Votre carte bancaire arrive à expiration. Cliquez ici pour la mettre à jour et continuer à profiter de votre abonnement.
Votre carte bancaire a expiré. Sans action de votre part, votre abonnement risque d’être interrompu et vous perdrez tous vos avantages.
Ce mercredi après-midi 4 décembre, une trentaine de policiers ont été mobilisés en centre-ville de Béziers, puis dans le quartier de La Devèze, pour une opération de lutte contre les stupéfiants. Si les forces de l’ordre ont agi sur réquisition du parquet de Béziers, ils ont travaillé sous l’autorité du sous-préfet, Jacques Lucbereilh.
« Eh monsieur, c’est pas à moi ça. Je comprends pas ce qu’il me raconte lui. Je suis pour rien à ça », s’énerve un jeune de La Devèze. Ce mercredi 4 décembre après-midi, Il a fui devant les policiers en abandonnant sur place sa cocaïne, ses boulettes de cannabis et son petit goûter. Tout ça, pour aller se réfugier dans les étages d’un bâtiment de la rue Jean-Franco à La Devèze. Il a finalement été rattrapé par les policiers, qui ontretrouvé une grosse somme d’argent en espèces dans sa sacoche.
À la tête de l’opération, pour piloter conjointement les policiers nationaux et municipaux, le sous-préfet de Béziers, Jacques Lucbereilh. « Il y a une nécessité de déranger les trafiquants, je dirais même de les harceler. Nous devons aller les chercher sur des secteurs enkystés. Nous savons que nous perturbons leur trafic et c’est très important. Nous ne sommes pas ici (en centre-ville, NDLR) pour récupérer des quantités énormes de drogue. Nous le savons. Mais il est important d’avoir une certaine visibilité, et enfin de rassurer les habitants, voisins de ces points de deal. Nous devons faire en sorte que les trafiquants ne se sentent pas libres de commercer comme ils l’entendent. Le trouble à l’ordre public doit cesser. Ils pourrissent la vie des gens. Ce n’est plus supportable. »
Rue Guilhemont, quoi qu’il en soit, l’arrivée des policiers sur le point de deal qui pourrit la vie des voisins depuis des mois a été vécue comme un soulagement. « Enfin, soupire Philippe. C’est un soulagement de les voir intervenir. Il est devenu impossible de vivre dans cette rue. J’ai même dû partir une semaine pour pouvoir me reposer un peu. Il faut les sortir de là. »
C’est semble-t-il de ce point de deal que samedi soir dernier deux jeunes sont allés sur la scène de crime voisine pour filmer le monsieur qui venait d’être mortellement frappé à la gorge. Cela a traumatisé une voisine qui vit là depuis quelques mois seulement.« Vous savez, ils nous pourrissent la vie au quotidien. Nous avons passé un été infernal et leur attitude a été immonde le soir du décès de ce pauvre monsieur. Nous sommes nombreux à les avoir vus monter et redescendre un moment plus tard en regardant leur téléphone, fiers de ce qu’ils avaient pu filmer. Pour eux, la violence est devenue quelque chose de normal alors qu’elle nous fait peur. Nous avons peur d’eux et nous avons déjà signalé ce problème de drogue dans cette rue. Là, nous sommes contents, mais combien de temps cela va-t-il durer ? »
Alex, qui habite, depuis peu, rue Guilhemont et qui a déjà été victime de violence, se dit lui aussi soulagé de l’intervention de la police, ce mercredi. Il est partagé entre colère et espoir. » Il aura fallu un meurtre pour qu’ils arrivent pour nous aider. Pourtant, nous ne sommes qu’à 200 m du commissariat. C’est dramatique. Il ne nous reste plus qu’à espérer que ces opérations se renouvellent. Elles sont salutaires pour que nous puissions bien vivre dans notre rue. Nous ne pouvons que nous féliciter de voir des policiers. Il est dommage qu’ils ne soient pas passés un peu plus tard, ils auraient sans doute pu interpeller du monde. À cause d’eux, nous ne dormons que très peu. Parfois, tout juste trois heures par nuit. » Les policiers sont aussi intervenus rue des Têtes, toujours en centre-ville, où ils ont pris les identités de nombreuses personnes sans avoir saisi de drogue.
Le bilan est sans surprise. Comme l’avait annoncé le sous-préfet, peu de drogue a été trouvée. Une trentaine de pochons de cocaïne saisis, une vingtaine de boulettes de résine de cannabis et quelques milliers d’euros. Quasiment rien en centre-ville et l’essentiel rue Jean-Franco. En revanche, deux interpellations ont été effectuées à La Dévèze et six amendes contraventionnelles ont été dressées en centre-ville. « Les plus gros points de deal de Béziers, selon les autorités, se trouvent dans ce quartier. Ils sont particulièrement surveillés et nous reproduirons régulièrement des opérations de ce type. » Et le représentant de l’état de confirmer : « Nous le devons aux habitants qui subissent ces nuisances au jour le jour. Il n’y a pas d’endroit où nous n’intervenons pas. Il faut que cela se sache. Nous serons là, souvent. » Fabrice Cantèle, le patron de la police municipale de Béziers, est, quant à lui, très clair. « Nous intervenons toutes la journée pour déranger la quiétude des dealers. Dès que nous le pouvons, nous venons en soutient des policiers nationaux pour que la population vive plus tranquillement. C’est notre travail et nous nous y employons tous les jours. »
1050000 €
Dans un secteur privilégié de Béziers, découvrez cette demeure de charme se[…]