La friche de l’Ayrolle à Millau vit ses derniers jours en l’état. Ce jeudi 11 septembre 2025, au cœur de l’ancienne maison de retraite du même nom, élus, techniciens municipaux, entreprise de démolition et promoteur ont présenté le calendrier du chantier dont le début est imminent.
La démolition des anciens bâtiments de l’ancienne maison de retraite par l’entreprise DSD démarre dans quelques jours, la première étape d’un projet qui transformera le quartier, avant la construction d’un nouveau cinéma en façade du boulevard dans un deuxième temps.
Le chantier commencera par le désamiantage, du 15 septembre à fin janvier, sur l’ensemble des bâtiments. « Il n’y en a pas beaucoup, mais régulièrement partout », a précisé Yvan Dutheil, chargé des projets Action Cœur de Ville, en désignant les « A » rouge sur les vitres du bâtiment qui signalent la présence d’amiante.
L’entreprise DSD, spécialisée dans la démolition en milieu urbain, a été retenue pour piloter l’opération. Son directeur d’exploitation, Mickaël Jouet, et le conducteur de travaux Patrice Arlot étaient présents pour en détailler le déroulement. Après le désamiantage, place à la déconstruction sélective, pour retirer tous les éléments du bâtiment et favoriser leur recyclage. Suivra la démolition progressive des structures, programmée de début janvier à fin mars. À l’issue de cette étape, il ne restera plus que la coque béton des bâtiments qui sera peu à peu démolie. La phase d’évacuation des gravats se déroulera de février à mi-mai.
« Les plus grosses nuisances concerneront l’évacuation des déchets. Dans un premier temps, ce sera un ou deux camions par jour par la traverse Saint-Jean, puis en fin de chantier, pour le béton, environ cinquante passages quotidiens par le boulevard de l’Ayrolle », a détaillé le conducteur de travaux. Les gravats seront transportés vers l’entreprise Sévigné, à Aguessac.
Qui dit travaux, dit nuisances et inquiétudes. Les élus et techniciens ont tenu à rappeler le dispositif d’accompagnement des riverains. « On fait un état des lieux de toutes les propriétés pour identifier d’éventuelles conséquences liées aux démolitions. C’est ce qu’on appelle le référé préventif : les personnes sont convoquées par le tribunal, mais ce n’est pas une convocation judiciaire. C’est une procédure pour leur bien », a expliqué Laurent Carrière, directeur général des services techniques. Emmanuelle Gazel, maire de Millau, a ajouté : « Tout a été pensé pour limiter l’impact sur la vie du quartier et rassurer les riverains. »
Les équipes techniques et les élus retournaient d’ailleurs à leur rencontre dès aujourd’hui, pour les informer du début du chantier et répondre à leurs questions et inquiétudes. Ils seront accompagnés durant toute la durée du chantier.
Une fois le site libéré, Cogedim prendra le relais. « Nous allons construire environ 92 logements du T2 au T4, dont la moitié en accession et l’autre moitié en location », a annoncé Pierre Cabrol, directeur régional Occitanie de Cogedim aux côtés de Bernard Masset, chargé de la commercialisation et Aude Giuliani, responsable de développement.
Ensemble, ils ont précisé que le programme prévoit trois bâtiments de 30 logements, construits les uns après les autres, avec ascenseurs, parkings et terrasses. « C’est un projet aéré, avec des percées visuelles, une forte désimperméabilisation des sols, beaucoup d’espaces verts et une architecture cohérente avec la ville et le quartier », a expliqué le directeur.
La commercialisation sera lancée dès le 3 octobre, avec une journée portes ouvertes à l’Orangerie du château de Sambucy. Un bureau de vente ouvrira le lendemain au 19 boulevard de l’Ayrolle. « On est autour de 3 000 €/m². Nous sommes surpris par la dynamique autour du projet. Un tiers des contacts, quasiment tous Millavois, portent sur des résidences secondaires, plus de la moitié sur des résidences principales, et le reste sur de l’investissement locatif », a détaillé Pierre Cabrol, se disant « très content » par l’accueil réservé à ce premier projet local. Toutes les infos ICI.
Plus largement, cette partie de la ville n’en est pas à sa première transformation. Ces dernières années, la démolition de l’ancienne maison de retraite voisine, puis plus en amont, sur l’avenue de Verdun, celle d’une partie du quartier de Beauregard, semblent avoir déjà préparé le terrain à une requalification urbaine plus large.
Cette fois, la friche de l’Ayrolle cédera la place à un quartier mixte, mêlants logements, espace vert et à terme, accueillera un équipement culturel majeur puisque le nouveau cinéma de Millau prendra place sur la face avant côté boulevard de l’Ayrolle.
Le coût de la démolition s’élève à 920 000 €, financés à 36 % par la Ville. La maire de Millau avait indiqué en début d’année avoir « choisi de porter la démolition et trouvé une solution rapide pour redonner vie à cette friche en plein centre ». la maire complète : « ce projet allie logements, mixité sociale et culture et il répond aux attentes des habitants tout en apportant une nouvelle dynamique au quartier ».
La deuxième phase de travaux concerne le bâtiment donnant sur le boulevard et sa cour intérieure, où doit s’installer le futur cinéma de Millau en gardant la façade déjà bâtie. Sa livraison est prévue entre fin 2027 ou début 2028. En attendant, défense, d’entrer !
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