En 2021, des dizaines de copropriétaires ont dû payer un peu plus de 100 000 euros pour un projet de rénovation énergétique dans le Val-d’Oise. Sauf que cinq ans plus tard, aucuns travaux n’a été réalisé. Ils accusent le syndic de les avoir spoliés.
A l’heure où la canicule fait grimper le mercure dans les appartements, ces copropriétaires de la résidence des Lévriers à Montmagny (Val-d’Oise) auraient bien aimé que leurs logements soient mieux isolés. Et pourtant, malgré avoir engagé plus de 100 000 euros pour des travaux de rénovation énergétique (ravalement, étanchéité, ventilation…), ces travaux n’ont pas vu le jour, explique Le Parisien, cité par Midi Libre. L’affaire remonte à 2021. A l’époque, les copropriétaires votent le «projet 2022» prévoyant ce chantier gigantesque évalué à plusieurs dizaines de millions d’euros.
Ils espèrent en échange des aides financières, et surtout, sur le long terme, faire des économies grâce à la rénovation énergétique. Ce qu’ils n’avaient pas anticipé, c’est que leur copropriété, déjà en difficulté financière, ne verrait jamais les travaux commencer. En 2025, la résidence des Lévriers affichait en effet une ardoise de 550 000 euros. Résultat : les banques n’ont jamais accordé le financement du vaste projet de rénovation. Pourtant, jusqu’à l’arrêt du programme, 105 000 euros avaient déjà été dépensés, en diagnostics, études, plans d’architecte, frais de dossier ou encore assistance à la maîtrise d’ouvrage.
Un argent que les copropriétaires ne reverront jamais puisque les sociétés en question ont dû être payées. Aujourd’hui, les copropriétaires sont furieux et accusent leur syndic, Immo de France, d’avoir engagé toutes ces dépenses en connaissance de cause eu égard à l’état financier des comptes de la copropriété. «Ils ont gaspillé notre argent», déplorent des habitants qui doivent faire face actuellement à des températures tropicales dans leur logement, entre 37°C et 40°C.
Pourtant, ces travaux auraient permis de faire baisser la température. De son côté, le syndic réfute toute faute et assure avoir fait appliquer les décisions prises en assemblée générale. Sur le volet des études, Immo de France juge qu’elles étaient indispensables afin de monter un dossier. Aucuns travaux n’est prévu à l’heure actuelle, d’autant que les comptes de la copropriété sont toujours dans le rouge.
Les logements et les parties communes se dégradent, forçant certains habitants à vouloir partir. Si une action en justice est envisagée, elle pourrait aboutir sur une procédure longue et fastidieuse… Peut-être le seul moyen pour que les copropriétaires revoient, un jour, leur argent.
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