Selon un rapport de l’Agence nationale de contrôle du logement social, Paris et une partie de l’Île-de-France font partie des zones les plus tendues pour l’octroi d’un logement social. Le taux d’attribution y reste cependant stable.
Pour l’attribution d’un logement social, il faut en moyenne attendre trois ans et demi à Paris. La capitale, tout comme une partie de l’Île-de-France, la Côte d’Azur et la zone frontalière avec la Suisse, fait partie des zones les plus tendues, selon un rapport de l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols) publié lundi. Dans ces zones, le taux d’attribution de logements sociaux est cependant resté stable depuis 2019, alors qu’il a baissé ailleurs. 
Au niveau national, le délai moyen d’attente est d’un an et demi. Un délai moyen rallongé d’un mois en raison du recul des octrois de logements sociaux, explique l’Ancols. Selon l’étude, le nombre de logements sociaux attribués à des ménages a baissé pour la quatrième année consécutive en 2024 et le taux de demandes satisfaites est tombé à 9,4 %. Un record « historiquement bas« .
Le nombre de demandes de logement social a progressé de 4,8 % à 4,1 millions en 2024, alors que dans le même temps le nombre de logements attribués a reculé de 2,3 % par rapport à l’année précédente, à 384 000 attributions. Parmi les causes de la baisse des attributions « une baisse de la rotation » des locataires du parc social, rotation qui représente « 80 % de l’offre« , et « une baisse des mises en service« , a avancé Baptiste Prestel, directeur des statistiques et études de l’Ancols, lors d’une conférence de presse.
Dans son étude, l’Ancols s’est également intéressée à l’accès au logement social des ménages dont le droit au logement opposable (Dalo) est reconnu, ce qui oblige l’État à proposer d’urgence une solution de logement. Au niveau national, en 2024, 24 200 logements sociaux ont été attribués à des ménages Dalo, « un chiffre relativement stable depuis 2021« , précise l’Ancols, qui note que le nombre de ménages Dalo augmente, ce qui fait mécaniquement baisser leur taux d’attribution continue à 23,5 %.
L’Ancols calcule qu’en moyenne, un ménage reconnu Dalo a 2,6 fois plus de chance d’obtenir un logement social. « Dans les territoires tendus, l’effet Dalo est plus marqué« , avec environ quatre fois plus de chance d’avoir un logement social, a noté Baptiste Prestel. 
C’est le cas en Île-de-France : un ménage Dalo a 4,1 fois plus de chances d’être logé. « Cette région concentre d’ailleurs plus de la moitié de l’ensemble des attributions Dalo« , précise l’Ancols dans un communiqué.

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