Plus que jamais sous tension, le marché immobilier, à Lyon, est parmi les plus dynamiques de l’hexagone : 1 logement à vendre pour 3 acheteurs. Pour autant, on observe actuellement un léger tassement du prix de l’immobilier ainsi que des ventes.
Que ce soit à Lyon comme ailleurs, l’appétence des Français pour la pierre n’est plus à prouver… Mais compte tenu de la dichotomie qui existe entre le niveau de prix atteint par l’immobilier ancien dans les grandes villes et les revenus des Français, force est de constater qu’en dépit des conditions de crédit avantageuses, le nombre des candidats à l’achat est à la baisse. Lyon ne déroge pas à la règle. « Depuis le mois d’octobre » précise David Boulanger, mandataire immobilier indépendant pour le réseau IAD, « on constate une baisse de l’activité immobilière dans le centre de Lyon ». Dans la capitale des Gaules, le marché immobilier reste toutefois sous tension et si un bien recherché est proposé à son juste prix, il trouvera preneur rapidement. Mais les transactions ont tendance à se tasser. La hausse annuelle (+ 6,4 %) qu’enregistre le prix immobilier à Lyon à fin janvier 2019 ne saurait ainsi masquer le fait que le marché immobilier lyonnais tend actuellement à s’assagir. « Le ralentissement se confirme » constate Michel Mouillart, porte-parole du baromètre LPI-SeLoger.
Prix immobilier arrondissement lyon janvier
À Lyon, bien que le marché soit tendu, tout ne se vend pas à n’importe quel prix. La plupart des acheteurs potentiels savent raison garder. « Pour un T2 de 44 m² situé dans le quartier de la place Jean Jaurès, j’ai récemment eu une offre à 130 000 €. Ce montant est cohérent avec le prix du marché lyonnais. Mais à 200 000 €, ce bien aurait probablement été boudé par les acheteurs » précise David Boulanger. Enfin, il semblerait qu’à Lyon comme ailleurs, certains acheteurs potentiels attendent que le durcissement de la loi sur la location de courte durée provoque la mise sur le marché d’un grand nombre de biens. Et pour cause, on pourrait dès lors s’attendre à un infléchissement des prix de vente…    
À Lyon, certains biens sont plus recherchés que d’autres… Si les logements des années 70 (et leurs charges XXL) sont loin de susciter l’engouement, il n’en va pas de même des 4 pièces. « La demande est très forte pour les T4 (4 pièces dont 3 chambres, Ndlr) » indique David Boulanger. Cette typologie de logement se fait rare ces temps-ci mais intéresse énormément les familles et s’il est situé dans le IIe arrondissement ou du côté de La Croix-Rousse, les acheteurs devront se montrer – encore plus – réactifs. La demande y étant supérieure à l’offre, ce sont les vendeurs qui dictent leurs conditions. Preuve en est que dans le centre de Bordeaux comme dans le centre de Paris, un bien qui aura fait l’objet d’une juste estimation pourra trouver preneur en moins d’une journée. En revanche, pour ce qui concerne les studios et les T2, au global, il y a davantage de vendeurs que d’acheteurs. Le vendeur devra donc s’aligner rapidement sur le prix du marché s’il veut pouvoir vendre dans des délais raisonnables.  
Les quartiers les plus chers restent le IIe (place Bellecour, rue de la République) et le VIe (cours Franklin Roosevelt, avenue de Saxe). Pour acheter dans ces secteurs aux immeubles cossus, mieux vaut disposer d’un pouvoir d’achat immobilier élevé car les prix pratiqués le sont aussi. Sur la Presqu’Île, comptez 6 247 €/m² et 5 751 € vers le parc de la Tête d’Or. Mais les autres arrondissements lyonnais ne sont pas en reste. Si l’on fait la moyenne des prix que le baromètre LPI-SeLoger a relevés dans 3 arrondissements de Lyon, on constate que le m² dans l’ancien y dépasse 5 000 €. Du côté du IVe lyonnais (Croix-Rousse, Guillotière, Macé), un arrondissement très apprécié pour son esprit village, les prix des logements enregistrent une forte poussée (+ 14,2 % sur l’année / 4 863 € du m²). Enfin, au terme d’une progression de près de 10 % sur l’année, la moyenne tarifaire pour un appartement ancien dans le quartier de La Duchère se limite à 3 468 €/m², faisant du IXe lyonnais l’arrondissement le moins cher de la ville.
Indicateur immobilier lyon janvier
Faute de trouver une maison à acheter dans Lyon même ou de disposer de la capacité financière pour le faire, de plus en plus de familles lyonnaises élargissent leur recherche immobilière aux communes voisines. Oullins et Bron offrent ainsi de belles opportunités. « Avec le prolongement de la ligne B, une commune comme Saint-Genis-Laval peut aussi être un bon choix » ajoute David Boulanger. Même constat pour Saint-Priest et Meyzieu que la ligne 2 et la 3 relient déjà à Lyon. Quant à Villeurbanne que l’on surnomme parfois le Xe arrondissement lyonnais tant la ville est proche de Lyon, les prix relevés dans la partie limitrophe de Lyon (Villeurbanne-République, proximité de la Tête d’Or) tendent à s’aligner sur ceux de sa voisine. « Pour des biens offrant de belles prestations, le prix au m² à Villeurbanne peut tourner autour de 3 500/4 000 € ». 
(*) En région Auvergne-Rhône-Alpes, dans l’ancien, la surface habitable moyenne est de 71,3 m² (Source : LPI-SeLoger).
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