattachés au régime général. Ils sont couverts par l’Assurance Maladie comme tous les autres assurés et peuvent compléter leurs remboursements par une mutuelle, qui peut être généraliste, low cost (mutuelle à moins de 20€/mois) ou spécifique étudiant. Lors d’un départ à l’étranger Pour les étudiants en mobilité internationale, il est conseillé de se doter d’une mutuelle qui prend en charge le remboursement des soins à l’étranger 1 à 2 mois avant le départ. Les stages à l’étranger et les programmes Erasmus+ nécessitent une couverture adaptée que les mutuelles étudiantes classiques ne proposent pas systématiquement. La plupart des mutuelles classiques couvrent vos dépenses de santé si le séjour ne dépasse pas 3 mois. Salariés : les moments clés pour choisir votre complémentaire santé À l’embauche : vérifier les dispositions de l’entreprise Depuis l’Accord National Interprofessionnel (ANI) de 2016, les entreprises privées ont l’obligation de proposer une mutuelle collective à leurs salariés. Le moment de l’embauche est donc crucial pour : Prendre connaissance du contrat proposé Évaluer les possibilités de dispense d’adhésion Comprendre les modalités de portabilité des droits Extension des garanties aux ayants droit (conjoint, enfants) Le délai légal d’adhésion à la mutuelle entreprise est généralement fixé à la fin de la période d’essai, mais peut varier selon les conventions collectives. Depuis le 1er janvier 2025, se met en place la mutuelle santé obligatoire pour les fonctionnaires. En cas de changement de situation professionnelle Un changement de statut professionnel constitue une période charnière pour revoir sa couverture santé : Passage de CDD à CDI Promotion impliquant un changement de catégorie professionnelle Changement d’employeur Ces situations permettent de réévaluer vos besoins et éventuellement de souscrire une surcomplémentaire santé si la mutuelle d’entreprise s’avère insuffisante. Lors d’un départ de l’entreprise En cas de rupture du contrat de travail (hors faute lourde), vous bénéficiez de la portabilité des droits à complémentaire santé pendant une durée maximale de 12 mois. La fin de cette période est le moment idéal pour souscrire une nouvelle mutuelle individuelle. TNS : la mutuelle santé, indispensable pour renforcer sa protection sociale En tant que travailleur non salarié (TNS), choisir le bon moment pour souscrire une mutuelle santé est stratégique. Voici les périodes les plus opportunes : Dès le démarrage de l’activité : C’est idéalement le meilleur moment. En souscrivant immédiatement, vous évitez les périodes sans couverture et bénéficiez d’une déduction fiscale dès votre première année d’exercice. La mutuelle loi Madelin permet de déduire ces cotisations de votre revenu imposable dans la limite des plafonds. Lors du changement de statut : Si vous passez du statut de salarié à celui de TNS, souscrivez avant la fin de votre couverture précédente pour éviter toute interruption. À la fin d’année/début d’année civile : Cette période correspond souvent au renouvellement des contrats d’assurance. C’est un moment propice pour comparer les offres et optimiser votre couverture pour l’année fiscale à venir. Avant des soins coûteux programmés : Si vous anticipez des dépenses de santé importantes (soins dentaires, optique), souscrivez quelques mois avant pour éviter les délais de carence sur certaines prestations. Gardez à l’esprit que la plupart des mutuelles imposent des délais de carence (1 à 6 mois selon les garanties) avant de pouvoir bénéficier de certaines prestations. Anticipez donc vos besoins. Retraités : quand opter pour une nouvelle mutuelle ? En préparation du départ à la retraite En vertu de la loi Evin, vous avez le droit de conserver votre mutuelle entreprise si vous étiez salarié. Cette option est rarement gagnante pour les raisons suivantes : les garanties restent les mêmes, quelle que soit l’évolution de vos besoins de santé le tarif est inchangé la première année, mais vous ne bénéficiez plus de la participation de l’employeur le tarif augmente de 25% par rapport au prix initial la deuxième année, de 50% la troisième, et devient libre au-delà. Il est donc recommandé d’anticiper la souscription d’une mutuelle senior 3 à 6 mois avant le départ à la retraite. Cette période permet de : Comparer les offres spécifiques pour seniors Éviter les délais de carence entre deux contrats Bénéficier des dispositions de la loi Évin qui plafonne les augmentations tarifaires lors du passage d’un contrat collectif à individuel À 70 ans et plus : réévaluer ses besoins L’entrée dans le troisième âge (65-70 ans) constitue une étape clé pour revoir sa couverture santé. À cette période, les besoins évoluent significativement : Augmentation des consultations spécialistes Risque accru d’hospitalisation Besoins croissants en optique, audiologie et dentaire Une révision de contrat à cette période permet d’optimiser sa couverture tout en maîtrisant l’évolution des cotisations. La mutuelle pour 70 ans et plus est adaptée à la problématique de santé des assurés de cet âge. Après 80 ans : adapter sa couverture au grand âge Après 80 ans, une nouvelle évaluation de la couverture s’impose pour s’adapter aux spécificités du grand âge : Renforcement des garanties en hospitalisation Couverture des soins à domicile Prise en charge de la dépendance Certains assureurs proposent des formules dédiées à cette tranche d’âge qu’il convient d’examiner attentivement. Les périodes idéales pour changer de mutuelle La résiliation à l’échéance annuelle Traditionnellement, la résiliation d’une mutuelle santé pouvait s’effectuer à la date anniversaire du contrat, avec un préavis généralement de 2 mois. Cette période reste pertinente pour : Comparer les offres du marché Négocier des tarifs préférentiels Éviter les doublons de cotisation L’organisme assureur doit respecter les délais de préavis pour vous informer de votre droit à résiliation (loi Chatel). S’il ne les respecte pas, vous pouvez dénoncer le contrat à tout moment. La résiliation infra-annuelle : une opportunité récente Depuis décembre 2020, il est possible de résilier sa mutuelle beaucoup plus facilement, car la démarche peut se faire à tout moment après la première année de souscription, sans devoir respecter un quelconque préavis. Cette flexibilité permet de : Réagir rapidement à un changement de situation Profiter d’offres promotionnelles tout au long de l’année S’adapter plus aisément aux évolutions de ses besoins Point important : à votre demande, la nouvelle mutuelle peut prendre en charge les formalités de résiliation, simplifiant considérablement le processus. Cela permet de faire coïncider les dates de résiliation/substitution. Comment choisir la mutuelle adaptée à votre situation ? Analyser ses besoins spécifiques La souscription d’une mutuelle doit s’accompagner d’une analyse précise de vos besoins selon : Votre âge et votre situation familiale Vos antécédents médicaux Vos habitudes de consommation médicale Vos projets de soins à venir (orthodontie, chirurgie, etc.) Comparer les garanties essentielles Au-delà du prix, une attention particulière doit être portée aux garanties, notamment : Le niveau de remboursement des consultations spécialistes Les plafonds en optique et dentaire La prise en charge des dépassements d’honoraires Les services complémentaires (téléconsultation, assistance, etc.) Vérifier les délais de carence et exclusions Avant toute signature, examinez attentivement : Les délais de carence pour chaque type de prestation : il peut aller jusqu’à 1 an pour la garantie hospitalisation (sauf accident) Les exclusions de garantie : les dépassements d’honoraires par exemple Les conditions de renouvellement des équipements : 2 ans pour les lunettes Les plafonds annuels de remboursement Ce qu’il faut retenir Que vous soyez étudiant découvrant l’autonomie, salarié en quête de la meilleure protection, travailleur indépendant ou retraité souhaitant optimiser votre couverture, choisir le bon moment pour souscrire votre mutuelle santé s’avère déterminant. En tenant compte des spécificités de votre situation et des périodes propices identifiées dans cet article, vous maximisez les avantages de votre complémentaire tout en maîtrisant votre budget santé. N’oubliez pas que la comparaison des offres et l’analyse fine de vos besoins restent les clés d’un choix éclairé, quel que soit le moment de souscription. Une mutuelle bien adaptée à votre profil vous garantira une tranquillité d’esprit face aux aléas de santé, à chaque étape de votre vie. FAQ : Questions fréquentes sur la souscription à une mutuelle santé Puis-je souscrire une mutuelle à tout moment de l’année ? Oui, la souscription est possible à tout moment. Néanmoins, certaines périodes sont plus favorables selon votre statut et permettent d’éviter les délais de carence ou de bénéficier de promotions saisonnières. Que faire en cas de changement de situation personnelle ? Un mariage, une naissance ou un déménagement constituent des moments opportuns pour réévaluer votre contrat. La plupart des mutuelles proposent des ajustements sans pénalités dans ces situations. Une mutuelle peut-elle refuser ma souscription ? Contrairement aux assurances prévoyance, les mutuelles santé ne peuvent pas refuser une adhésion en raison de l’état de santé. Elles peuvent toutefois appliquer des délais de carence sur certaines prestations (hospitalisation, optique, dentaire) pour éviter les effets d’aubaine. Comment éviter les doubles cotisations lors d’un changement ? Pour éviter de payer deux mutuelles simultanément, coordonnez précisément les dates de résiliation et de souscription. Les modalités de la résiliation infra-annuelle en mutuelle santé facilitent grandement cette transition en permettant à votre nouvelle mutuelle de gérer la résiliation de l’ancienne.
L’assurance emprunteur est une protection indispensable pour obtenir un crédit immobilier. Si l’immense majorité des emprunteurs souscrivent automatiquement au contrat proposé par leur banque, il est pourtant possible d’opter pour une offre déléguée, bien souvent plus avantageuse. Mais convaincre son banquier de cette alternative peut parfois s’avérer complexe. Voici comment optimiser vos arguments pour faire accepter votre choix. Assurance emprunteur : le libre choix du contrat Depuis plusieurs années, la législation française a renforcé les droits des emprunteurs en matière d’assurance de prêt. Aujourd’hui, il est possible de choisir librement son assurance emprunteur, sans obligation d’adhérer au contrat groupe de la banque. 2 lois protègent le libre choix : La loi Lagarde (2010) : Elle a introduit le principe de la délégation d’assurance de prêt, permettant aux emprunteurs de choisir un contrat externe. La loi Lemoine (2022) : Elle facilite la résiliation de l’assurance en cours de prêt, sans frais ni justification. Vous pouvez changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment, et ce, dès le lendemain de la signature de l’offre de financement. Ces lois renforcent donc la liberté des emprunteurs et imposent aux banques d’accepter une assurance externe dès lors qu’elle présente a minima une équivalence de niveau de garanties avec le contrat groupe. Contrat groupe ou contrat individuel : quelle est la meilleure option d’assurance de prêt ? Lors de la souscription d’un crédit immobilier, l’assurance emprunteur peut prendre 2 formes : Le contrat groupe : une solution standardisée Le contrat groupe est l’offre d’assurance proposée par la banque. Il présente certains avantages : Simplicité et rapidité : Il est automatiquement intégré à l’offre de prêt. Pas de formalités complémentaires : La banque gère directement l’assurance. Mutualisation du risque : Les cotisations sont calculées sur une base collective, ce qui peut être bénéfique pour certains profils à risque. En langage clair, les “bons risques” paient pour les “mauvais”. Le contrat individuel : une solution personnalisée et économique Le contrat individuel, souscrit auprès d’un assureur externe, présente plusieurs atouts : Tarifs personnalisés : Les cotisations sont adaptées au profil de l’emprunteur, toujours plus avantageuses pour les jeunes et les non-fumeurs, et pour la plupart des profils à risques (âge, santé, profession, pratique sportive). Garanties modulables : Il est possible d’adapter les garanties en fonction des besoins. Vous ne payez pas de garanties superflues comme cela peut être le cas avec les contrats packagés proposés par certaines banques. Potentielles économies importantes : Jusqu’à 60 % d’économies sur le coût global de l’assurance. La différence entre contrat groupe et contrat individuel se joue à la fois sur le tarif et la protection. En mettant les offres via un comparateur d’assurance de prêt immobilier, de nombreux emprunteurs se rendent compte que la délégation d’assurance est une option plus compétitive. Mais comment convaincre son banquier de faire accepter cette alternative ? Astuces pour persuader le banquier d’accepter une assurance externe Si la loi impose aux banques d’accepter un contrat délégué respectant l’équivalence de garanties, certains établissements restent réticents, bien décidés à conserver leurs marges juteuses sur ce produit contraint pour l’emprunteur. Voici quelques stratégies pour renforcer votre argumentaire. 1. Préparer un dossier en béton Avant d’entamer les discussions avec votre conseiller bancaire, assurez-vous de disposer des documents nécessaires : Comparatif d’assurance : Montrez que l’offre externe présente des garanties équivalentes ou supérieures. Certificat d’équivalence de garanties : Fournissez une attestation de l’assureur confirmant la conformité du contrat. Calcul des économies réalisées : Mettez en avant l’impact financier positif pour vous (diminution du taux d’endettement, car l’assurance est comprise dans son calcul). 2. S’appuyer sur la réglementation Rappeler à votre banquier que la loi est de votre côté peut être un levier efficace : Mentionnez les lois Lagarde et Lemoine. Précisez que le refus d’une assurance déléguée respectant l’équivalence de garanties est illégal Le seul motif de refus retenu par la réglementation repose uniquement sur la non-équivalence de garantie. Important : la banque est obligée de vous informer de votre droit au libre choix de l’assurance dès votre demande de prêt immobilier et de vous rappeler chaque année que vous avez le droit d’en changer. 3. Négocier le taux d’intérêt Certaines banques compensent la perte de revenus sur l’assurance en augmentant le taux d’intérêt du prêt. Vous pouvez : Comparer plusieurs offres de prêt pour renforcer votre pouvoir de négociation. Demander une simulation globale (coût du crédit + assurance) pour évaluer la solution la plus intéressante. 4. Jouer la compétition entre banques Si votre banque refuse l’assurance externe, utilisez cet argument pour faire jouer la concurrence : Sollicitez d’autres établissements : Un autre organisme peut vous proposer un prêt plus attractif avec la délégation d’assurance acceptée. Menacez de changer de banque : Dans certains cas, votre banque actuelle pourrait revoir sa position. 5. Faire appel à un courtier Le rôle d’un courtier en assurance emprunteur est de vous aider à monter un dossier solide et de négocier avec la banque. Ce spécialiste dispose souvent d’accords préétablis avec certains établissements facilitant l’acceptation de l’assurance externe. Le courtier est un professionnel qui peut dialoguer d’expert à expert avec le banquier, et vous obtenir des conditions au mieux de vos intérêts. Conclusion Convaincre son banquier d’accepter une assurance emprunteur déléguée en 2025 repose sur une bonne préparation et une argumentation solide. En mettant en avant l’équivalence des garanties, les économies réalisées et la conformité avec la loi, vous maximisez vos chances d’obtenir gain de cause. Gardez la main sur votre assurance de prêt immobilier. N’oubliez pas que la concurrence et l’accompagnement d’un professionnel peuvent aussi être des leviers déterminants pour obtenir la meilleure assurance emprunteur.
Le marché immobilier se redresse progressivement en 2025 à la faveur de taux d’intérêts toujours orientés à la baisse, du retour de la demande des ménages et de la démarche volontariste des banques pour faire oublier les années noires 2023-2024. Signe que les affaires reprennent et que l’appétit est revenu : les prix dans l’ancien remontent légèrement. Taux, apport personnel, règles d’octroi et bienfaits de la délégation d’assurance emprunteur, voici ce qu’il faut savoir pour concrétiser un projet immobilier en mars 2025. Taux de crédit immobilier : stagnation en mars 2025 Depuis le début de l’année 2024, les taux d’intérêts cèdent chaque mois quelques points de base, permettant à la capacité d’emprunt des ménages porteurs d’un projet immobilier de s’améliorer. Les valeurs sont passées d’une moyenne de 4,50% (hors assurance emprunteur et coût des sûretés) en décembre 2023 à 3,35% en ce début mars 2025. Un crédit immobilier à rembourser sur 20 ans coûte désormais 72 254€ d’intérêts bancaires, contre 103 672€ fin 2023. La capacité d’emprunt a ainsi gagné 30% en seulement 14 mois. En mars, on constate toutefois une stabilisation des taux par rapport au mois précédent. Certaines banques appliquent quelques petits ajustements à la marge, sans bouleverser la donne. Voici les fourchettes de taux par durée que l’on peut observer chez les courtiers en crédit immobilier : 10 ans : entre 2,99% et 3,25% 15 ans : entre 3,09% et 3,35% 20 ans : entre 3,15% et 3,45% 25 ans : entre 3,23% et 3,55% Ces données sont brutes (hors frais annexes) et peuvent être décotées pour les profils premium après négociation avec le prêteur. Il est aujourd’hui possible de s’endetter sous les 3% jusqu’à 20 ans de remboursement. Les taux pourraient diminuer encore au cours du mois, suite à la nouvelle décision de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne qui aura lieu le jeudi 6 mars. Il faudra également prendre en compte le niveau de l’OAT 10 ans (emprunt obligataire de l’État français), toujours durablement au-dessus de 3%, et de la politique commerciale propre à chaque banque. Le printemps étant le premier temps fort de l’année pour le marché immobilier, on voit mal les établissements de crédit remonter leurs barèmes dans les semaines à venir. Assurance emprunteur : premier levier d’économies d’un prêt immobilier La plupart des emprunteurs se focalisent sur le taux d’intérêts, oubliant que le coût d’un crédit immobilier ne se réduit pas à ce seul élément. Le deuxième plus gros poste de dépenses dans un prêt à l’habitat est imputable à l’assurance de prêt. Bien que non obligatoire d’un point de vue légal, l’assurance est systématiquement exigée par la banque pour accorder le financement. Sa finalité est de couvrir les sommes prêtées jusqu’à leur terme en cas d’aléas de la vie dont vous pourriez être victime : décès, invalidité, incapacité de travail, voire perte d’emploi. Son coût peut représenter jusqu’à 30% de la dépense engagée, bien plus si votre profil présente des risques (âge, profession, état de santé). Si vous ne pouvez échapper à l’assurance, vous pouvez en maîtriser le coût. En déléguant le contrat, vous pouvez réduire la facture jusqu’à 60%. Les assurances individualisées sont jusqu’à 4 fois moins chères que les offres bancaires mutualisées. Mettez les contrats en concurrence via un comparateur d’assurance de prêt immobilier et économisez plusieurs centaines voire milliers d’euros sur la durée totale de remboursement. Ce que vous ne dépensez pas en assurance vous pouvez l’investir dans votre projet et gagner des mètres carrés supplémentaires en souscrivant une assurance externe. Prenons comme exemple d’un emprunteur âgé entre 25 et 35 ans, non-fumeur, qui contracte un prêt de 200 000€ sur 20 ans, couvert par l’assurance bancaire au taux de 0,34% (taux moyen chez les bancassureurs). En délégant, voici le gain potentiel que vous pouvez obtenir : Taux assurance sur capital emprunté Coût total assurance Economies Assurance bancaire 0,34 % 13 600 € Assurance déléguée 0,12 % 4 800 € 8 800 € Apport personnel : les banques moins gourmandes L’apport personnel reste un élément clef pour décrocher le financement d’un projet immobilier. Alors que les conditions d’emprunt s’améliorent doucement à la faveur de la baisse des taux, la question de l’apport est légitime, même si aucune loi ne le régule. Selon les données du dernier trimestre 2024, il fallait poser sur la table en moyenne 16,6% d’un achat dans le neuf et de 20,7% dans l’ancien (Observatoire Crédit Logement/CSA). Pour acheter une maison ou un appartement ancien de 200 000€, il faut donc vider sa tirelire de 41 400€, une jolie somme qui fait généralement défaut aux jeunes primo-accédants qui débutent dans la vie professionnelle. Ce profil d’emprunteur peut s’appuyer sur le PTZ (Prêt à Taux Zéro), une aide financière qui peut représenter jusqu’à 50% du montant de l’opération et constituer une forme d’apport selon la banque concernée. Attention, parmi les changements dans l’immobilier en 2025, le PTZ évolue à compter du 1er avril prochain. La version 2025 du PTZ devient universelle en s’ouvrant à tout le territoire, et en réintégrant la maison individuelle, exclue depuis 2021. Les banques sont désormais moins frileuses pour prêter grâce à la baisse des taux, mais la présence d’un apport conséquent permet de négocier des conditions plus avantageuses et de minimiser le recours au crédit. C’est également au 1er avril 2025 que l’augmentation des frais de notaire s’applique dans certains départements, notamment à Paris. Les collectivités locales ont le droit de voter le rehaussement de 0,5 point les droits de mutation à titre onéreux. Un projet initié en mars va donc subir ce relèvement en vertu du délai entre l’obtention du crédit et la signature de l’acte authentique de vente. Rappel des normes d’octroi S’il y a bien une donnée immuable, c’est la règle imposée aux banques de limiter : Le taux d’endettement à 35% des revenus nets, assurance de prêt comprise La durée de remboursement à 25 ans, sauf achat dans le neuf ou dans l’ancien avec travaux où elle peut s’étendre jusqu’à 27 ans si la jouissance du bien est repoussée. Applicables depuis 2021, les règles du HSCF (Haut Conseil de Stabilité Financière) peuvent être franchies à la marge pour la primo-accession et l’achat de la résidence principale. Ce qu’il faut retenir L’assouplissement des conditions d’emprunt depuis plus de 12 mois facilite l’accès à la propriété immobilière à davantage de ménages. La chute des taux est le facteur déterminant, mais elle est optimisée par la délégation d’assurance emprunteur. En souscrivant une assurance concurrente de celle proposée par la banque, vous abaissez votre taux d’endettement et pouvez consacrer un budget plus conséquent à votre projet d’achat immobilier.