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Publié le – Mise à jour le
Inspiré d’un concept né aux Etats-Unis dans les années 2000, le coliving se développe fortement en France. A la façon du coworking, il offre aux locataires la possibilité de disposer, en plus d’un toit, d’un pack de services très pratiques. Le coliving est l’un des investissements locatifs les plus en vogue en 2026. Toutefois, ce dispositif immobilier reste encore un peu flou juridiquement. Voici donc tout ce que vous devez savoir pour mener à bien votre investissement locatif en coliving en 2026.
Le coliving désigne est une nouvelle forme d’habitat partagé qui se situe à mi-chemin entre la colocation traditionnelle et les résidences avec services. Au sein d’un logement en coliving, le locataire dispose d’un espace privatif (chambre ou studio meublés), mais aussi d’espaces communs pensés pour favoriser la vie en collectivité.
À cette base, qui rappelle la colocation traditionnelle, s’ajoute un certain nombre de services qui font toute la différence. Les logements sont ainsi proposés sous forme de “pack” incluant des prestations telles que l’accès à internet, le ménage, la blanchisserie, la restauration sur place, des espaces de coworking, de sport ou de détente, etc.
Ce modèle s’adresse principalement aux jeunes actifs, aux étudiants ou encore aux personnes en mobilité professionnelle. Il répond à une vraie attente de flexibilité et de simplicité de la part de ce type de locataires. A noter que ce type de logement propose généralement des tarifs plus élevés que ceux de la colocation classique au regard des services proposés.
Le développement du coliving en France suit une tendance plus large de transformation du marché immobilier. Depuis plusieurs années en effet, l’accès au logement se complexifie, notamment dans les zones urbaines tendues où les loyers atteignent des sommets. Pour une certaine partie de la population (étudiants, jeunes actifs, professionnels en mobilité…), trouver un lieu de vie qui répond à des contraintes de budget et de flexibilité est également un défi. Dans ce contexte, le coliving semble être une alternative idéale pour concilier tarif, confort et qualité de services.
Le secteur connaît ainsi une croissance rapide, tant en termes d’offres que d’investissements. En France, en 2023, pas moins de 14 500 lits étaient exploités en coliving (+ 70 % par rapport à 2021) selon une étude publiée en janvier 2025 par l’Institut Paris Région. C’est tout naturellement en Île-de-France que le concept se développe le plus. Cette même étude recense 18 résidences de coliving en exploitation (environ 7 500 lits) et 32 projets en développement (près de 6 800 lits). Une étude qui n’a pris en compte que les résidences de plus de 50 lits. Les petites résidences ainsi que les pavillons divisés et les appartements aménagés pour le coliving sortent de cette étude ce qui viendrait fortement gonfler les chiffres.
Le coliving se développe rapidement, mais le cadre juridique peine encore à suivre cette tendance et à encadrer pleinement ce nouveau modèle. En droit français, ce dispositif ne dispose pas de sa propre catégorie. Pour le moment, il est ainsi régi par les dispositifs existants tels que le bail meublé (loi n° 89-462 du 6 juillet 1989), le bail mobilité (loi ELAN), ou encore par le statut LMNP/LMP.
Cette situation crée un cadre hybride, qui peut varier selon la nature du projet, la durée d’occupation ou encore le niveau de services proposés. Dans certaines configurations, notamment lorsque les prestations se rapprochent de celles de l’hôtellerie, le coliving peut être assimilé à une activité para-hôtelière, avec des conséquences juridiques et fiscales spécifiques.
Ce flou entretient une forme d’incertitude, aussi bien pour les investisseurs que pour les locataires. Il ouvre également la voie à des interprétations, voire à des pratiques à la limite de la légalité, notamment en matière de fixation des loyers ou de rédaction des contrats.
Le 1er juillet 2025, le député Inaki Echaniz a alerté le gouvernement sur le développement rapide du coliving et sur le flou juridique qui l’entoure. Il souligne notamment le fait que dans certaines métropoles, les loyers des résidences en coliving dépassent de 30 à 40 % le montant des loyers moyens. Il s’interroge également sur la facturation des services dont le montant dépasse souvent leur coût réel. Il pointe ainsi du doigt le manque de cadre juridique qui laisse la porte ouverte à des dérives. Des dérives dont les principales “victimes” sont les locataires eux-mêmes, mais également les communes en zones tendues. En effet, certains opérateurs de résidences en coliving utilisent le statut de résidence avec services pour échapper à l’encadrement des prix des loyers.
Dans sa réponse du 27 janvier 2026, le gouvernement estime qu’un cadre spécifique n’est pas nécessaire. Il rappelle que le coliving relève du droit déjà existant, notamment de la loi du 6 juillet 1989 dès lors qu’il s’agit de la résidence principale du locataire (logement occupé au moins 8 mois par an). Les résidences de coliving doivent également respecter l’encadrement des loyers lorsque le dispositif est appliqué dans la commune. De même, le gouvernement rappelle qu’il existe déjà des dispositions spécifiques concernant les résidences de services. En effet, les articles L. 631-13 et D. 631-27 du code de la construction et de l’habitation encadrent les tarifs des services collectifs proposés aux locataires pour éviter d’alourdir les charges. Dans un contexte de simplification administrative, et parce qu’il estime que le cadre juridique actuel est déjà adapté au coliving, le gouvernement n’envisage donc pas de créer un cadre juridique propre à ce modèle.
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