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Entre loyers en hausse, pénurie de logements familiaux et investisseurs plus prudents, la tension ne semble pas près de faiblir sur le marché locatif dacquois
Dans la cité thermale, les offres de biens disponibles à la location peinent à répondre à une demande toujours plus soutenue, venant notamment de familles et d’étudiants. « Des appartements avec trois chambres, ça devient de plus en…
Dans la cité thermale, les offres de biens disponibles à la location peinent à répondre à une demande toujours plus soutenue, venant notamment de familles et d’étudiants. « Des appartements avec trois chambres, ça devient de plus en plus rare », constate Claire Grillon, directrice de l’agence Foch immobilier, installée place de la Fontaine-Chaude.
Selon la professionnelle, l’offre locative dacquoise souffre avant tout d’un déséquilibre entre les logements proposés et les besoins des habitants. Les petites surfaces, très recherchées par la population étudiante, dominent le marché tandis que les logements adaptés aux familles se raréfient : « On a beaucoup d’appartements type T2 et beaucoup de meublés », explique-t-elle.
Le phénomène touche aussi les maisons individuelles. « Les gens n’en partent pas », observe Claire Grillon. Face à la hausse des loyers et à la difficulté de retrouver un logement équivalent, de nombreux locataires préfèrent en effet conserver leur location actuelle.
Dans ce contexte, les loyers poursuivent leur hausse. « Pour un T2 de 45 à 50 mètres carrés, les loyers se situent aux alentours de 600 euros aujourd’hui », indique Claire Grillon. Elle observe une augmentation relativement récente, amorcée « depuis le milieu de l’année dernière ». Certains biens affichent même des prix jugés très élevés pour le secteur. « J’ai vu passer 23 mètres carrés à 600 euros », relève-t-elle, évoquant « presque des prix bordelais ».
La professionnelle assure tenter de tempérer les ambitions de certains propriétaires, consciente qu’entre le loyer, les charges, l’électricité ou encore les dépenses du quotidien, les capacités financières des locataires restent limitées dans un contexte d’inflation.
Du côté de l’investissement locatif, le marché semble lui aussi marquer le pas. « On a des personnes qui nous appellent parce que leur propriétaire va vendre », explique Claire Grillon. La hausse des charges et le durcissement des conditions d’emprunt freinent désormais certains bailleurs.
Malgré ce contexte tendu, selon la professionnelle, le ralentissement actuel reste avant tout lié à « un contexte économique et politique » qui pousse ménages et investisseurs à la prudence.
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