Au prix du bien s’ajoutent les frais d’acquisition (droits et taxes, débours, rémunération du notaire), les honoraires d’agence s’ils ne sont pas déjà inclus, les frais liés au crédit, puis les travaux et l’installation. Leur montant dépend du bien et de votre situation : le notaire peut estimer les frais d’acquisition avant la signature.
Les frais d’acquisition
Ce que l’on appelle couramment « frais de notaire » regroupe trois ensembles, selon Notaires de France : les droits et taxes reversés à l’État et aux collectivités, les débours avancés par le notaire pour obtenir des documents, et les émoluments qui rémunèrent le notaire. Une contribution de sécurité immobilière de 0,10 % du prix s’y ajoute [1].
Dans l’ancien, les droits et taxes forment l’essentiel du montant. Notaires de France indique un taux global de 6,31 % dans la plupart des départements, après la hausse de la part départementale votée en 2025 [1]. Cette hausse ne s’applique pas aux primo-accédants qui achètent leur résidence principale, selon les conditions décrites par Service-Public.fr [4]. Pour un logement neuf de moins de cinq ans, les droits de mutation sont au taux réduit de 0,71 %, la TVA étant en principe comprise dans le prix [3].
Pourquoi pas un pourcentage unique
Notaires de France le rappelle : ces frais ne peuvent pas s’évaluer par un simple pourcentage [1]. Le département, le caractère neuf ou ancien du bien, votre situation de primo-accédant et le montant des débours changent le total. C’est pourquoi l’outil de budget vous demande un montant plutôt que d’appliquer un taux : un champ laissé vide reste signalé « à renseigner ».
Les honoraires d’agence
Vérifiez dans l’annonce et dans le mandat si les honoraires sont à la charge de l’acheteur et s’ils sont déjà compris dans le prix affiché. S’ils sont inclus, ils ne s’ajoutent pas une seconde fois à votre budget. S’ils sont payés en plus, ils deviennent une ligne à part entière.
Les frais du crédit
Un prêt entraîne des frais au départ (dossier, garantie, éventuel courtage) et des coûts dans la durée (intérêts, assurance emprunteur). Le TAEG de l’offre de prêt les regroupe en un pourcentage annuel ; il ne peut pas dépasser le taux de l’usure. L’outil de mensualité calcule les intérêts et l’assurance, pas le TAEG. Les frais payés au départ font partie du budget d’achat ; les intérêts et l’assurance relèvent du coût du crédit.
Travaux, mobilier, installation
Chiffrez les travaux à partir de devis, même provisoires, plutôt qu’avec un forfait au mètre carré. Ajoutez l’équipement, le déménagement et les éventuelles dépenses d’ouverture des compteurs. En copropriété, demandez aussi les travaux déjà votés : selon leur date d’exigibilité, ils peuvent vous revenir. Voir le guide copropriété.
La réserve de sécurité
Garder une épargne disponible après l’achat permet d’absorber une dépense imprévue. Elle augmente la somme à réunir, mais ce n’est pas une dépense : elle reste à vous. L’outil la présente donc à part du coût de l’opération.
Exemple hypothétique
Montants fictifs, pour montrer la structure du calcul. Ils ne décrivent aucun marché ni aucun barème.
| Prix du bien | 200 000 € |
|---|---|
| Frais d’acquisition (notaire, taxes) | 15 000 € |
| Travaux | 20 000 € |
| Mobilier et équipement | 0 € |
| Frais de financement initiaux | 2 000 € |
| Autres frais immédiats | 1 500 € |
| Coût de l’opération | 238 500 € |
| Apport | 40 000 € |
| Besoin de financement | 198 500 € |
| Réserve de sécurité conservée | 8 000 € |
Remplacez chaque ligne par vos devis et l’estimation du notaire.
Outil gratuit, sans compte ; calcul effectué dans votre navigateur.
Questions à poser avant de signer
- Au notaire : quelle estimation des frais d’acquisition pour ce bien et ce prix ? Suis-je concerné par la hausse des droits départementaux ?
- À l’agence : les honoraires sont-ils compris dans le prix affiché, et qui les paie ?
- À la banque ou au courtier : quels frais de dossier, de garantie et d’assurance, et quel TAEG ?
- Au vendeur ou au syndic : des travaux sont-ils votés ou envisagés ?