Le premier jour du procès à Marseille de cette escroquerie aux faux placements a été consacré à des questions de procédures mais les centaines de victimes ont été soulagées de voir enfin les suspects placés devant leurs responsabilités.
La salle des procès hors norme du tribunal correctionnel de Marseille a fait le plein de parties civiles et d’avocats ce lundi 31 mars pour l’ouverture du procès de l’escroquerie immobilière Apollonia. Avec un milliard d’euros de préjudice, 15 prévenus, 762 parties civiles, des particuliers mais aussi une dizaine d’établissements bancaires, représentées par 110 avocats, les audiences, qui vont durer jusqu’au 6 juin, vont dépasser en effet toutes les mesures.
Si la première matinée du procès a été consacrée au rappel des faits et à des questions de procédure, le tribunal présidé par Azanie Julien-Rama devrait rapidement entrer dans le vif du sujet de ce dossier de 110 tomes et 120 000 côtés résultant de 15 ans d’enquête. Et notamment la personnalité des dirigeants de la société aixoise Apollonia qui dans les années 2000 avait vendu 5 200 biens sous le statut « loueur en meublé professionnel », promettant à une clientèle désireuse de se constituer un complément de retraite un autofinancement total. Mais a mis les souscripteurs, essentiellement des professions médicales ou paramédicales qui ont investi deux millions d’euros chacun en moyenne, sur la paille, dans l’incapacité de rembourser des échéances supérieures à leur revenu.
Guide Shopping Le Parisien
Annonces immobilières
Entretien d’extérieurs
Services
Profitez des avantages de l’offre numérique
© Le Parisien

source

Catégorisé: