Prix immobiliers encore attractifs, climat printanier toute l’année, demande locative soutenue… L’archipel espagnol continue de séduire les investisseurs étrangers. Mais toutes les îles des Canaries ne présentent pas les mêmes opportunités. Tour d’horizon des marchés les plus prometteurs en 2026.
Alors que plusieurs marchés immobiliers européens marquent le pas, le soleil continue de briller aux Canaries. Portées par un tourisme dynamique, une offre de logements limitée et l’intérêt constant des acheteurs étrangers, les sept îles de cet archipel espagnol font preuve d’une grande résilience.
Pour les Français en quête d’une résidence secondaire ou d’un investissement locatif à l’étranger, ces îles présentent plusieurs atouts : un climat agréable toute l’année, une fiscalité plus douce qu’en France ou qu’en Espagne continentale et une accessibilité facilitée grâce aux nombreuses liaisons aériennes. On rejoint Tenerife en 4h20 depuis Paris, en vol direct !
Mais entre Tenerife, Grande Canarie, Lanzarote ou Fuerteventura… où faut-il investir en 2026 ?
Le marché immobilier canarien continue de progresser malgré un contexte économique plus incertain en Europe. 
Selon les données des notaires espagnols, le prix moyen des logements dans la province de Santa Cruz de Tenerife atteignait 3 425 €/m² au printemps 2026, en hausse de plus de 6 % sur un an. Cette progression s’explique notamment par un manque chronique de logements disponibles, alors que la demande reste soutenue.
Les acheteurs étrangers jouent un rôle majeur dans cette dynamique. Britanniques, Allemands, Italiens, Scandinaves et Français figurent parmi les nationalités les plus présentes sur le marché immobilier local.
 
Île
Prix moyen estimé*
Potentiel de valorisation
Rendement locatif
Profil d’investisseur
Tenerife
≈ 3 400 €/m²
★★★★☆
★★★★☆
Patrimonial
Grande Canarie
≈ 2 700 à 3 000 €/m²
★★★☆☆
★★★★☆
Équilibré
Lanzarote
≈ 3 000 à 3 500 €/m²
★★★★★
★★★☆☆
Plus-value
Fuerteventura
≈ 2 500 à 3 000 €/m²
★★★★★
★★★★☆
Dynamique
 
C’est l’île la plus peuplée et la plus visitée de l’archipel. Tenerife concentre à elle seule une grande partie de l’activité économique et touristique des Canaries, relève le Colegio de Registradores.
Le sud de l’île, notamment Costa Adeje, Los Cristianos et Playa de las Américas, attire une clientèle internationale fortunée. Les biens y sont plus chers qu’ailleurs, mais la demande reste particulièrement soutenue.
Autre avantage : la forte présence d’acheteurs étrangers facilite généralement la revente du bien, ce qui limite le risque pour les investisseurs.
Un appartement T2 ou T3 dans une commune recherchée du sud de l’île, ou un bien plus spacieux dans les zones résidentielles moins touristiques.
 
Souvent éclipsée par Tenerife, Grande Canarie présente pourtant des avantages solides.
Sa capitale, Las Palmas de Gran Canaria, est l’une des plus grandes villes de l’archipel. Elle bénéficie d’une économie diversifiée et d’une population permanente importante, ce qui soutient le marché locatif classique.
Au sud, Maspalomas, Meloneras et Playa del Inglés restent des destinations touristiques majeures.
Cette double clientèle – résidents permanents et touristes – constitue l’un des principaux atouts de l’île.
Un appartement familial bien situé à Las Palmas ou un logement proche des zones balnéaires du sud.
 
Lanzarote est devenue l’une des destinations les plus recherchées de l’archipel.
Son développement immobilier reste fortement encadré afin de préserver ses paysages volcaniques emblématiques. Cette politique limite la construction de nouveaux logements et contribue à soutenir les prix immobiliers.
L’île attire une clientèle européenne à fort pouvoir d’achat, séduite par son environnement préservé et son offre touristique haut de gamme.
À moyen terme, cette rareté pourrait continuer d’alimenter la hausse des valeurs immobilières.
Un appartement dans les secteurs prisés de Costa Teguise ou Puerto del Carmen, voire une petite maison dans certaines communes de l’intérieur de l’île.
 
Plus sauvage et plus abordable que ses voisines, Fuerteventura séduit de plus en plus d’investisseurs.
Réputée pour ses plages et ses conditions idéales pour le surf et le kitesurf, l’île attire une clientèle européenne fidèle. Corralejo, au nord, figure parmi les secteurs les plus dynamiques.
Les prix restent encore inférieurs à ceux observés dans certaines zones de Tenerife ou Lanzarote, ce qui laisse entrevoir un potentiel de rattrapage.
Un appartement récent ou une petite maison dans plusieurs communes recherchées de l’île.
Comme dans de nombreuses destinations touristiques européennes, les Canaries font face à une crise du logement qui alimente le débat autour des locations de courte durée. Certaines municipalités envisagent ou renforcent déjà des mesures d’encadrement des logements touristiques afin de préserver l’accès au logement pour les résidents permanents.
Avant d’investir, il est donc essentiel de vérifier :
L’accompagnement par un avocat spécialisé en droit immobilier espagnol est vivement recommandé.
Les Canaries disposent d’un régime économique et fiscal spécifique (REF) reconnu par l’Union européenne. Son principal avantage pour les particuliers est l’application de l’IGIC (Impôt Général Indirect Canarien), qui remplace la TVA espagnole. Son taux normal est de 7 %, contre 21 % de TVA dans le reste de l’Espagne.
Pour un logement ancien, l’acquéreur doit généralement s’acquitter d’une taxe de mutation (ITP) de 6,5 %. Pour un logement neuf acheté auprès d’un promoteur, l’opération est soumise à 7 % d’IGIC, auxquels s’ajoute généralement 1 % de droit de timbre (AJD).
Comme partout en Espagne, le propriétaire doit régler :
Un Français qui possède un bien aux Canaries sans y résider fiscalement reste soumis à certaines obligations déclaratives en Espagne. Les revenus tirés d’une location doivent notamment être déclarés à l’administration fiscale espagnole. Pour les locations touristiques, des règles spécifiques s’appliquent également concernant l’IGIC et les déclarations fiscales locales.
L’avantage fiscal le plus concret pour un particulier reste le niveau réduit de l’IGIC (7 %) et des droits d’acquisition souvent plus faibles qu’ailleurs en Espagne.
Acheter aux Canaries coûte généralement moins cher qu’en Espagne continentale grâce à une fiscalité allégée. Mais au-delà du prix affiché, plusieurs frais doivent être anticipés. Nous vous recommandons de prévoir entre 10 % et 12 % du montant de l’acquisition pour couvrir l’ensemble des taxes et frais annexes.
Si vous achetez un bien ancien
Poste de dépense
Montant estimé
Prix du bien
250 000 €
Taxe de mutation (ITP 6,5 %)
16 250 €
Notaire et registre foncier
2 000 à 3 000 €
Avocat (facultatif mais recommandé)
2 500 à 3 750 €
Budget total
environ 271 000 à 273 000 €
L’ITP appliqué aux Canaries est de 6,5 %, un taux parmi les plus faibles d’Espagne.
Si vous achetez un logement neuf
Poste de dépense
Montant estimé
Prix du bien
250 000 €
IGIC (7 %)
17 500 €
Droit de timbre (AJD 1 %)
2 500 €
Notaire et registre foncier
2 000 à 3 000 €
Avocat (facultatif mais recommandé)
2 500 à 3 750 €
Budget total
environ 274 500 à 276 500 €
Dans tous les cas, les Canaries continuent de figurer parmi les destinations les plus attractives d’Europe pour les investisseurs français souhaitant diversifier leur patrimoine sous le soleil.

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