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« Pour le moment, ce n’est pas l’euphorie. Mais c’est comme ça depuis 2007 ». Toute l’année, Clémentine Gaucher, Agnès Delzanno et Christiane Freychet arpentent la Loire, au gré des trois « antennes » d’Abicom Immobilier (Saint-Etienne, Roanne et bientôt Savigneux), afin de sentir les tendances du marché de l’immobilier ligérien. >> Qu’est-ce qui a changé en dix ans ?
Peut-être bien la clientèle ! Avant, les gens nous tenaient informés. Aujourd’hui, on organise des visites, qui se déroulent bien. Mais il arrive souvent qu’on n’ait aucun retour.
>> Comment l’expliquez-vous ?
Dans la Loire, le système s’est inversé. Avant 2006-2007, il était difficile de trouver un bien. Il y avait peu de vendeurs et beaucoup d’acheteurs, ces derniers se tenaient donc proches de l’agence.
Aujourd’hui, c’est l’inverse : beaucoup de choses sont à vendre à Saint-Etienne, les acheteurs potentiels ont le choix !
>> Il y a eu la « période folle » de 2005 à 2007 ?
On a vécu une véritable euphorie, avec des prix déraisonnables qui n’étaient plus du tout en phase avec le marché local. Les propriétaires d’une maison classique à 150 000 euros en exigeaient 200 000… et trouvaient des acheteurs !
>> Ces biens sont aujourd’hui revenus à leur valeur initiale ?
Oui. Mais ceux qui ont acheté il y a trois ans ont du mal à comprendre ce qui leur est arrivé. Plutôt que de revendre, surtout s’ils ont réalisé des travaux coûteux, certains choisissent de mettre en location. On a aussi, hélas, des propriétaires qui ont revendu à perte : ceux qui étaient obligés de se séparer de leur bien, suite par exemple à une mutation. Ainsi, un duplex à Saint-Etienne a été cédé 20 000 euros de moins seulement deux ans après son acquisition.
Aujourd’hui, la situation se rééquilibre. Les gens sont plus réalistes.
>> Quels sont les quartiers stéphanois les plus demandés ?
Le centre-ville reste le centre-ville, toujours séduisant pour une clientèle qui recherche l’animation ou veut éviter de prendre sa voiture.
Les quartiers en vogue sont Bel-Air, Foch, la Badouillère, les hauteurs du Cours Fauriel. D’autres sont plus en retrait, tels que La Cotonne ou Montreynaud. Encore que : des investisseurs profitent de la baisse des prix pour acheter dans le but de louer.
>> Et au-delà de Saint-Etienne ?
Il y a bien plus de demandes au nord qu’au sud de la ville : Saint-Priest, L’Etrat, La Fouillouse, Sorbiers. Et le Gier est plus prisé que l’Ondaine.
>> Quel est le type de bien en vogue ?
L’appartement terrasse reste très prisé, il existe également une clientèle pour l’atelier rénové style loft. Mais le produit qui a le plus la cote est la villa, à 230 000 ou 240 000 euros, avec quatre chambres, pas trop de terrain et une surface habitable importante offrant une grande pièce à vivre. Et surtout, de plain-pied : les gens ne veulent plus d’escaliers, mais un accès direct à l’extérieur.
Un « copié-collé » des grandes tendances nationales
Concernant l’évolution du marché immobilier depuis dix ans, Guy Giraud, président de la FNAIM Loire sud, explique que « les grandes tendances à Saint-Etienne sont les mêmes que sur le plan national : les deux courbes, toutes proportions gardées, sont identiques. On avait un temps espéré le contraire, c’est-à-dire pouvoir profiter de la hausse spectaculaire des prix en France pour rattraper le retard au niveau de prix plutôt bas dans la Loire. Mais il n’y a pas eu d’effet de rattrapage ».
La « période folle » de 2005 à 2007 est terminée
Ces années-là ont vu, dans la Loire comme partout en France, des hausses annuelles de tarifs de l’ordre de 15 %. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, en dehors de quelques micro-marchés comme Paris intra-muros, où les prix ont encore connu une hausse de 14,5 % en 2010, l’euphorie est retombée. « L’an dernier, les prix de l’immobilier dans la Loire ont augmenté de 4 % ».
Des disparités selon les secteurs géographiques ligériens
Au plan national, le marché fait état de deux intentions d’achat pour une vente. « Dans la Loire, commente Guy Giraud, il faut bien distinguer selon les secteurs géographiques. Le marché purement stéphanois se caractérise par une offre sensiblement supérieure à la demande, ce qui entraîne pour conséquence des prix très bas. C’est moins vrai dans la première et deuxième couronnes où les prix se tiennent mieux, ainsi que dans la plaine du Forez ».
Quelles prévisions pour 2011 ?
Le « conseil du pro » de Guy Giraud ? « Aujourd’hui, on a des taux qui ont remonté. Il ne faut pas négliger le fait que les événements internationaux risquent de nous amener d’autres hausses. Je crois qu’il faut profiter de taux encore bas, même s’ils ont augmenté d’environ 0,5 point, et espérer que les vendeurs comprennent qu’il faut rester raisonnable sur les prix.
Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que, si on fait une bonne affaire en achetant pas cher sur Saint-Etienne, il faut bien comprendre qu’on ne revendra pas cher non plus ! ».
Un « copié-collé » des grandes tendances nationales
Concernant l’évolution du marché immobilier depuis dix ans, Guy Giraud, président de la FNAIM Loire sud, explique que « les grandes tendances à Saint-Etienne sont les mêmes que sur le plan national?: les deux courbes, toutes proportions gardées, sont identiques. On avait un temps espéré le contraire, c’est-à-dire pouvoir profiter de la hausse spectaculaire des prix en France pour rattraper le retard au niveau de prix plutôt bas dans la Loire. Mais il n’y a pas eu d’effet de rattrapage ».
La « période folle » de 2005 à 2007 est terminée
Ces années-là ont vu, dans la Loire comme partout en France, des hausses annuelles de tarifs de l’ordre de 15 %. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, en dehors de quelques micro-marchés comme Paris intra-muros, où les prix ont encore connu une hausse de 14,5 % en 2010, l’euphorie est retombée. « L’an dernier, les prix de l’immobilier dans la Loire ont augmenté de 4 % ».
Des disparités selon les secteurs géographiques ligériens
Au plan national, le marché fait état de deux intentions d’achat pour une vente. « Dans la Loire, commente Guy Giraud, il faut bien distinguer selon les secteurs géographiques. Le marché purement stéphanois se caractérise par une offre sensiblement supérieure à la demande, ce qui entraîne pour conséquence des prix très bas. C’est moins vrai dans la première et deuxième couronnes où les prix se tiennent mieux, ainsi que dans la plaine du Forez ».
Quelles prévisions pour 2011?
Le « conseil du pro » de Guy Giraud?? « Aujourd’hui, on a des taux qui ont remonté. Il ne faut pas négliger le fait que les événements internationaux risquent de nous amener d’autres hausses. Je crois qu’il faut profiter de taux encore bas, même s’ils ont augmenté d’environ 0,5 point, et espérer que les vendeurs comprennent qu’il faut rester raisonnable sur les prix.
Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que, si on fait une bonne affaire en achetant pas cher sur Saint-Etienne, il faut bien comprendre qu’on ne revendra pas cher non plus?! ».