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Un immeuble neuf de l’avenue du Pont-Trinquat, qui devait être livré ce mercredi 5 novembre, est squatté depuis lundi soir par plusieurs dizaines de familles gitanes qui résidaient à la Mosson. Elles affirment avoir quitté le quartier parce qu’elles ne s’y sentent plus "en sécurité".
Ce lundi 3 novembre, peu après 21 h 30, plusieurs dizaines de familles de la communauté gitane, résidant à la Mosson, ont investi les appartements d’un immeuble de l’avenue du Pont-Trinquat. Destiné à des logements sociaux, celui-ci venait d’être achevé et devait être livré ce mercredi 5 novembre par Nexity et Crédit Agricole Immobilier.
Il s’agit d’un bâtiment parmi les trois que compte cette résidence. Le deuxième a déjà été livré et le troisième est en cours de finition. Celui-ci était gardé par des agents d’une société de sécurité, ce mardi 4 novembre.
Les véhicules des squatteurs bloquaient une des deux voies d’accès à cet ensemble. Certains habitants entraient par la voie de sortie, d’autres préféraient se garer à l’extérieur. Le camion d’une entreprise venue poser un portail patientait en attendant que la voie se libère.
Selon un représentant de la communauté gitane, « 60 familles de la Paillade se sont installées dans le bâtiment, mais d’autres ont aussi quitté le quartier pour aller habiter ailleurs. C’est humiliant, mais ils ont fui en laissant la plupart de leurs affaires chez eux. Car c’est devenu invivable pour nous ».
« On n’ose plus sortir de chez nous et les enfants ont peur d’aller à l’école, affirme un habitant. Il y a toujours le risque de se faire racketter ou agresser. Mon fils a 17 ans et quand il veut retrouver ses cousins le soir, je lui interdis d’aller dehors. »
« J’ai 34 ans et ça fait douze ans que j’y habite et que je fais des demandes pour en partir, explique un autre. Mais là, on ne peut plus attendre. On veut un quartier calme, où les enfants puissent faire du vélo tranquillement ».
« J’ai porté plainte deux fois mais il ne s’est rien passé, ajoute un autre. Je travaille à cinq heures du matin mais je regarde bien avant de sortir et j’ai toujours mon couteau. Et c’est de pire en pire. Depuis une semaine, ce sont les femmes qui ont décidé de ne plus emmener les enfants à l’école. »
« J’avais dix ans quand j’ai emménagé à la Paillade, ajoute un homme de 63 ans. C’était agréable, il y avait des gendarmes qui y habitaient. Mais ça a empiré petit à petit. Aujourd’hui, c’est devenu l’enfer, on se sent en danger et on évite de croiser certains regards. »
Selon des membres de la communauté, la condamnation de l’un des leurs à huit ans de prison, le 23 octobre dernier, pour la mort d’Aymen, 13 ans, écrasé par une voiture, a ravivé la rancœur d’habitants du quartier à leur encontre. D’autant que le verdict a été inférieur à la peine de douze ans qui avait été requise.
« Notre communauté avait été victime d’actes de vengeance après les faits (le 14 décembre 2022) et on avait réussi à apaiser les choses, souligne un représentant de la communauté. Mais j’ai l’impression qu’on a mis un pansement sur une jambe de bois ».
Tout récemment, un accident de la circulation entre un jeune Maghrébin et un membre de la communauté gitane s’est traduit par de nouvelles tensions et un passage à tabac, suivi de menaces de l’autre camp. Comme un engrenage infernal.
« Il faudrait mélanger les populations au lieu de les parquer, observe un représentant. S’il y a encore un semblant de mixité à la Paillade, c’est grâce à nous. Mais la République a abandonné ces territoires. Aujourd’hui, c’est à elle d’y ramener l’ordre. »
Et de conclure : « Ce qu’on veut aujourd’hui, c’est une réunion avec le préfet et le maire pour trouver des solutions de relogement en dehors de la Paillade à ces familles. Sinon, elles ne bougeront pas. Et si elles se font dégager, elles trouveront un autre endroit où habiter. »
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