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La chambre des notaires de l’Aude a présenté, jeudi 17 octobre, les dernières statistiques du marché audois, avec une analyse détaillée des ventes, des volumes et des prix, des maisons anciennes aux terrains à bâtir en passant par les appartements neufs et anciens. Une revue de détail qui, au-delà de la traditionnelle disparité départementale des prix et du tropisme liitoral, est marquée par un net recul des volumes et une baisse, certes moins forte, des prix.
Des maisons anciennes, qui représentent plus de 63 % du total des transactions immobilières audoises sur une année glissante, aux terrains à bâtir, en passant par les appartements anciens et neufs, une baisse généralisée : – 19 %, pour être précis, avec 8 520 biens vendus dans le département sur la période du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024, contre 10 540 entre les 1er juillet 2022 et 30 juin 2023. Voilà le premier enseignement livré jeudi 17 octobre, à la Maison des collectivités, par la chambre des notaires de l’Aude, mobilisée pour livrer comme chaque année aux professionnels du secteur les statistiques immobilières du département.
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Un vaste tour d’horizon autorisé par la base immobilière PERVAL, outil « exhaustif », soulignait Me Benoît Cavaillon, avec l’enregistrement par les notaires de chaque avant-contrat puis de chaque acte définitif de vente. Avec cette tendance, l’Aude confirme les prévisions envisagées en fin d’année 2023 : « Une baisse flagrante des volumes de ventes et une hausse des prix étaient constatées en août, rappelait Me Vincent Ribera. La baisse annoncée des volumes s’est affirmée. Mais la hausse des taux d’intérêt nous faisait aussi penser que les prix allaient aussi baisser. Et cela s’est malheureusement confirmé. » C’est en effet le 2e enseignement majeur de ces statistiques : même si les pourcentages sont certes moins élevés que pour les volumes, tous les biens voient leurs prix au mètre carré médian ou prix de vente médians reculer sur une année glissante. « Une douche froide, relevait le président de la chambre des notaires, Me Benoît Duchan, dans sa conclusion. Nous avons la double peine, avec les volumes et les prix, et une baisse en volume qui affecte tout le secteur, les artisans, les constructeurs, les lotisseurs, les collectivités, agences immobilières et notaires ».

Bien sûr, pour tenter de se rassurer, les notaires n’oubliaient pas de rappeler que l’Aude reste, à l’échelle de l’Occitanie, le département « le moins impacté » par ces reculs des transactions, soulignait Me Daphné Loopuyt, « alors que nous retrouvons des taux d’intérêt au niveau de ce qu’ils étaient il y a 10 ans ». Mais c’est aussi du côté des variations de prix que les notaires audois insistent. À l’heure de se pencher en détail sur les appartements anciens, Me Jean-Christian Barrabès, notaire carcassonnais, rappelait « les très fortes disparités » qui marquent depuis si longtemps l’Aude, et les différences entre l’ouest audois, d’une part, et le littoral et le secteur narbonnais, à l’autre extrême. Disparités de prix, en premier lieu avec, pour ces appartements anciens, un mètre carré médian à 3 260 € sur le littoral, quand il s’affiche à 2 070 € à Narbonne, mais « seulement » à 1 200 € dans le Limouxin et le Carcassonnais ; des variations retrouvées à l’échelle des communes, entre les 3 610 €/m2 médian pour Gruissan et les 1 070 €/m2 pour Castelnaudary. Disparités de tendances, aussi, avec une hausse sur un an des prix de 4,4 % sur le littoral, et de 8,5 % sur la périphérie narbonnaise, quand Narbonne recule de 2,5 %.
Une variabilité d’ailleurs retrouvée pour les autres biens, et notamment le sujet majeur pour l’Aude des maisons anciennes. Après un recul de 10 % des volumes en 2023, la nouvelle année glissante scrutée révèle donc une baisse de 17 % des ventes, et de 3,2 % des prix. Mais là encore, l’Aude regorge de particularismes territoriaux : avec des prix médians oscillant de 82 100 € en Haute Vallée à 218 800 € à Narbonne ; ou une hausse des prix de 3,6 % sur Castelnaudary et le bassin chaurien, quand s’affichent des reculs de 7,8 % ou même de 8,8 % des tarifs médians de ces maisons anciennes, en Lauragais et en Minervois. L’examen poussé à l’échelle des communes ne fait que renforcer ces grands écarts, entre les 228 500 € du prix médian à Salles-d’Aude, en recul de 2,2 %, et les 103 000 € relevés à Quillan, pour un tarif cependant en hausse de 6,4 %.
Ce n’est évidemment pas une nouveauté, ni une surprise, dans un département où, selon l’Insee, les plus de 60 ans représentent 35 % de la population. Le marché immobilier est donc forcément témoin de ces caractéristiques démographiques : avec les 50-59 ans (22 % des acquéreurs en hausse de 2 points), les sexagénaires et plus représentent 34 % des acheteurs (+ 1 point). Les retraités, avec leur part de 25 %, trônent en tête des acquéreurs à l’aune des catégories socioprofessionnelles, devant les professions intermédiaires (24 %), ou encore les cadres (14 %). À l’œuvre au micro pour détailler les données, Me Cécile Sainte-Cluque rappelait donc que « seuls les retraités et les cadres ont conservé une dynamique dans l’acquisition de biens ».
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Mais n’oubliait pas de souligner les 10 % des acquéreurs que représentent les 29 ans et moins : « Ces jeunes peuvent représenter une cible intéressante. » Une clientèle à suivre, mais avec, là encore, des spécificités géographiques : car si les 60 ans et plus représentent 43,9 % des acquéreurs en Haute Vallée, 43 % sur le littoral ou encore 35,6 % sur Narbonne, c’est du côté du Lézignanais (14,7 % des acquéreurs), de Carcassonne (14,7 %), de la Malepère et la montagne Noire (13,4 %) que les moins de 30 ans jettent leur dévolu. De jeunes primo-accédants qui ne représentent que 3,8 % des acquéreurs du littoral. Une répartition expliquée sans peine : « Les prix sont plus attractifs pour eux sur l’Ouest », concluait Me Sainte-Cluque.
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po po po , j'ai jamais vu un notaire mourir de faim .
Un peu de diète , point barre
les prix des maisons à Gruissan sont effarant …….Gruissan c'est sympa mais quand même ce n'est Nice ou Cannes.
Acheter lorsque la mer monte et que le manque d'eau guette ?