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Article rédigé par Cyril Brioulet
Journaliste
La Dépêche du Midi
Louis, l’adolescent de 17 ans lynché par cinq jeunes hommes à Narbonne il y a dix jours, était placé en foyer. Le jeune garçon avait été harcelé à plusieurs reprises. On en sait davantage sur lui.
La vie de Louis s’est arrêtée à 17 ans sur le chantier d’une résidence en construction à Narbonne. Battu à coups de pied et de coude, frappé à la tête et laissé pour mort la nuit par les cinq jeunes hommes qui lui avaient donné rendez-vous. L’adolescent a été piégé et, malgré les efforts des médecins, il est mort le mardi 23 juin à l’hôpital.
« La famille est anéantie », confie sa tante, Charlotte, 29 ans. Elle décrit un adolescent « sensible, extraordinaire et bienveillant avec tout le monde ». Installée à Quillan (Aude), elle recevait souvent son neveu : « Il allait au city stade à côté de la maison pour jouer au foot avec des copains, il connaissait tout le monde près de chez moi, il était très sociable », raconte-t-elle au Figaro.
Louis aimait courir derrière un ballon, aller à la pêche avec son père, mais aussi chanter et jouer de la guitare. « C’était la seule chose qui lui permettait de canaliser son agitation car autrement, il se lassait très vite », poursuit la tante. Louis était en effet TDAH depuis l’enfance. Il souffrait d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.

À lire aussi : RÉCIT. Lynchage à mort de Louis à Narbonne : une précédente plainte, guet-apens… pour l’adolescent de 17 ans, une nuit d’horreur après des semaines de calvaire
Il y a quelques mois, Louis avait été placé en foyer par son père. Charlotte se souvient très bien du jour du départ. « J’ai vu qu’il avait les larmes aux yeux ». Elle affirme que l’adolescent avait compris la démarche de son père. « Mon frère m’a dit : je n’en peux plus, je n’arrive plus à le gérer avec les deux petits« . Il avait fait le constat qu’il n’arrivait plus à canaliser son fils. Louis était le fruit d’une première union, le père a deux enfants de 6 et 8 ans d’une deuxième union.
Le placement devait être temporaire et avait été décidé par les parents. Une autre tante de Louis, Marie-Julie, sœur de la mère de l’adolescent, explique au Parisien : « C’est un choix de ses parents pour qu’il soit accompagné, entouré d’éducateurs. Il lui fallait continuer dans un établissement spécialisé au moment de préparer sa vie adulte. Et les parents n’ont pas trouvé pour qu’il soit accueilli dans un centre adapté ».
Depuis son enfance, Louis était scolarisé à l’ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique) en raison de son handicap, mais il refusait d’y revenir depuis ses 16 ans. « Il a arrêté d’y aller car il en avait marre. Il était harcelé là-bas », explique Charlotte, la tante. Mais il refusait d’en parler. « Il était très secret sur ces sujets-là, il n’en parlait pas du tout, on sentait qu’il était renfermé ». Elle ne savait donc rien de son quotidien au foyer.
Bien sûr, Louis faisait quelques bêtises, admet sa tante, mais « des bêtises d’adolescents », dit-elle sobrement au Figaro. La dernière fois que Louis avait vu son père, c’était il y a trois semaines. L’adolescent pouvait rentrer le week-end et il en avait profité pour aller justement pêcher avec son père. Sans savoir qu’il le verrait pour la dernière fois de sa vie.
Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement, associé à des petites différences dans la structure et le fonctionnement du cerveau des personnes concernées, explique l'Inserm. Il sa caractérise par des niveaux élevés d'inattention et/ou d'agitation et d'impulsivité et engendre ds handicaps cognitifs et relationnels persistants.
Le trouble débute avant l'âge de 12 ans : les enfants interrompent sans cesse leurs activités, ont beaucoup de mal à rester assis sans remuer ou à réfréner une envie. Sa prise en charge peut en atténuer les symptômes et les conséquences avec des traitements médicamenteux.
Le TDAH concerne 5,9 % des moins de 18 ans et 2,8 % des adultes. Il semble plus fréquent chez les garçons que chez les filles.
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@Beniat1915: mais bien sûr, c'est la faute de la gauche!! Tu n'as rien de plus intéressant à dire?
Où est passé mon commentaire? Il respecte la charte, contrairement à d'autres ci-dessous. Je le remets.
Un drame horrible est arrivé, et la seule chose qui intéresse certains commentateurs est une question de vocabulaire. Quel mépris envers la victime!
@ypicekomça 1: la gauche? Mais la ville de Narbonne est dirigée par la droite, le gouvernement est de droite!
@Flolapatrie: mais bien sûr, c'est la faute de la gauche!! C'est une blague? Au cours des 50 dernières années, c'est la droite qui a majoritairement gouverné le pays.
Quant à Badinter, qu'est-ce qu'il vient faire dans cette histoire? Il faut vraiment être naïf pour croire qu'il y a moins moins d' acte de ce genre si la peine de mort est en vigueur. Il suffit de regarder ce qui se passe dans les pays où elle n'a pas été abolie!!
Je remercie Mr Badinter et la gauche pour tous ce qui se passe en France comme cet acte. Plus personne n a peur des conséquences. Moi je vous le dit il y aurait encore la peine de mort, il y aurait moins d acte de ce genre