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Alors qu’en 2022, un appartement sur deux était vendu à un investisseur dans le but d’être mis en location, le nombre d’investissements locatifs reste à la peine depuis plusieurs mois, en raison des contraintes qui pèsent sur ce type d’achat.
Dans un bilan dévoilé sur son site, la plateforme d’annonces Meilleurs Agents, témoigne d’un marché locatif « bloqué », notamment dans certaines villes.
La plateforme a ainsi enregistré une diminution de 8,6 % du nombre d’annonces portant sur des logements à louer au niveau national, entre octobre 2023 et octobre 2024.
À Montpellier, cette baisse a atteint 15,3 % et à Strasbourg, 29,6 %, tandis que certaines villes comme Marseille (+8%) ou Nantes (+7,7%) semblent mieux se porter sur le terrain des offres locatives.
La hausse du montant des taxes foncières a également pu jouer sur cette baisse des investissements locatifs. Photo Adobe Stock
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette baisse du nombre d’investissements locatifs. Ces dernières années, la hausse des taux d’intérêt a ainsi pu décourager certains investisseurs à franchir le pas, face à des taux assez élevés et à l’évolution incertaine.
Ces taux importants étant synonymes d’une moindre rentabilité, face à d’autres investissements pouvant présenter de plus faibles contraintes et une rentabilité supérieure ou égale.
La fin du dispositif Pinel dans le neuf, au 1er janvier 2025, a également pu impacter le choix des investisseurs, dont certains attendent de voir si un nouveau dispositif fiscal incitatif pourrait voir le jour dans les prochains mois.
Dans certaines agglomérations, la nette hausse du montant des taxes foncières a également pu jouer sur cette baisse des investissements locatifs.
Au niveau national, la hausse des taxes foncières s’établissait à 5% en 2024, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers.
Des hausses importantes ont notamment été observées à Nice (+22 %), Saint-Etienne (+18,50 %), Nancy (+17,70 %) et Annecy (+17,50 %).
Dans certaines agglomérations, classées en zone tendue en raison du déficit de logement par rapport à l’offre, le plafonnement des loyers, qui limite leur augmentation entre deux locataires, a également pu participer à cette dynamique de baisse de l’investissement locatif.
Autant d’incertitudes qui contribuent à orienter les investisseurs vers d’autres options que l’immobilier. Photo Adobe Stock
En parallèle, les investisseurs qui se tournaient jusque-là vers les meublés de tourisme, via une location par des plateformes du type AirBnB, font désormais face à un certain nombre de restrictions.
La loi Le Meur, dite loi « anti AirBnb », offre la possibilité d’un encadrement plus drastique de ces biens mis en location, dans certaines villes qui font face à un marché immobilier tendu.
Les maires peuvent désormais réguler ces meublés touristiques, qui peuvent également être interdits dans certains cas par les propriétaires d’une copropriété.
Autant d’incertitudes qui contribuent à orienter les investisseurs vers d’autres options que l’immobilier.