Par Micheal Moulis le 12 janvier 2026 à 16:45
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lectures – Temps de lecture : 3 min
En 2026, l’immobilier montre des signes de reprise avec plus de transactions, des prix qui se stabilisent et des taux de crédit moins élevés. Mais acheter maintenant n’est pas automatiquement la meilleure option : tout dépend de votre marge de négociation, de votre projet et du risque de voir les règles fiscales bouger.
Sommaire
Après un net ralentissement entre 2023 et 2024, le marché immobilier français a repris de l’élan en 2025. Près de 900 000 transactions ont été enregistrées, signe d’un retour progressif de la confiance des acheteurs et des vendeurs.
Cette reprise reste toutefois mesurée. On ne parle pas d’un boom, mais d’un niveau d’activité plus sain, proche des standards d’avant-crise. Les professionnels évoquent un marché qui fonctionne à nouveau, sans excès.
Pour les acheteurs, cela signifie davantage de choix qu’en 2024, avec des biens qui circulent plus vite, mais sans pression excessive sur les délais ou les prix.
Après une baisse cumulée estimée autour de 7 % sur deux ans, les prix se sont globalement stabilisés. Dans certaines zones, de légères hausses apparaissent, mais elles restent contenues et très localisées.
Cette phase de plateau redonne du pouvoir aux acheteurs, surtout sur les biens affichés depuis plusieurs mois. Les marges de négociation existent encore, notamment sur les logements énergivores ou mal positionnés.
En pratique, 2026 marque probablement la fin du point bas, mais aussi une période propice pour acheter sans subir une inflation rapide des prix.
Le crédit immobilier est l’un des principaux leviers du redémarrage observé. En 2026, les taux moyens se situent autour de 3 % sur vingt ans pour les dossiers solides, contre plus de 4 % au plus fort de la crise.
Cette baisse améliore mécaniquement la capacité d’emprunt, sans pour autant retrouver les conditions exceptionnelles des années 2020-2021. Les banques restent prudentes et appliquent des critères stricts.
Apport personnel, stabilité professionnelle et reste à vivre élevé sont désormais incontournables pour obtenir un financement dans de bonnes conditions.
Les ménages en CDI, les cadres et les foyers disposant d’un apport supérieur à 10 % du prix du bien restent les profils les plus recherchés. Les primo-accédants peuvent tirer leur épingle du jeu s’ils ciblent des biens réalistes.
À l’inverse, les dossiers fragiles ou trop endettés continuent d’être écartés. Le marché du crédit s’est assaini, mais il ne s’est pas assoupli pour tous.
En 2026, acheter est donc plus accessible qu’en 2024, mais uniquement pour les projets bien préparés et financièrement solides.
Pour un achat de résidence principale, 2026 peut représenter une fenêtre intéressante. Les prix ne flambent plus, les vendeurs sont plus ouverts à la discussion et le crédit est redevenu accessible pour de nombreux ménages.
Cependant, l’achat ne doit pas être dicté par la peur de rater une opportunité. Un projet stable, une visibilité professionnelle et un horizon de détention long restent des prérequis essentiels.
Dans ce contexte, acheter en 2026 a du sens si le bien correspond réellement à vos besoins et à votre capacité financière.
Pour les investisseurs, la prudence s’impose. Les incertitudes autour de la fiscalité locale, de la taxe foncière et des règles liées à la performance énergétique pèsent sur la rentabilité.
Les biens bien classés au DPE, situés dans des zones tendues, conservent néanmoins leur attractivité. À l’inverse, les logements énergivores peuvent rapidement devenir des passifs coûteux.
En 2026, investir reste possible, mais uniquement avec une stratégie claire, des chiffres maîtrisés et une vision à long terme.
Micheal Moulis
Baptiste BIALEK
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