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Le portail de tous les citoyens pour s’informer sur les enjeux de l’environnement et du développement durable
REE 2024
Le rapport sur l’État de l’environnement en France (REE), publié tous les 4 ans par le CGDD, fournit des informations objectives, fiables et scientifiquement fondées. Il apporte des clés de lecture et de compréhension des grands enjeux de la transition écologique. Cette édition 2024 s’articule autour de quatre défis environnementaux, étroitement liés : l’épuisement des ressources naturelles, la pollution des milieux naturels, le changement climatique, et le déclin de la biodiversité.
4 grands défis pour demain
Biodiversité
Les territoires métropolitains et ultramarins englobent des écosystèmes diversifiés (zones humides, milieux marins, forêts, montagnes, espaces agricoles et urbains).
C’est ainsi que la France héberge 10 % des espèces connues et figure parmi les dix pays hébergeant le plus grand nombre d’espèces menacées au niveau mondial, du fait des pressions exercées par les activités humaines et de l’importance de ses territoires ultramarins répartis sur l’ensemble du globe.
En réponse à ces enjeux, de multiples dispositifs de préservation de la biodiversité sont mis en place.
Biodiversité
Milieux et paysages
Climat
L’augmentation dans l’atmosphère de la concentration en gaz à effet de serre (GES) résultant des activités humaines (notamment la combustion des énergies fossiles, l’utilisation d’engrais de synthèse et la production de GES artificiels tels que les gaz réfrigérants ) perturbe les équilibres climatiques de long terme à l’échelle planétaire.
L’ampleur du réchauffement et ses effets se concrétisent de façon différente (température, régime des pluies, montée des eaux, fréquence et ampleur des phénomènes météorologiques extrêmes, etc.) selon les régions et leur vulnérabilité.
Risques
Le France est exposée à de nombreux phénomènes naturels susceptibles d’affecter l’intégrité des personnes et des biens et de perturber les activités économiques : inondations, tempêtes, cyclones, feux de forêts, mouvements de terrains… Leurs impacts sont susceptibles de s’amplifier sous l’effet du dérèglement climatique.
En outre, on distingue cinq sources de risque technologique : les installations industrielles, les installations nucléaires, les grands barrages, les transports de matières dangereuses et les sites miniers.
Risques naturels
Risques technologiques
Santé
Les acteurs économiques utilisent des substances chimiques dans leurs activités quotidiennes, qu’elles soient professionnelles ou privées.
Ces substances peuvent se disséminer dans l’environnement et dégrader la qualité de l’eau, de l’air et des sols.
Ces contaminations des écosystèmes sont de nature à produire des effets néfastes sur la santé humaine.
Impact sur la santé
Polluants et nuisances
Pollution des milieux
Économie
La transition écologique appelle de profondes mutations du monde économique et de ses acteurs, aussi bien de la part des entreprises que des consommateurs, dans tous les secteurs.
Ces changements sont technologiques, organisationnels, stratégiques. Ils concernent les modes de production, les modes de vie et de consommation, les savoir-faire et les compétences.
Pour impulser, orienter, accompagner ces changements, une transition écologique réussie doit s’appuyer sur différents leviers et instruments à destination des acteurs économiques.
Outils économiques
Production et consommation responsables
Secteurs économiques
Société
Dans un monde confronté au changement climatique et à la perte de biodiversité, la transition écologique devient un enjeu majeur, tant pour nos sociétés que pour chaque citoyen.
Elle interroge nos manières de produire, de consommer, d’urbaniser, ainsi que nos relations aux milieux naturels.
Elle implique une conscience des responsabilités, une volonté et un pouvoir d’agir sur ces mutations écologiques, ainsi qu’un engagement de tous les acteurs (citoyens, associations, entreprises…).
Évaluation
Les politiques de la transition écologique présentent deux caractéristiques : leurs impacts concernent des biens et des services qui sont souvent hors de la sphère de l’économie de marché et leurs effets se déploient sur un temps long.
L’évaluation de ces politiques vise à apprécier leurs impacts, en qualifiant ou quantifiant leurs effets, pour juger de leur valeur au regard d’un ensemble de critères, dans l’objectif de les améliorer et d’éclairer la décision publique.
Elle permet ainsi d’apprécier le bon usage des financements publics et la soutenabilité des politiques, des projets, ou des mesures vis-à-vis de l’environnement, du développement économique et du progrès social. Elle intègre de plus en plus souvent une dimension participative et citoyenne, avec la consultation et l’implication des parties prenantes et du public.
Mis à jour le | Commissariat général au développement durable
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Les sources de bruit sont multiples : le bruit de voisinage et des activités, le bruit des transports. Les pollutions sonores sont une forte préoccupation pour beaucoup de Françaises et de Français.
Le bruit, c’est une émission sonore se propageant par vibration dans l’air. Il se caractérise par sa fréquence (mesurée en hertz), son niveau (mesuré en décibels) et sa durée.
En fonction de sa durée, de son intensité, de son origine mais également des perceptions individuelles, le bruit peut être considéré comme une pollution.
D’après un sondage réalisé par EUROSTAT, plus d’un Français sur cinq estime souffrir du bruit en 2023. Ce sentiment de gêne lié aux nuisances sonores a assez nettement diminué entre 2004 et 2019 avant de réaugmenter depuis 2020.
Crédits : Source : Eurostat 2025 « La population vivant dans des ménages qui considèrent qu’ils souffrent du bruit »
Part de la population Française considérant souffrir du bruit, en %
Le graphique est une courbe linéaire (ligne jaune) qui représente l’évolution du pourcentage de la population française déclarant souffrir du bruit, sur la période allant de 2004 à 2023.
Synthèse des tendances
Pic Initial (Maximum) : La part la plus élevée est observée en 2004 avec 23,5 %.
Période de Baisse : Il y a une baisse significative entre 2004 et 2008, puis une stabilisation autour de 18-19 % jusqu’en 2011.
Minimum : Le pourcentage le plus bas est atteint en 2013 avec 16,2 %.
Tendance Récente à la Hausse : Après une période de relative stabilité (16 % à 18 %) entre 2013 et 2019, on observe une nette augmentation entre 2019 et 2020 (passant de 17,3 % à 20,7 %), et une légère hausse en 2023 (atteignant 21,1 %).
La valeur de 21,1 % en 2023 est la plus élevée depuis 2004.
La pollution sonore est à l’origine d’effets importants sur la santé, allant de la perte d’audition jusqu’au développement de maladies cardiovasculaires. L’Organisation mondiale de la santé considère la pollution sonore comme la deuxième cause de mortalité, derrière la pollution atmosphérique, parmi les facteurs de risques environnementaux en Europe (source).
Illustration de la pollution sonore affectant la santé humaine avec avion, chantier, train et circulation.
Au-delà des effets auditifs tels que la perturbation des communications ou la dégradation de l’audition, les nuisances sonores peuvent entraîner des effets allant des troubles du sommeil jusqu’à une perturbation du système cardio-vasculaire.
Effets généralement observés :
Les impacts sanitaires extra-auditifs peuvent survenir à court ou moyen long terme, après une exposition régulière à des niveaux sonores parfois faibles. Il est difficile d’établir un lien direct entre l’exposition au bruit et l’apparition de troubles. Des liens ont toutefois été établis entre l’exposition au bruit des transports et l’apparition de certains symptômes ou troubles (perturbation du sommeil, maladies cardio-vasculaires, troubles de l’apprentissage) (Lire le chapitre sur la pollution du rapport sur l’état de l’environnement 2024, pages 54 et 55).
D’après l’Agence Européenne pour l’Environnement, le bruit serait à l’origine de plus de 66 0 000 cas de mortalité prématurée par an en Europe.
En France, une étude commandée par l’ADEME (Agence de la transition écologique) estime à 147 milliards d’euros par an le coût social des pollutions sonores en 2021 en prenant notamment en compte le coût des troubles et maladies associées, la perte de productivité et la baisse du prix de l’immobilier.
Le port de casque ou d’écouteurs : les bons gestes
- Attendre d’être dans un endroit calme pour régler le volume du son
- Ne pas monter le volume au-delà de la moitié du maximum de l’appareil et ne pas l’augmenter pour couvrir les bruits ambiants
- Limiter sa durée d’écoute
- Ne pas s’endormir avec ses écouteurs
Les sources d’exposition à la pollution sonore sont diverses et ont des conséquences plus ou moins importantes sur l’humain.
Les différents moyens de transports (circulation, trains, avions, etc.) engendrent la principale nuisance sonore pour les Français selon un sondage de 2020 cité par le Ministère de la Transition Écologique.
Le bruit routier provient à la fois du moteur des voitures et du roulement, c’est-à-dire le contact entre les pneus en mouvement et la route. Ce bruit de roulement augmente rapidement avec la vitesse. Pour le transport ferroviaire, l’état des rails joue un rôle important. La pollution sonore due à l’aviation intervient principalement lors du décollage et de l’atterrissage. Elle dépend également de l’appareil (avion civil, militaire, hélicoptère, etc.).
Le développement du trafic routier et ferroviaire, ainsi que la construction de logements à proximité des infrastructures de transports, ont soumis un grand nombre de personnes à une forte pollution sonore.
Pour répondre à cela, les lois « Grenelle de l’Environnement » de 2009 demandent la prévention du bruit à la source et la réduction du bruit pour les situations les plus critiques. La loi européenne de 2002 sur le bruit impose aussi l’élaboration d’un plan d’action de prévention du bruit pour les constructions les plus importantes, avec des études d’impact et les moyens de protection à employer.
Quelles solutions pour réduire le bruit des routes ?
Il existe plusieurs solutions pour réduire le bruit routier à la source. Par exemple : la réduction du trafic (covoiturage, déviations, amélioration des transports en commun), les limitations de vitesse, l’installation de radars sonores, ou le passage aux voitures électriques.
Il est aussi possible d’atténuer la propagation du bruit en plaçant un obstacle entre la source bruyante et les habitations. Cet obstacle peut prendre la forme de panneaux anti-bruit, de bâtiments tertiaires comme des commerces ou de végétaux.
L’exposition aux nuisances sonores dépend aussi de l’isolation acoustique des bâtiments. La réglementation en vigueur aujourd’hui impose des niveaux maximums de bruit pour la construction d’habitations neuves de plus de 10 logements. Après les travaux, il est nécessaire d’évaluer l’isolation globale du logement à la pollution sonore venant de l’extérieur et de l’intérieur du bâtiment. Les bruits intérieurs proviennent par exemple de la chaufferie, l’ascenseur ou la ventilation.
Pour les habitations existantes, il est possible d’améliorer l’isolation acoustique via le changement de revêtements des sols, des fenêtres ou de l’isolation murale. Des aides financières sont disponibles pour les logements à proximité de certains aéroports.
La loi encadre toute activité pouvant provoquer des nuisances sonores. Les bruits de voisinage comme la musique, les travaux ou les animaux peuvent être sanctionnés s’ils sont répétés, intenses ou persistants. La nuit, ils sont qualifiés de tapage nocturne.
Les activités économiques (boîtes de nuit, bars, industries, chantiers, etc.) doivent fournir des mesures de décibel conformes aux seuils réglementaires. En cas d’infraction et à défaut de résolution amiable, les entreprises ou individus responsables du bruit devront verser des dommages et intérêts aux victimes.
Pour certains bruits de voisinage, il est possible de constater une infraction sans mesurer les décibels, comme les bruits de comportements (conversations, fêtes, bricolages, cris d’animaux) et l’utilisation d’appareils domestiques (électroménager, chaîne hi-fi, ventilation, etc.).
Le Conseil National du Bruit a créé un guide pour la constatation d’une infraction pour ces activités.
Guide de constat d’infraction sans mesurage des bruits de voisinage
Fichier article
Une enquête menée auprès de la population française en 2014, pilotée par le ministère en charge de l’environnement, a montré que les premiers facteurs de nuisance cités par les Français sont la circulation et les voisins.
Depuis la loi européenne de 2002 sur le bruit, l’élaboration de cartes de bruit est imposée aux gestionnaires d’infrastructures de transport (aérien, routier, ferroviaire) et à certaines agglomérations de plus de 100 000 habitants.
En France, 30 agglomérations ont réalisé ces cartes pour identifier les zones où les populations sont les plus exposées au bruit. Durant la journée, 13 millions de personnes (soit 70 % de la population couverte par ces cartes) sont exposées à des niveaux de bruit routier supérieurs à 55 décibels. De nuit, le bruit routier supérieur à 50 décibels concerne 7,8 millions de personnes (Lire le chapitre sur la pollution du rapport sur l’état de l’environnement 2024, pages 54 et 55).
Un point noir bruit (PNB) est un bâtiment dit « sensible » (habitation, établissement de santé ou d’enseignement) exposé à des niveaux sonores dépassant les valeurs limites réglementaires.
L’ADEME a recensé 246 000 bâtiments PNB en France métropolitaine répartis dans 480 quartiers.
Voir la carte des points noirs de bruit en France métropolitaine :
Points noirs de bruit dans les 480 quartiers prioritaires du NPNRU – ADEME
Le quatrième plan national de santé environnement prévoit des financements pour l’isolation acoustique de ces bâtiments PNB prioritaires.
En 2009, le Grenelle de l’environnement a permis la création du plan bruit porté par l’ADEME, avec trois objectifs :
Plus récemment, le quatrième plan national santé environnement prévoit plusieurs actions pour lutter contre le bruit, comme la rénovation acoustique des logements sociaux autour des routes, des voies ferrées et des aéroports. Des espaces calmes sont créés au sein des communes et des radars sonores permettent de constater automatiquement les véhicules motorisés trop bruyants.
En parallèle, le plan a créé le Label Quiet ayant pour objectif de valoriser et promouvoir les actions ou les projets visant à améliorer ou à préserver l’environnement sonore. Les entreprises, collectivités et organismes peuvent obtenir ce label en créant un espace calme ou un moment apaisé permettant aux individus de disposer de tranquillité sonore.
Crédits : Source : SDES Bilan Environnemental 2024
Les dépenses pour la lutter contre le bruit et les vibrations
Note : L’euro constant corrige l’inflation pour que la valeur de l’euro soit la même en 2006 et en 2022, permettant une comparaison fiable.
Les dépenses consacrées à la lutte contre le bruit et les vibrations en France ont connu une progression notable entre 2000 et 2022.
Faible croissance initiale (2000-2004) : Après un début à 1,3 milliard d’euros en 2000 et une légère fluctuation (descendant jusqu’à 1,3 milliard également en 2002, 2003 et 2004), les dépenses sont restées relativement stables au début de la période.
Hausse significative (2005-2008) : Une croissance marquée a été observée à partir de 2005, culminant à 2,3 milliards d’euros en 2008.
Période de stabilisation (2009-2016) : Les dépenses se sont ensuite stabilisées autour de 1,9 à 2 milliards d’euros pendant près de huit ans.
Forte accélération récente (2017-2022) : À partir de 2017, une nouvelle phase de croissance s’est amorcée, conduisant à une forte augmentation. La période se termine avec un record historique de 3 milliards d’euros constants dépensés en 2022, soit plus du double du niveau du début de la période.
En 2022, 3 milliards d’euros ont été affectés à la lutte contre les nuisances sonores, soit 0,1 % environ du produit national brut de la France. Les principales dépenses concernent surtout la rénovation acoustique des fenêtres dans le bâtiment ainsi que le remplacement des silencieux des véhicules et le traitement des routes et des points noirs.
Questions et réponses sur le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Lien direct vers le site web
Rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) et de la Commission européenne.
Lien direct vers le site web
Établissement public contribuant à assurer la sécurité sanitaire humaine dans les domaines de l’environnement, du travail et de l’alimentation, et également à assurer la protection de la santé et du bien-être des animaux,la protection de la santé des végétaux, l’évaluation des propriétés nutritionnelles et fonctionnelles des aliments.
Lien direct vers le site web
Santé publique France a pour mission de protéger la santé des populations. En tant qu’agence scientifique et d’expertise du champ sanitaire, elle a en charge l’observation épidémiologique et la surveillance de l’état de santé des populations ; la veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ; la promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ; le développement de la prévention et de l’éducation pour la santé ; la préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ; le lancement de l’alerte sanitaire.
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