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Par Nicolas Arzur
C’est le bon moment d’acheter en Bretagne : avec le ralentissement des ventes, les prix amorcent de franches corrections. Découvrez les communes bretonnes où la baisse est la plus forte et où se cachent les meilleures opportunités du moment.
C’est souvent le marché le plus inaccessible. Pourtant, plusieurs stations balnéaires et communes côtières affichent des prix de vente en baisse à deux chiffres sur les maisons. À Kerlouan (29), les prix plongent de 20 % sur un an, pour atteindre un tarif médian de 188 000 €, selon les données des notaires bretons. Concarneau, ultra-touristique, affiche également un net repli de -8,3 % (275 000 €). La côte d’Émeraude et le pays Malouin sont tout aussi secoués : à La Richardais (35), la baisse est de 10,5 % (371 200 €), et à Saint-Coulomb (35), elle atteint même 19,6 % (374 000 €).
Dans le Morbihan, les tarifs restent très élevés mais les chiffres montrent qu’il y a de vraies opportunités de négociation : à Locmariaquer (56), les prix reculent de 17,2 % (436 300 €). Même tendance à Saint-Gildas-de-Rhuys (56) avec une baisse de 11,2 % (434 300 €) et à Arzon (56) avec -7,2 % (464 000 €). Tout aussi intéressant : Port-Louis. La cité historique et touristique affiche un impressionnant -15,9 % sur les maisons (277 500 €).
Dans les Côtes-d’Armor, les prix médians des maisons vendues dans la très prisée station de Perros-Guirec repassent sous la barre des 300 000 € (à 279 000 €, grâce à une correction de 14,3 % sur un an).
C’est le moment d’acheter près des grands pôles urbains pour moins cher : les communes de première couronne redeviennent intéressantes et offrent des opportunités. Autour de Rennes, Saint-Grégoire (35), traditionnellement très chère, voit ses prix de maisons chuter de 12,7 % (442 500 €). Saint-Aubin-d’Aubigné (35) recule de 10,8 % (214 000 €) et Bréal-sous-Montfort (35) de 13,7 % (248 000 €).
Dans le Morbihan, autour de Vannes, Saint-Avé (56) baisse de 12,6 % (321 700 €) et Plescop (56) de 10,6 % (284 000 €). Tassement équivalent autour de Lorient pour Guidel (-12,7 %, 323 000 €) et Caudan (-10,9 %, 265 000 €). Plus globalement, le Morbihan est le seul département breton où le prix médian des maisons baisse sur un an (-1,3 %, à 235 000 €).
Pour les actifs cherchant un gros pôle économique, il faudra se tourner plutôt vers les Côtes-d’Armor, et particulièrement Lannion : le prix des maisons s’y effondre de -14,3 % (189 200 €).
Pour les budgets plus modestes ou les primo-accédants, l’intérieur des terres bretonnes offre des prix planchers qui continuent de diminuer, ouvrant la voie à de très fortes marges de discussion avec les vendeurs. On peut y faire de bonnes affaires. À Goudelin (22), à la faveur d’une chute des prix de 18,7 % en un an, le prix médian d’une maison tombe à 137 500 €. À Pédernec (22), le ticket d’entrée glisse à 130 000 € (-17,5 %). On peut également acheter à prix très doux à Guégon (56) (110 000 €, -16,9 %) et Évellys (56) (116 300 €, -16,2 %).
C’est le bon moment aussi d’acheter à Landivisiau : si le marché des appartements progresse très vite, celui des maisons baisse (-9,4 % pour les prix), pour s’établir à 149 500 €. Dans le Finistère, les maisons vendues à Poullaouen et Berrien s’affichent également à moins de 100 000 euros.
Contrairement aux maisons anciennes, le marché des appartements tend globalement plutôt vers la hausse. Quelques communes seulement présentent des baisses notables : à Pleurtuit (35), le prix au m² des appartements s’affiche à 2 960 €, à la faveur d’une réduction des prix de 11,2 % en un an. Idem au Relecq-Kerhuon (29) : 2 570 €/m², grâce à 10,2 % de baisse. Sur la presqu’île de Rhuys, à Sarzeau (56), les appartements perdent 6,1 % (4 400 €/m²).
Achat immobilier : en Bretagne, ces communes où il y a de bonnes affaires à faire
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