Mardi midi, grand soleil sur la rade. Le thermomètre affiche 27 degrés. Les restaurateurs du port de Toulon font le plein. Mais les terrasses de quatre établissements sont quasi désertes. Quel est le point commun entre Le Grand café de la rade, La Tulipe noire, Chez Geppetto et La Kasbah? Ils appartiennent tous au même propriétaire, la famille Teboulbi.
Depuis vendredi dernier, Temine Teboulbi est dans la tourmente. Le restaurateur franco-tunisien de 58 ans a été placé en garde à vue au commissariat de Toulon, pour aide au séjour irrégulier, occupation illicite du domaine public, et non inscription au registre du personnel. Des accusations que le restaurateur conteste. Et qui portent préjudice à ses affaires selon lui.
« Le chiffre d’affaires est en chute libre », souffle le chef d’entreprise, dans son bureau au-dessus du Grand Café de la Rade. Pour rétablir son activité et défendre son honneur, il dénonce les affirmations qu’il a lues dans certains médias.
« Il n’y a rien qui colle dans cette histoire. On n’a jamais dû jeter de la viande avariée. Les températures des frigos sont contrôlées. Et où vous voyez des cafards? »
Quant à la personne en situation irrégulière retrouvée dans ses toilettes, il répond: « C’est un cuisinier oriental venu pour passer un entretien d’embauche pour le restaurant La Kasbah. Mais je ne l’avais pas encore rencontré et il n’a jamais travaillé chez nous. » Ce que confirme le chef de cuisine, présent le jour de l’interpellation.
À en croire les avis négatifs sur internet et les réseaux sociaux, ces établissements auraient mauvaise réputation. Mais le restaurateur a-t-il pour autant mis en danger la vie de ses clients et exploité des travailleurs illégaux? « Je reconnais avoir dû mettre aux normes La Tulipe, mais cela remonte à il y a deux ans, à cause d’une saladette (une table de cuisine réfrigérée, Ndlr). Depuis, rien! »
Contrats de lutte contre les nuisibles à l’appui, dont le dernier rapport d’intervention remonte au 30 septembre, le mis en cause joue cartes sur table.
« Sur quelle base on tue quatre commerces et on casse 80 personnes? Je n’ai vu ni les services d’hygiène, ni l’inspection du travail. Il n’y a aucune preuve! », conteste Temine Teboulbi.
« J’ai fait des jaloux, notamment avec La Tulipe. Puis j’ai eu des problèmes familiaux et des soucis de santé. J’avais envie de partir en fin d’année et laisser mon fils (Jeffrey, Ndlr). Mais maintenant, je ne veux plus lâcher. J’ai les mains propres et la tête haute. » Une enquête préliminaire est en cours, selon la police.
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