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Des acheteurs de logements neufs tentent de récupérer les clés de leurs appartements depuis plusieurs mois. La construction est bloquée suite à une assurance défaillante, selon le promoteur.
La pierre, c’est du solide. Alors que la rentabilité des livrets d’épargne ne couvre même pas l’inflation, que l’assurance-vie plafonne et que les actions font souvent peur, l’immobilier reste un investissement refuge très recherché pour beaucoup de Français, et de Toulousains.
Le rêve d’être propriétaire est encore très privilégié, d’autant que les investissements Pinel permettent aux acquéreurs de payer moins d’impôt sur le revenu pendant plusieurs années… à condition de louer, évidemment.
Toulouse apparaît, ainsi, comme un des Eldorados immobiliers hexagonaux. Près de trois logements neufs sur quatre vendus dans l’agglomération toulousaine en 2018 l’ont été, en effet, à des investisseurs et non à des propriétaires occupants (source Observer FPI).
Pour Nicolas (*), Toulousain travaillant dans l’aéronautique, qui a investi dans l’achat d’un des 60 logements de la résidence Le Nicol à la Roseraie, le rêve a tourné au cauchemar. Comme pour les 30 autres acquéreurs investisseurs de ce programme immobilier, qui compte aussi la société HLM Toulouse Métropole Habitat parmi les propriétaires.
«Mon logement devait être livré en décembre 2017 mais les artisans ont cessé le travail et la résidence, quoique très avancée, n’a pas été terminée dans les délais, il semblerait que le promoteur ait rencontré des soucis pour régler les artisans», raconte le malheureux acheteur, qui a payé 95 % du montant réclamé pour son logement mais n’a toujours pas les clés de son T3 : «Le raccordement au réseau d’eau n’a pas été effectué, on ne peut pas louer les logements, inhabitables, depuis plus d’un an, mais, en attendant, on paye des frais intercalaires de 350 € par mois, sans compter l’impôt foncier qui nous a été réclamé car, curieusement, la déclaration de fin de travaux a été obtenue alors que les travaux ne sont pas finis».
Outre la perte sèche de plus d’un an de loyer (un T3 devait se louer entre 650 et 670 € ici), il y a les remboursements de prêt obtenu pour financer l’achat, qui, heureusement, ont pu être décalés, tant que le solde de l’achat n’a pas été réglé. Enfin, si la situation se régularise, il faudra obtenir de l’Etat le report de la période de défiscalisation.
30 acquéreurs de la résidence Le Nicol se sont regroupés pour réclamer, devant le tribunal de grande instance de Toulouse, des indemnités au promoteur, JD Promotion, qui s’engage à les indemniser (lire ci-contre). Une audience doit avoir lieu mardi. Un problème similaire concerne la résidence «Le 102», route d’Albi, avec le même promoteur toulousain.
Le prénom a été changé.
des acquéreurs > sont des investisseurs. Près de trois logements neufs sur quatre vendus en 2018 dans la métropole toulousaine sont achetés par des investisseurs, un quart seulement par des propriétaires occupants.
«Depuis 20 ans que nous construisons des logements à Toulouse et ailleurs, sur quelque 2 500 logements réalisés, c’est la première fois que ça m’arrive», explique Jérôme Ducros, le promoteur. «La DO, dommage ouvrage, assurance obligatoire du promoteur à l’ouverture du chantier qui est transmise au client au moment de la livraison pour lui permettre d’être assuré dix ans contre les malfaçons, que nous avions prise auprès de la compagnie d’assurances Alpha Insurance, a été défaillante. La compagnie danoise a été en règlement judiciaire en décembre 2017. La faillite de cet assureur (implanté en France via divers courtiers NDLR) a planté une centaine de promoteurs en France. Les fonds ont été bloqués. Les artisans ne pouvaient plus travailler. Il a fallu attendre la liquidation de biens, intervenue en août 2018, pour rechercher une nouvelle assurance DO, ce qui n’a pas été facile pour un immeuble construit à 95 %», explique le patron de JD Promotion, «aujourd’hui c’est chose faite, les travaux reprennent au Nicol et bientôt au 102. Les acheteurs seront indemnisés sur nos fonds propres, nous nous y sommes engagés. Un coup dur pour nous».
633.75 €
Sept Deniers – SEPT-DENIERS – Dans résidence avec piscine, appartement T2 e[…]J’ai déjà un compte
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J'ai aussi investi dans un appartement sur plan mais pour y habiter… Nous avons été livré mais avec une quarantaine de réserves qui ne sont toujours pas levées (plancher mal posé, peinture à refaire,..) mais les artisans ne nous rappellent jamais et nous n'avons pas eu internet pendant près de 3 mois.. À quand les promoteurs arrêteront de nous prendre pour des cons.. Merci Saint Georges Promotion..
Ce que je regrette infiniment pour ces acheteurs est qu'ils doivent attendre pour une situation qui ne les concerne pas car cette situation concerne les investisseurs avec l'assurance.
Et donc, tous ces nouveaux propriétaires de ces appartements devraient obtenir les clefs!
Reppppp Il y a 6 heures
Ils n'achètent pas de la pierre mais du béton, nuance…
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Vous faîtes des jeux de mots!!
Le mot "pierre" est symbolique de l'époque où l'on posait sa première pierre pour désigner le début de la construction de sa maison! Et donc, l'expression "d'acheter de la pierre" reste au menu des expressions typiquement françaises!

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